‹ Contribution à l'étude des Apocynacées toxiquesChapitre 4 sur 33 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Résumé de nos connaissances sur les Apocynacées toxiques.

Lorsqu'on étudie au point de vue pharmacologique comme

au point de vue pharmacodynamique.: les plantes de la famille des Apocynacées, on ne peut manquer de constater que de nombreuses espèces contiennent des poisons énergiques, parmi lesquels prédominent des glucosides agissant électivement sur le système cardio vasculaire. : Un certain nombre d’Apocynacées contiennent des alcaluiïdes possédant des actions assez variées. Dans le sud du Brésil et la République Argentine, on rencontre le Québracho blane, fourni par l'Aspidosperma Quebrachoblanco Schlecht. cet l'Asp. Peroba Allem., qui renferment de l'aspidospermine, de la québrachine, de l'aspidosamine, etc. Les deux premiers de ces alcaloïdes sont des paralysants nerveux du cœur ; le dernier, un émétisant énergique. Du Brésil vient également l'écorce de Pao- Pereira, rapportée au Geissospermum Veliozii Allem., qui renferme, selon Hesse (1), deux alcaloïdes, la geissospermine et la péréïrine, convulsivants analogues à la brucine.

(1) ©. Hesse. — Zur Kenntniss der Pereiro-Rinde. Ber. d. d. chem. Ges., Berlin, 1877, 10, p. 2162-2164. — Ann. d. Chem., Leipzig, 1880, 202, p. 141 à 149,

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Dans l'Indo-Malaisie croissent les représentants des genres /lolarrhena, Wrightia, Voacanga, Ophioxylon, Rauswolfia, Melodinus, tous plus ou moins toxiques et employés soit dans la médecine indigène soit pour empoisonner les pointes de flèches. L'écorce de Dita fournie par l'Alstonia scholaris R. Brown renferme trois alcaloïdes : ditamine, échiténine et échitamine. Ce dernier corps surtout paralyse la moelle épinière et les terminaisons du pneumogastrique (4).

L'écorce de Poélé, de l’Alstonia spectabilis R. Br., renferme aussi de la ditamine, tandis que l'Alstonia constricta K,v. Muell. contient quatre alcaloïdes différents.

Diverses Pervenches de l'Ile Maurice et de Cochinchine, les Vinca rosea L., Vinca pusilla Murr., paraissent devoir leur action paralysante du cœur à la présence d'un alcaloïde.

Au début de ce siècle, les auteurs français ont étudié l’ibogaïine et l'ibogine, alcaloïdes enivrants et excitantis retirés du Tabernanthe Iboga H. Bn, plante originaire du Gabon (2). En 1910, M° le Prof. Em. PEerroT et M. M. Lerrince fils (3) ont extrait un principe toxique de l'A denium Hongkel DC., ou Kidi-Sarané, arbuste trapu du Haut- Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée. Ce corps, auquel ils ont donné le nom d’adériine n’est ni un glucoside ni un alcaloïde ; il agit cependant énergiquement sur le cœur et sur les vaisseaux périphériques.

En Amérique tropicale et aux Antilles, on emploie comme purgatif et dépuratif l'écorce d'un certain nombre de Plumiériées, en particulier du Frangipanier, Plumiera albaT,. Cette écorce contient en effet un latex doué de

(1) L. LEWIN. — Traité de Toxicologie, trad. G. Poucuer. Paris, 1903, p.719: “ ;

(2) J. Dysowskti et Ed, LANprIN. — Sur l’Iboga et sur l’aicaloïde nouveau qu'il renferme. C. R. Ac. Sc., Paris, 1901, 133, p. 748-750.

A: HALLER el Ed. HECREL. — Sur l'ibogine. C. R. Ac. Se., Paris, 1901, 433, p. 850-853. |

LaAuBERT el TEGKEL. — Sur la rac'ne d'Ibogà et l'ibogine. C. R. 4e, Sc., 1901, 1433,. p. 1236-1938.

