‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 16 sur 39 · TRAME · texte numérisé non relu

TRAME

celles du paludisme, grand accès avec les trois stades typiques de frisson, de chaleur, de sueur, ce dernier tout particulièrement intense, et la splénomégalie s’accroissant lors de l’accès ».

Un caractère particulier et pour, ainsi dire, caractéristique des infections gonococciques, c’est la présence à peu près constante des localisations articulaires : vingt-six sur trente-quatre cas d’après FauRE-BEAULIEU. C’est pourquoi cet auteur insiste en disant : « Quand, au cours d’un état septicémique se produisent des manifestations articulaires, ce seul fait doit inciter à soupconner sa nature gonococcique et à faire la preuve de cette nature par les moyens dont on dispose... Il faut se méfier des observations étiquetées septicémies gonococciques sans preuve bactériologique, et où les tissus articulaires et para-articulaires sont restés absolument indemnes ».

En outre, en présence de toute polyarthrite, il faudra se poser la question de son origine gonococcique et du risque de gonohémie. « En un mot, en cas de gonohémie », la règle, c’est la localisation articulaire au premier plan, elles peuvent être parfois le foyer d’une réinfection prolongée, ou le foyer d’aggravation septicémique d’une infection gonococcique jusque là bénigne.

Si l’arthrite est le signe de l’ensemencement général d’un moment, il y a des arthrites méconnues ou mal traitées qui ensemencent à leur tour et seront des arthrites à complications septicémiques ». |

Page 1