NA ORALE
On comprend dès lors l’importance d’un diagnostic rapide et sûr.
$ 2. - ARTHRITES SUBAIGUES
a) Arthralgie :
Dans cette catégorie, nous envisagerons tout d’abord le cas où l’arthralgie, plus ou moins accentuée, est le seul signe de la maladie.
En général, il s’agit de douleurs survenues brusquement, le plus souvent au cours de la nuit ; elles peuvent siéger sur une ou plusieurs articulations: Ces douleurs sont assez vagues, tolérables avec un maximum au réveil ; de plus, l’immobilité semble leur donner un regain d’acuité. D’autres malades, au contraire, accusent une exaspération du mal dans le courant de la nuit. Parfois, toute la maladie se borne à ces simples manifestations douloureuses qui, très souvent, sont dénommées rhumatisme, leur lien avec la blennorhagie étant passé inaperçu.
Dans certains cas cependant, ces douleurs s’acharnent sur une articulation en particulier, avec une grande intensité ; le malade, alors, ne connaît pas de repos, elles sont devenues continues et toujours violentes. Toutefois, l'examen de l’articulation ne dénote rien de bien particulier, pas de rougeur, pas de tuméfaction, nulle difformité,
PR RCT E
souvent même la palpation ne réveille aucune douleur.
Si cette complication blennorhagique n’évolue pas fatalement vers une forme plus grave, elle n’en reste pas moins très sérieuse, car elle est très sujette à des rechutes fréquentes, d’autant plus que l’absence de signe d'inflammation lui confère une apparence de bénignité. On devra donc, dans la pratique, en faire un diagnostic précoce, et l’attaquer énergiquement par un traitement approprié.
b) Arthrite avec épanchement :
Le nom d’hydarthrose que l’on attribue souvent à cette forme d’arthrite n’en donne qu’une idée approximative, puisque le plus souvent il s’agit d’un épanchement séro-fibrineux ou purulent.
1) Arthrite à épanchement séro-fibrineux :
La plupart du temps, ces arthrites siègent au genou ou au coude, sans toutefois épargner les autres articulations.
Le mode d’éclosion de cette forme est très variable ; tantôt elle s’installe d’une façon insidieuse, les douleurs sont très modérées et les signes locaux très peu accentués ; tantôt, au contraire, l’atteinte articulaire apparaît subitement avec des symptômes très intenses : douleurs atroces, énorme gonflement articulaire et température élevée. Souvent, l’épanchement est purement articulaire et
SRE de LR
* n’atteint que très peu les régions voisines ; cependant, un gros empâtement des parties molles peut, parfois, masquer un épanchement intra-articulaire assez important. On ne peut donc fixer de règle absolue et le diagnostic demandera alors un sens clinique très éveillé de la part du praticien.
Des premiers symptômes de l’atteinte articulaire, il est très difficile d’en prévoir l’évolution. Après un début très bruyant, les phénomènes peuvent régresser et même disparaître très rapidement ; tandis qu’il est certaines formes insidieuses, qui sont chroniques d'emblée. Toutefois, les rechutes sont fréquentes et nombreuses sont les observations d’hydarthroses intermittentes, à « bascule > ou récidivantes.
2) Arthrite à épanchement purulent :
Mais une forme excessivement importante à connaître est la pyarthrose gonococcique à évelution souvent peu fébrile et lente. Longtemps, cette forme fut considérée comme inexistante et niée par nombre d’auteurs anciens ; mais actuellement, les preuves abondent et les observations en sont nombreuses.
L’affection s’installe parfois d’une façon insidieuse, sans signes inflammatoires, sans gros œdème et sans rougeur locale ; souvent, seule, la ponction peut alors indiquer le diagnostic précis. D’autres fois cependant, le tableau clinique est plus saisissant, la température est assez élevée, les dou-