(3) Em. Perrot et M. LEPRINCE. — Sur l'Adenium Iongkel, poiscn

d'épreuve du Soudan français. C. R, Ac. Sc,, 1909, 149, p. 1393-1395.

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propriétés drastiques et son emploi à dose élevée peut pro: duire des intoxications graves.

Les effets toxiques des poisons glucosidiques contenus dans un grand nombre d'Apocynacées sont connus depuis p'usieurs siècles par les indigènes des diverses parties du monde, surtout dans la zone tropicale où ces espèces sont le plus nombreuses. En proportions variables dans le latex de la plante,ils sont la base d'extraits employés pour enduire les pointes de flèches, ou de liquides préparés par les féticheurs en vue des jugements de Dieu si fréquents autrefois. Enfin les amandes pilées de certaines Apocynacées (Tanghinia venenifera Poir., Thevetia neriifolia Juss., ete.) ont été fréquemment employées dans un but criminel.

La connaissance plus approfondie de l’action physiologique de ces substances toxiques a permis d'utiliser certaines d'entre elles dans un but thérapeutique et « chaque fois qu'ils ont été soumis aux recherches des chimistes et des botanistes, les poisons de flèche et les poisons d'épreuve, ou les plantes vénéneuses qui en constituent la base, ont fourni, pour la plupart, à la pharmacologie et à la thérapeutique des composés bien définis et d'excellents agents, dont l'acquisition est un bienfait pour l'art de guérir » (1).

La notion exacte de l'action physiologique de ces poisons glucosidiques n'est pas acquise depuis bien longtemps. OrriLA regardait le Laurier-rose comme un poison narcoticoâcre, tandis que RABUTEAU rangeait l'Inée du Gabon dans le groupe des poisons musculaires. E. PEriKan, de Saint- Pétersbourg, avait reconnu dès 1865 l'action élective sur le cœur de trois Apocynacées : le Tanghin de Madagascar, l'Inée (2) etle Laurier-rose, mais il semble que Ie premier auteur qui ait eu unc vue d'ensemble sur l'action cardiovasculaire des glucosides des Apocynacées est le professeur Arnau», du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, qui

(1) E. Pernor ct E. Vocr.— Poisons de flèches etpoisons d'épreuve. Paris 1915-2pru: | (2) E. Périxan et W. DyBkonski. — Recherches physiologiques sur

quelques poisons du cœur. Soc. Biol., Paris, 1861, (3); 8, Mémoires, p, 97-108,

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compara ces constituants entre eux, d'une part, etavec la digitaline, d'autre part (4).

Les glucosides des Apocynacées peuvent se diviser. en quatre groupes :

1» Glucosides des Strophanthus.— Sur la côte occidentale d'Afrique, les naturels du Cameroun désignent sous le nom d’énaée et les Pahouins du Gabon sous le nom d'inée ou onaye,un poison de flèches retiré du Strophanthus gratus Franchet (/oupellia grata Wall, et Hook.). C'est le premier sur lequel ont porté les recherches scientifiques. PéLixAx (2) avait réussi dès 1865 à retirer de ces graines un principe énergique, blanchâtre, très toxique, qui, introduit sous la peau en petite quantité, provoquait l'arrêt complet du cœur de la grenouille au bout de 3 à # minutes. Quatre ans plus tard, KRASER (3), d'Edimbourg, proposa pour ce corps le nom de «strophantine », mais il Ie considérait comme un alcaloïde,.

En 1872, PoLaiLLoN et CarviLe (4) reprirent les recherches physiologiques de PéÉciKAN avec le même produit et, en 1877, GaLLois et HaRpy (5), en épuisant les graines de Strophanthus gratus par l'alcool aiguisé d'acide chlorhydrique,obtinrent un corps cristallisé auquel ils conservèrent le nom de strophantine. En réalité, il fut reconnu par la suite qu'il s'agissait de « strophantidine » provenant de l'hydro- Iyse du glucoside.

