‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 14 sur 39 · B) DESCRIPTION · texte numérisé non relu

B) DESCRIPTION

$ 1. - ARTHRITES AIGUES

a) Arthrites mono-articulaires et arthrites phlegmoneuses :

La maladie débute par quelques douleurs vagues que le patient accuse par intermittence, sans toutefois que ce malaise l’oblige à interrompre son activité. Puis brusquement, le mal devient extrêmement violent et les douleurs, qui le plus souvent étaient extrêmement mobiles, viennent se fixer sur une articulation.

Cette période d'état est alors caractérisée par différents phénomènes : douleur atroce et gonflement assez conséquent. C’est une douleur bien particulière ; dans ce cas, elle est tout d’abord excessive, avec maximum nocturne, et persistante jusqu’au moment où un traitement spécifique est appliqué. De plus, cette douleur peut être provoquée très facilement et d’une manière intense par la simple pression du doigt sur un joint précis de l'articulation atteinte.

La tuméfaction suit de très près l’apparition de

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ces douleurs, elle leur est pour ainsi dire concomitante. Elle débute en général au niveau de linterligne articulaire, mais la tuméfaction gagne en amplitude pour atteindre un certain degré d’acuité car elle a toujours tendance à gagner les régions avoisinantes.

Quelle est l’origine de cette tuméfaction ? Ce n’est certes pas un épanchement, car, pour l’articulation du genou, la recherche du choc rotulien reste négative. De plus, la simple pression du doigt détermine le godet d’empreinte caractéristique de l’infiltration oedémateuse ; cette tuméfaction est donc due à une infiltration par la sérosité des tissus peri-articulaires. L’articulation prend alors un aspect particulier qui en impose parfois pour une collection purulente consécutive à une périostite avec téguments rouges ou rosés, chaleur locale et pseudo-fluctuation.

b) Polyarthrite pseudo-rhumatismale :

C’est la forme la plus fréquente des manifestations articulaires de la blennorhagie ; d’un diagnostic assez délicat, elle est souvent confondue avec le rhumatisme articulaire aigü. Cette polyarthrite peut parfois disparaître sans laisser aucune trace, après s'être attaquée à presque toutes les articulations. Mais le plus souvent, àprès avoir atteint deux, trois ou plusieurs articulations, cette affection se fixe sur une seule, et s’y attaque avec acharnement, d’où le mot de LASÈGUE :

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