‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 24 sur 39 · Diagnostic bactériologique · texte numérisé non relu

Diagnostic bactériologique

C’est assurément la seule preuve absolue de la

nature gonococcique de l’infection. Le premier soin du médecin doit être ia recherche du gonocoque à

AUNAO TE

sa source même, examen du suintement uréthral, s’il existe, ou des filaments prostatiques après massage ; chez la femme, il faudra examiner très attentivement les sécrétions vaginales. Il est fréquent de ne trouver aucune trace de gonotoque dans les voies génito-urinaires il ne faut pas, de ce fait, en abandonner la recherche. Dans ces cas, la spermoculture, faite dans de bonnes conditions, pourra donner des résultats intéressants, car souvent ce microbe reste latent dans les vésicules séminales.

Ces examens de sécrétions doivent être répétés avec un véritable acharnement, car l’inconstance du gonocoque est excessive, et parfois on ne décélera sa présence qu’au bout de six, dix examens, ou même davantage.

Mais il ne faut pas s’en tenir à ces seuls résultats, il faut chercher le gonocoque au niveau même de l’atteinte articulaire. Longtemps, la découverte du germe lui-même a été exceptionnelle dans le liquide articulaire. De fait, la recherche est extrêmement difficile car pour affirmer un résultat négatif ou positif, il faut s’entourer de précautions méticuleuses.

Comment pratiquer le prélèvement du liquide ? Si l’on se contente d’une ponction banale faite dans des conditions d’aseptie rigoureuse, on court à peu près fatalement à un insuccès. Il faut pratiquer une véritable biopsie, car le gonocoque se trouve surtout dans la synoviale même.

a) Examen microscopique.

En outre, pour affirmer la présence certaine du gonocoque, il faut que le germe réunisse ces trois conditions fondamentales :

1° Disposition en diplocoques ; 2° Gram négatif ;

3° Constance des formes intracellulaires.

Le premier caractère se vérifie facilement par une simple coloration au bleu de méthylène.

Quant aux deux autres, ils offrent une certaine difficulté à l’examen. En effet, il faut faire une coloration qui teinte différemment le diplocoque Gram négatif et le plasma cellulaire. La coloration au Pappenheïim permet de réaliser cet artifice ; c’est un colorant composé de vert de Méthyle, de pyroline dissout dans l’alcool absolu, et d’eau ; en outre, au lieu d'employer la fuschine, il est préférable d'utiliser l’éosine, ou mieux encore le rouge acétique neutre à 1 % (Lurz). Par cette méthode, le gonocoque se teinte en rouge, le noyau des leucocytes en vert et le plasma leucocytaire en rose pâle. |

b) Culture.

Pour éliminer encore les germes présentant des caractères morphologiques et tinctoriaux analogues, on peut faire une culture. On la divise en une série de-tubes contenant de la gélose ascite tournesolée et chacun un sucre différent : saccha-

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