Sur la côte orientale d'Afrique, les habitants préparaient également (sous le nom de kombi où kombhé) un poison sagittaire dont l’action cardiaque à été signalée pour la première fois par LiviNG@sronE en 1860. Bien que les indigènes se

(1) ARNAuD.— Recherches sur la digitaline et sur la tanghinine. C. A. Ac. Sc., Paris, 1889, 109, p. 701-703.

(2) E. PÉLIKAN.— Sur un nouveau poison du cœur provenant de l'Inée. C. R. Ac. Sc., Paris, 1865, 60, p. 1209-1211. ,

(3) T. R. FRaASER. — On {he Kombi Arrow-poison of the Mangania district of Africa. Proceed. of the royal Soc. Edinburg, 1872, 7, D - 99-103.

(4) POLAILLON et CARVILLE. — Etude physiologique sur les effets toxiques de l’Inée, poison des Pahouins. Arch. Physiol. norm. palhol

l À Paris, 1871-52, 4, p. 593.

(5) E. Hanpy et N. GALLOIS. — Sur le principe actif du Strophantus

hispidus ou Inée. C. R. Ac. Sc., Paris, 1877, 84, p. 261-263.

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servent indifféremment pour préparer set extrait de toutes les espèces de Strophanthus qu'ils rencontrent, c'est cependant le Sirophanthus Kombe Oliver qui est de beaucoup le plus employé, sans doute parce qu'il est le plus répandu.

En 1887, CariLcon (1) retira des graines de cette espèce, ainsi que du Strophanthus gratus, des produits cristallisés qu'il appela également strophantines. La même année, il obtint des semences-du Stroph. hispidus D.C. une strophantine amorphe qui fut isolée également plus tard par ARNAUD et par Troms et que l'on tend à appeler maintenant « pseudo-strophantine ».

L'année suivante, le Prof. ARNAUD extrayait du bois de l'Ouabaïo, Acokanthera Ouabaio Cathelineau, Apocynacée de la côte des Somalis, un nouveau glucoside, l'ouabaïne, dont il montra l'identité avec la strophantine du Strophanthus gratus, celle-ci étant l’homologue inférieur de la strophantine du Stroph. Kombe (2).

Par hydrolyse à l’aide des acides dilués, la pseudostrophantine (amorphe) donne un pentose, tandis que les strophantines cristallisées donnent un sucre particulier, le méthyl-strophantobiose. D'après des travaux récents (3), les différentes strophantines donneraicnt au cours de ce dédoublement la même strophantidine, mais en proportions inégales. Nous ne nous étendrons pas davantage sur la question des strophantines et de l’ouabaïne dont l'étude pharmacologique et pharmacodynamique a été mise au point récemment par M. le Prof. TiFFENEAU (4).

(1) CarTiLLON. — Sur le strophantus et la strophantine. 4rch. de Pharm., Paris, 1888, 3, p. 100.

(2) ARNAUD. — Sur la matière crislallisée active des flèches empoi-

sonnées des Gomalis, extraile du bois d'Ouabaïo, (. RÉMACAS CS Paris, 1888, 106, p. 1011-1014.

Sur la composition élémentaire de la strophanline cristallisée, extraite du Strophantus Kombé. C. R Ac. Sc., 1888, 107, p. 179-182.

Sur la matière cristallisée active, extraite des semences du Slrophantus

- glabre du Gabon. G. R. Ac. Sc., 1888, 107, p. 1162-1161.

(3) W. A. Jacors et M. HEIDELBERGER.— Strophanthin. Journ. of biol. Chem.. Baltimore, 1922, 54, p. 253.

