‹ Contribution à l'étude des artères séniles normalesChapitre 20 sur 32 · ARTÈRES SÉNILES CHEZ QUELQUES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

ARTÈRES SÉNILES CHEZ QUELQUES VERTÉBRÉS

Ainsi que nous l'avons dit au début, nous avons complété nos recherches en étudiant les artères séniles sur quelques animaux dont les vaisseaux, fixés immédiatement apres la mort, permettent, ce qui n'était pas possible chez l'homme, d'apprécier exactement l'importance des formations secondaires endartérielles qui apparaissent entre l'endothélium et la limitante interne, pendant la sénilité. Nous allons dire en quelques mots, ce que nous avons trouvé d'intéressant à ce sujet.

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CHIEN.— Sur des coupes transversales de l'aorte thoracique du jeune chien, il est facile de voir que l'endothélium parfaitement conservé avec sa vitrée, repose si prés de la lame élastique la plus interne, qu'il n y a pas lieu de distinguer une couche spéciale représentant l’endartére. Dans la tunique moyenne, les lames élastiques d'épaisseur variable, ondulées, mais sensiblement paralléles, se succèdent à des intervalles assez rapprochés, comprenant entre elles, avec des fibres élastiques plus fines, les éléments musculaires nombreux, sectionnés tantôt transversalement, tantôt longitudinalement et reliés par un mince stroma connectif. L’adventice ne présente rien de particulier ; formée de faisceaux conjonctifs ondulés, elle montre des vaisseaux nourriciers un peu différents de ceux de l'homme, en ce que leur tunique musculaire, du moins dans ceux d'un certain calibre, est toujours moins importante que chez ce dernier.

Chez le jeune chien, les artères musculaires ainsi que les grosses artérioles, ne montrent pas traces d’endartère, et l'endothélium, toujours parfaitement conservé, s'applique immédiatement sur une épaissé lame élastique interne ; la tunique musculaire est, comme chez l'homme, constituée par des fibres cellules contractiles reliées par une trame conjonctive, et des fibres élastiques, au moins pour celles d'un certain calibre ; mais on peut dire, d’une facon générale, qu'à l'état normal, cette tunique renferme proportionnellement plus d'éléments conjonctifs et élastiques que chez l’homme. De sorte qu'en examinant chez le chien, des artérioles de plus en plus petites, on voit disparaître la couche musculaire bien plus vite que dans l'espèce humaine ; en d’autres termes, de fines artérioles qui montrent encore chez l’homme des éléments musculaires, ne possédent plus. à diamètre égal, chez le chien, qu'une tunique adventice, conjonctive appliquée directement sur la paroi endothéliale.

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