‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 21 sur 39 · ET RER · texte numérisé non relu

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voit parfois des malades envoyés par leur médecin pour phlegmon ou hygroma suppuré.

Mais la grosse difficulté réside à discerner une polyarthrite pseudo-rhumatismale avec un rhuma-tisme auriculaire aigü. De nombreux parallèles ont été dressés, le plus célèbre est assurément celui de FOURNIER ; mais hélas, ils sont trop théoriques, et n’ont pas une grande valeur pratique. Lui-même, d’ailleurs, concluait : « Ce qui fait notre embarras, ce qui produit et ce qui entretient les dissidences sur le sujet, c’est l’absence d’une caractéristique permettant de distinguer le rhumatisme coïncidant par aventure avec une blennorhagie ». La polyarthrite gonococcique peut, en effet, s’accompagner d’angine, de sueurs, de températures élevées et . même d’herpès ; en outre, l’endocardite peut venir compléter la similitude et rendre alors la distinction excessivement délicate.

La seule méthode vraiment pratique est de faire un examen clinique complet sans rien omettre, et TANTON y insiste en ajoutant : « Chez l’homme, faites le toucher rectal ».

En effet, la seule preuve certaine de l’origine blennorhagique, c’est la découverte du gonocoque. Mais un fait sur lequel on ne saurait trop attirer l’attention du praticien, c’est le danger de l’épreuve du salicylate. Combien de complications graves sont dues à cette erreur. Etiqueté rhumatisant, le malade reçoit une dose journalière de salicylate ; au bout de quelques jours, on obtient une sédation de la plupart des arthrites. Une seule cependant pa-

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