(4) M. TirrexEau. — Etude pharmacologique et pharmacodynamique des glucosides stropbantiques, Bull. Sc. pharmacol., Paris, 1922, 29, MODES UE LD

Dans touie l'Afrique orientale, les indigènes empoisonnent également leurs flèches avec des extraits tirés de plusieurs espèces d’Acokanthera : Y Acokanthera Ouabaio, dont nous venons de parler ; l'A. abyssinica K. Schum., qui contient un glucoside, l'abyssinine (1),dont un milligramme suflit à tuer un lapin ; l'A. Deflersii Schwf., l'A, spectabilis Hock.f., et l'A. venenata G. Don, qui doivent leur action paralysante du cœur à des glucosides voisins de l’ouahbaïne, sinon identiques à celle-ci,

® Glucosides des Apocynum. — Connu dans lAmérique du Nord sous les noms de Indian Hemp et de Chanvre du Canada, le rhizome d'Apocynum cannabinum L. possède une action cardiaque et diurétique tout-àfait comparable à celle des graines de Strophanthus ; il est également hypertenseur et vasc-constricteur. L'Apocynum androsæmifolium L. a des effets de même sens, mais moins énergiques. HUSEMANN (2), puis SCHMIEDEBERG (3) retirèrent du premier unc résine toxique, l’'apocynire, et un glucoside, l'apocynéine, dont l’action est comparable à celle de la nériine ct de la digitaline. Ce même glucoside fut retiré plus tard, à l’état de pureté, des écorces d'Apocynum cannabinum, Ap. androsæmifolium, et Ap. venetum L. par Taus et Fickewirrn qui lui donnèrent le nom de cymarine. Ce glucoside est en relations chimiques avec d'autres poisons cardiaques retirés de l’Antiaris toxicaria Leschen., des Digitales et des Stroplianthus. Ses produits de dédoublement sont : un sucre, le cymarose et un produit cristallisé identique à la strophantidine, qui a été nommé eynotoxine par FINNEMORE (4), apocynamarine

4) L. BRIEGER. — Ueber Pfeilgille aus Deutsch-Orstafrika. Berl. klinische Wochenschr., Berlin, 1902, p. 277.

(2) Th. HuSsEMANN et Ad. KÔNIG. — Ueber cinige Herzgifle. Arch. f. exper. Pathol. und Pharmak., Leipzig, 1876, 5, p. 228-259, .

(3) O. SCHMIEDERERG. — Ueber die wirksamen Bestandtheile der Wurzel von Apocynum cannabinum L. Arch. f. exper. Pathol. und Pharmak.,1883, 16, p. 161.

(4) I. FINNEMORE. — The constituents of Canadian Hemp. Proc. Ghem. Soc., London, 1908, 24, p. 171-172 el 1909, 25, p.77.

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par Moore (1) et enfin cymarigénine par Winpaus et HERMANNS (2). ;

3° Glucosides des Nerium.— Les propriétés toxiques du Laurier-rose, VNerium Oleander L., sont connues depuis l'antiquité. Lors des guerres d'Espagne et de la conquête de l'Algérie, on eut souvent à observer des empoisonnements collectifs occasionnés par des rameaux frais de cet arbuste. PÉLIKAN (3), puis SGIMIEDEBERG (4) en retirèrent trois glucosides, l’oléandrine, la nériine et la nérianthine et PouLoux (5) fit en 1888 les premiers essais thérapeutiques à l’aide d'extraits hydro-alcooliques de feuilles fraîches ; il obtint des effets tonicardiaques et diurétiques comparables à ceux de la Digitale et des Strophanthus, sans jamais observer de phénomènes d’accumulation.

MM. Dusicapoux et Durieu (6) ont extrait du latex des branches de Laurier-rose un corps jaunâtre cristallisé qu'ils ont assimilé à la strophantine. M. A. Leurrer (7) en 1910- 1912 retira de l'écorce et des graines de Verium Oleander un glucoside identique à la nériine de ScHMIEDEBERG el qu'il considère comme étant en réalité une /-strophantine.

Enfin, dernièrement, Walther SrrAUg (8) a dosé l'activité

(1) G. W. Moore. — The Constituents of the Rhizome of Apocynum androsæmifolium. Journ. of Chem. Soc., London, 1909,95, p. 734-751.

