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Des coupes également transversales de l'aorte de chiens très vieuæ, morts de vieillesse sans que l'autopsie ait décelé la présence de lésions organiques quelconques, montrent qu'il existe alors, entre l'endothélium bien conservé et la première lame élastique ou limitante interne, une mince couche granuleuse, jaunâtre, d'épaisseur constante et dans laquelle on aperçoit des cellules connectives peu abondantes, légérement aplaties mais non encore tassées en tissu fibreux.
Dans 1a tunique moyenne, les lames élastiquesne sont pas fragmentées comme chez les vieux séniles humains, mais elles sont repoussées en tous sens et en bien des endroits elles ont perdu leur parallélisme ; de plus, elles montrent par places, des commencements de dégénérescence granuleuse, probablement premier stade de la fragmentation. Les éléments musculaires interlamellaires sont devenus plus rares comme le montrela rareté desnoyaux et, au contraire, les fibres connectives sont plus nombreuses, les dissociant en refoulant les lames élastiques. Le tissu conjonctif devient d'autant plus abondant que l'on se rapproche de la tunique externe, ; dans celle-ci, les vaisseaux nourriciers présentent les mêmes modifications que chez l’homme, mais avec prédominance de l'épaississement conjonctif péri-vasculaire surtout dans les petites artérioles qui sont dépourvues de tunique musculaire.
Dans les artères qui présentent normalement une tunique moyenne ou artères musculaires, on n'observe, malgré la sénilité, pas trace d'endartérite, mais les éléments musculaires de la mésartère sont dissociés par le tissu conjonctif régulièrement hyperplasié, comme chez l'homme. Il y a üne véritable délamination de la tunique moyenne. Nous avons nettement observé ce fait surtout dans les artères coronaires et leurs branches ainsi que dans les rénales et les hépatiques.
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Au cours de nos recherches sur les aortes de vieux chiens, nous en avons trouvé plusieurs qui montraient manifestement des traces d'un processus inflammatoire, avec des épaississements conjonctifs irréguliers parfois considérables, en différents points de l'endartère ; la mésartère était sillonnée de travées scléreuses avec de nombreux noyaux embryonnaires et de néoformations vasculaires émanées de l’adventice ; tout cela coïncidant avec des lésions manifestes d'endo-périartérite des vaisseaux nourriciers, ce qui nous met en présence, chez ces animaux, d'une véritable lésion artério-scléreuse de l'aorte, bien distincte par ses caractères, de la modification évolutionnelle que nous avons décrite précédemment et que nous considérons comme due à la sénilité pure sans intervention de processus inflammatoire.
CHAT. — De même que chez le chien, l'aorte du Jeune chat, sur des coupes transversales, ne montre pas d'endartère appréciable. Les cellules endothéliales bien conservées, semblent reposer directement sur la première lame élastique qui est plus mince que les suivantes et constitue la limitante interne. Dans la tunique moyenne, les lames élastiques sont nombreuses, épaisses et entre elles se trouvent les éléments musculaires qui sont presque tous sectionnés longitudinalement par la coupe, ce qui montre que la disposition de ces éléments est surtout transversale. La tunique adventice est peu épaisse et tranche nettement par sa coloration rose, sur la tunique moyenne à prédominance élastique. Les faisceaux conjonctifs y sont tassés, ondulés et circonscrivent de temps à autre, de petits vaisseaux nourriciers.
Les artères du type musculaire chez le chat, sont, à l’état normal. toujours dépourvues d'endartère et caractérisées