H DER
serve une origine isolée de l’hépatique:ainsi que des branches : coronaire et splénique. -
Plus souvent, l'anastomose ne disparaîtrait que dans l’intervalle spléno-hépatique, les deux racines moyennes n’existant plus; on se trouve alors-en présence d’une artère hépatique issue en entier de la mésentérique supérieure (fig. 2, obs. D).
Enfin, dans quelques cas, le développement est presque normal; cependant, il y a un vestige du canal antérieur, en relation avec la mésentérique.
Ce vestige ne dériverait alors qu’une partie de l’artère hépatique, car le tronc cœliaque s’épanouit normalement en ses trois branches terminales.
Ainsi pourrait s expliquer l’existence d’une hépatique sup- plémentaire fournie par la mésentérique supérieure (fig. 3, obs. ID). |
Ce dispositif vasculaire, déjà double, se trouve parfois compliqué par la persistance de l’hépatique gauche de l'embryon; on observe alors un système de trois artères allant au foie (ie. 4, 2 Le
11 Du rôle des artères accessoires dans la vascularisation des lobes du foie.
L'existence d’une artère hépatique accessoire, émanée de la coronaire et destinée au lôbe gauche, fait songer à la duplicité primitive du système artériel hépatique, duplicité déterminée sans doute par le développement du foie à partir de deux ébauches symétriques, et correspondant logiquement à une indépendance absolue de ces deux lobes. ; à
Ayant rencontré chez l'adulte ce double système vasculaire, certains auteurs ont avancé que, dans ce cas, la circulation intra-hépatique était spéciale.
À ce sujet, MM. Gentès et Philip écrivaient, en 1906 : « Dans ce cas, il existe une véritable indépendance des deux lobes, gauche et droit, du foie au point de vue de la circulation artérielle : ceci est en faveur de la conception de l'indépendance lobaire défendue par Sérégé. »
Comme on le voit, ces anatomistes ont accordé une grande valeur à cette duplicité de troncs artériels extra-hépatiques. Quelques années plus tard, Vincens reprenait cette thèse : « La persistance de cette double irrigation artérielle, constante chez le fœtus, montre que l’on peut établir dans bien des cas deux foies au point de vue artériel. »
Il est certain que l'existence de deux troncs artériels distincts est faite pour retenir l'attention et suggérer l’idée d’indépendance lobaire. Mais, il n’en demeure pas moins que, même dans les cas normaux, l'autonomie primitive des parties droite et gauche du foie se trouve indiquée, à notre avis, par lexistence, pour chaque lobe, d’une branche artérielle, d’une branche porte et d’un canal hépatique propres. Au point de vue bilaire, cette indépendance est non seulement apparente, mais réelle : les radiographies de de Lalaubie l’ont nettement établi.
Pour les veines, on peut admettre avec Sérégé deux territoires; cependant, il faut être moins absolu que cet auteur, car de Lalaubie a montré que l'indépendance de ces territoires n’était que «très relative ». La circulation artérielle du foie a été également étudiée par de Lalaubie; mais, à ce sujet, ses résultats semblent moins précis : il conclut à une indépendance « très véritable ».
Sur les conseils de notre maître, M. le professeur Villemin, nous avons repris l'étude de la circulation artérielle. intrahépatique. Pour cela, nous avons injecté séparément les bran:ches hépatiques droite et gauche sur des foies différents. La radiographie nous a montré que l'injection se limitait, pour la branche choisie, au lobe hépatique correspondant. Pour l’hé: patique droite, tout le lobe droit proprement dit se trouve injecté, ainsi qu’une zone assez restreinte du lobe carré, vers sa partie supérieure. Tout le lobe de Spiegel est pénétré, et, vers le bord postérieur du foie, de petites branches s’avancent vers le lobe gauche. | :
L'injection poussée par l’hépatique gauche a envahi simplement ce qu’on appelle parfois, à tort, le lobe gauche et la plus grande partie du lobe carré (qui appartient embryologiquement au lobe gauche).
TL