LD
oo 7
PLANCHE I. — Radiographie du foie d’un homme adulle après injection
au sulfure de carbone-minium de la branche droite de l’artèr
e hépatique.
(Laboraloire de M. le professeur Réchou ; assistant, M. Guglielmi).
AN
lion au sulfure
ès injec
ju foie d'un homme adulie apr jum de la branche gauche de l'artère hépal
PLancue Il. — Radiograph
ique.
-mIin
de carbone
La comparaison de nos deux clichés montre que, malgré les différences de forme considérables des deux foies, les deux injections partielles se complètent très bien (planches I et ID. - D'après cet examen radiographique, il nous semble pouvoir admettre deux territoires artériels, droit et gauche, pratiquement indépendants, car, s’il existe des relations entre ces deux territoires, elles doivent être rares, peu marquées, et pourraient s'effectuer seulement au niveau du lobe carré et vers les limites gauches du lobe de Spiegel.
Nous n'avons pas eu l’occasion d’injecter spécialement des branches accessoires et, par conséquent, de déterminer à quel territoire hépatique elles se distribuaient. Tout porte à penser quelles se Juxtaposent, lorsqu'elles existent, aux branches normales.
Quoi qu'il en soit, le plus souvent, à notre avis, il existe deux territoires artériels hépatiques. Ges territoires ont pour limites celles que l’embryologie attribue aux lobes droit et gauche, et seraient séparés par une ligne pratiquement neutre.
Cette particularité anatomique paraît indiquée par certains faits chirurgicaux.
A ce sujet, Narath, de Heidelberg, a publié, en 1910, une -observation qui, en soi, a la valeur d’une expérience :
I s'agissait d’une intervention pour ulcère gastrique siégeant sur la petite courbure. En cherchant à libérer l’estomac, une forte hémorragie artérielle se produisit au niveau du hile du foie : on lia l'artère lésée. L'opération s’acheva ensuite régulièrement. Le malade succomba, le septième jour, avec de la fièvre et un pouls rapide.
A J'autopsie, on découvrit que la branche gauche de l'artère hépatique avait été liée lors de l’opération. Le lobe gauche du foie était nécrosé; le lobe droit normal.
Ces constatations s'adaptent bien avec l’idée d'indépendance des territoires droit et gauche, et confirment les travaux d'Erhardt, qui rechercha sur des chats les effets de la ligature isolée d’une des terminales droite ou gauche de l’hépatique :
One
la mort survenait toujours assez rapidement, avec nécrose du lobe correspondant à la branche liée.
D'autres chirurgiens (Kehr, Alessandri... ) ont observé des phénomènes très différents :
En 1908, Alessandri publie un cas de ligature de . branche droite de l’artère hépatique. +
« Pendant quelques mois, dit-il, la malade a présenté quelques petits accidents, probablement dus à un trouble circulatoire dans le lobe droit du foie, puis a guéri complètement. »
Toutelois, ces constatations de suites opératoires favorables malgré la ligature d’une des terminales de l’hépatique (Alessandri) ou de son tronc lui-même (Colmers [1921], Smith [1921], Hofmeister [1922]) peuvent s'expliquer par l'existence éventuelle d’artères hépatiques accessoires, parfois multiples (comme dans le cas de triplicité), et susceptibles. d'établir, au niveau des lobes du foie, une suppléance progressive.
Par conséquent, ces artères hépatiques surnuméraires sont très importantes au sujet de la vascularisation artérielle du foie, soit qu’elles représentent pour un lobe une source principale dont la suppression entraîne une nécrose, soit, au contraire, qu'elles représentent une source accessoire pouvant suppléer la source principale en cas de lésion, et ainsi éviter la nécrose.