B) INDICATIONS OPÉRATOIRES
Si, dans les statistiques, la chirurgie enregistre un grand nombre d’échecs partiels, la responsabilité en retombe, pour la plus grande part, à lPindécision vis-à-vis du traitement de choix. L’acte . chirurgical, trop souvent hélas, apparaît comme un remède héroïque réservé aux dernières extrémités. C’est là une erreur profonde et, pour ce motif, le chirurgien se trouve en face de lésion déjà constituée qu’il ne peut plus faire régresser. Il convient donc de fixer quels sont les cas susceptibles d’intervention, puisque chaque heure perdue en hésitation est une heure gagnée par la maladie.
De RonNviLle et BonNET, en 1894, observaient lParthrotomie aux cas suivants :
1° Hydartrose récente avec épanchement abondant. Douleur limitée à l’interligne sans point osseux douloureux.
2° Hydarthrose avec épanchement volumineux très douloureux et avec lésions articulaires et périarticulaires peu prononcées.
3° Tous les cas d’arthropathies dans lesquels le liquide, par son volume, sa tension et la douleur qu’il provoque, peut jouer un rôle important.
De nos jours, les indications se sont élargies, et LEMIÈRE conclut : « Ce qui nous a paru com-
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mander, le plus souvent, l’intervention, c’est la prolongation de la tuméfaction articulaire, la reproduction incessante de l’épanchement après la ponction de la jointure, qui demeure bientôt empàtée malgré l'évacuation du liquide, et enfin la persistance des douleurs. Il se forme souvent alors, dans la cavité synoviale, un épais coagulum fibrineux propice à la constitution des brides fibreuses, ankylosantes ».
En un mot, on peut dire qu’il y a nécessité opératoire devant tout épanchement volumineux et très douloureux.