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raît rebelle au traitement, néanmoins on espère la vaincre. Si, par malheur, l’endocardite vient compléter la confusion, la dose de médicament est aussitôt accrue ; mais, hélas, il est trop tard et la blennorhagie s’est cachée jusqu’au bout sous le masque du rhumatisme.
Il faudra donc, devant toute arthrite suspecte, faire un examen approfondi du malade : uréthre, prostate, vésicules séminales, épididyme et, chez la femme, l’uréthe, vagin, annexes, etc...
En tous cas, un malade ne doit pas rester sous les yeux de son médecin sans que tous les efforts de l’enquête, quelquefois difficile, soient faits examen clinique minutieux, interrogatoires exigeants, radiographie, mais surtout recherche du gonocoque. Le chirurgien, de prime abord, pourra confondre avec une tuberculose articulaire, mais un examen attentif et la radiographie lui montreront son erreur primitive. C’est le cas surtout des arthrites plastiques ankylosantes, et PONcET et LE- RICHE ont pu dire à ce propos : « En présence d’une ankylose, on ne pense pas habituellement à la tuberculose. Maladie essentiellement destructive, celle-ci, suivant la doctrine classique, ne fait que des produits de misère : granulations, pus caséeux, évoluant sur des lésions ulcéreuses avec plus ou moins de tissu réactionnel. On ne Ia croit pas capable de prendre sur le squelette le type fibro-plastique, et l’ankylose est, dès lors, dite rhumatismale. Un séro-diagnostic, fait à ce moment, révélerait la bacillose latente et signalerait les lésions ».