(2) A. Winpaus et L. HERMANNS.— Ueber Cymarin. Ber. d. d. chenr. Gesell., Berlin, 1915, 48, p. 979-990 et 991-994.

(3) E. PÉLIKAN.— Nerium Oleander, Action physiologique. Réperl. de Pharm., Paris, 1866, 22, p. 322-325.

(4) O. SCHMIEDEBERG. — Ueber die wirksamen Bestanditheile des Oleanders. Arch. f. exper. Palhol. und Pharmak., Leipzig, 1883, 16, p. 149-157.

(5) Pouzoux.— Elude physiologique et Ihérapeutique du Laurier-rose. Th. Doct. Méd., Paris, 1888.

(6) Dusicanoux et DURIEU.— Sur la présence de la strophantine dans le Laurier-rose d'Algérie. Journ.de Pharm. el Chim., Paris, 1898, (6), 8, p. 433-434.

(7) A. LEuLiER. — Note sur l'écorce de Laurier-rose. Journ. de Pharm. et Chim., Paris, 1911, (7), 4, p. 157-161. — Note sur le Laurierrose. Journ. de Pharm. et Chim., 1912, (7), 5, p. 108-116.

(8) W. Srrauë. — Die Mengen der digitalisartig wirkenden Substanzen in Oleanderblatt. Arch. f. exper. Pathol, und Pharmak., Leipzig, 1918, 82, p. 327-343.

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physiologique des feuilles de Laurier-rose el il les a trouvées deux fois et demi plus actives que celles de la Digitale.

Dans l'Inde et en Malaisie, on rencontre plusieurs Verium toxiques. L'un d'eux, le V.odorum Aït, a été étudié en 1881- 1883 par le Professeur GRreENisu (1), de Londres, qui en a retiré deux glucosides amers agissant sur le cœur, mais différant par leurs solubilités dans l’eau et dans le chloroforme : la nériodorine et la nériodoréine.

L'Urechites suberecta Müll, Arg., plante de la Jamaïque et de l'Amérique du Sud, contient un latex qui se comporte comme un poison cardiaque énergique ; les feuilles renferment un glucoside cristallisable et toxique, l'uréchitine et d'autres principes moins bien connus (2).

Groupe des Cerbera.— Les glucosides considérés jusqu’à présent ont, dans leur mode d'action, des analogies qui permettent de rapprocher ces trois premiers groupes ; d'autre part, certaines plantes de la tribu des Plumiériées genres Cerbera, Thevelia, Tanghinia) fournissent des principes voisins par leurs effets ct réunis souvent par les physiologistes en un autre groupe, celui de la Cerbérine.

De Vryx (3), le premier, décrivit sous ce nom un glucoside retiré d'une plante de Java ; en 1893, PLuaas (4) étudia d'une façon approfondie un produit très toxique, cristallisé, difficilement hydrolysable, extrait du Cerbera Odollam Gaertn. D'après Hamirron et Oupemaxs, l'hydrolyse acide de ja cerbérine donne du glucose, et de la cerbérétine. D'autre part, Zoros et WAGNER (5) expérimentèrent sous le même nom un produit extrait d'une Apocynacée mexicaine qui

(1) I G. GReEniISsu. — Contribulion to the Chemistry of Nerium odorum. Pharm. Journ., London, 1881, (3). 11, p. 873-875.

— The bitter Principles of Nerium odorum. Pharm. Journ., London, 1883, (3), 14, p. 289-290.

(2) MINKIEWICZ. — Bocilrige zur Kenntnis des Urechites suberecta. Thèse, Dorpat, 1888. À

(3) De VRy.— Si:.-Ber. 1Vien. Acad., 1864, cilé par PLUGGE.

(4) P. C. PLUGGE. — Beilrag zur ae des .Cerberins. Arch. der Pharm., Berlin, 1893, 231, p. 10-34, (5) 2010 N.Z010s.— Ein Beilrag zur Kenntnis des Cerberins. Fhèsé,

95 pp., Dorpat, 1592.

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