NN
OBSERVATION : M. X.., âgé de 32 ans. Comme antécédent pathologique, on ne relève qu’une blennorhagie chronique datant de six.ans.
La gono-fixation est positive.
Le malade terminait alors une période d'officier de réserve dans l'artillerie ; à cette occasion, il avait dû faire beaucoup d'équitation.
Quarante-huit heures après une longue équipée, apparaissent brusquement des douleurs très violentes, subintrantes, localisées au genou gauche.
Le genou est alors augmenté de volume ; la jambe est en flexion et la malade pousse des hurlements tant les douleurs sont atroces.
Dans les premières vingt-quatre heures, on tente la méthode de choc par des médications chimiques et biologiques ; ce procédé n'ayant donné aucun résultat, on essaie la thermothérapie, qui se montre sans efficacité.
Le lendemain, on fait une ponction qui soutire un liquide séro-purulent. Six heures apres la ponction, les douleurs réapparaissent tout aussi intolérables.
Après vingt-quatre heures, M. le professeur HA- MANT fait une arthrotomie par incision du cul-desac latéral gauche. L’articulation est lavée au sérum physiologique et à l'éther.
Aussitôt, le malade est soulagé, les douleurs disparaissent ; toutefois, le moindre mouvement est très douloureux.
Malgré cela, on procède immédiatement à la mobilisation active d’abord par de petits mouve-
CU. à CCR
ments du membre inférieur, puis par des légères flexions du genou.
À cinq jours d'intervalle, on fait, néanmoins, deux séances de mobilisation passive sous anesthésie :
1° Pour vider le genou de la sérosité ;
2° Pour empécher les adhérences.
Après trois semaines, la plaie est guérie et le malade peut fléchir le genou à 30° environ. On continue les massages et la mobilisation active.
Pendant tout ce temps, la blennorhagie fut également traitée, et, au bout de cinq mois, la gono-fixation est devenue négative et le genou a repris ses fonctions normales.
A l'heure actuelle, le malade peut se livrer de nouveau à l'équitation et à tous les sports : automobile, vélo, etc.
B) AUTRES PROCÉDÉS CHIRURGICAUX a) Ménisectomie.
Dans quelques cas d’arthrites du genou, elle a donné de bons résultats : « Cette intervention, en même temps qu’elle enlève l’organe inutile, cause du mal, facilite énormément le drainage de toute l’articulation. Je la pratique par incision en L renversé avec section du ligament latéral » (DEScAR- PENTRIES).
REZ) re
b) Synovectomie.
Opération indiquée et pratiquée surtout par REYNES, sa technique est la suivante : « L’incision sur la face externe est agrandie aux ciseaux en haut jusqu’au sommet du cul-de-sac synovial, en bas jusque vers les franges de l’interligne. Un ou deux écarteurs de FARABEUF soulèvent la face antérieure du cul-de-sac. À ce moment, avec une simple pince à griffes et des ciseaux, le chirurgien, penché vers la cavité, commence à extirper la séreuse, d’abord près des lèvres de l’incision, puis successivement devant les plans ostéo-fibreux du fémur, en haut vers la réflexion du cul-de-sac et progressivement dans toute la cavité. L’extirpation de la membrane à la face interne peut très souvent être menée à bout par la simple incision de la face externe ». Cet auteur cite quelques succès obtenus par ce procédé.
c) La résection précoce
Pratiquée par OLLIER, peut paraître un peu radicale, mais, dans certains cas, elle permet d’abréger la maladie aiguë et d’en limiter ses dégâts. Il est certain qu’une résection, économique dans bien des cas, pourrait être préconisée tôt.
d) Résections secondaires
De même, après l’échec des traitements médi-
caux, le chirurgien sera parfois amené à pratiquer
CRE VANER
des résections secondaires pour faire disparaître les troubles douloureux et mêmes fébriles qui continuent à se manifester.