‹ Contribution à l'étude des arthrites gonococciques et de leur traitement chirurgicalChapitre 5 sur 39 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Longtemps, la blennorragie fut englobée avec la syphilis sous la dénomination générale de mal vénérien. Cependant, les auteurs distinguaient bien les deux maladies : l’une la vérole, l’autre la gonorrhée ou chaudepisse.

Dès 1507, FoREsTuSs relate le cas d’un jeune homme, revenant d'Italie, « affecté d’une gonorrhée avec enflure d’un testicule et aussi d’un genou ».

En 1664, dans son « Traité de la Maladie Vénérienne », MARTINIÈRE nous dit. avoir vu des personnes ayant été traitées en vérolées pour une chaudepisse, avoir des douleurs insupportables dans les jointures.…. ».

Il nous faut ensuite passer à la fin du XVIII siècle pour voir reparaître d’autres observations analogues dans la littérature médicale. Cette fois, les faits sont mieux étudiés et présentés sous une forme plus précise :

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SweEpIAUR, en 1781, fait cette remarque : « Il survient quelquefois, à la suite de la blennorhagie de l’urèthre chez l’homme, un gonflement très considérable du genou, quelquefois des deux genoux et du calcanéum en même temps, et il s’y joint des douleurs affreuses dans l'articulation. Ces douleurs, accompagnées d’une fièvre symptomatique plus ou moins forte, durent pendant quinze à vingt jours et se dissipent par degrés. Elles laissent après elles une immobilité de l’articulation qui dure pendant plusieurs mois. C’est une espèce de maladie que les Anglais appellent « White Swelling », tumeur blanche du genou, parce que la peau n’est pas changée de couleur. Il est étonnant qu'aucun auteur n’ait parlé de cette affection comme symptôme ou comme suite de la blennorhagie. Elle n’est cependant pas très rare, et j’en ai observé, dans le cours de ma pratique, six ou huit exemples; dans tous les cas, l'écoulement de l’urèthre avait sensiblement diminué ou même avait été entièrement supprimé ».

À cette même époque, Chrétien-Théophile SELLE nous apporte également son témoignage en disant : « Je puis assurer, par ma propre expérience et par celle des autres, que la matière gonorrhéique peat être absorbée et produire des douleurs aux articulations et des affections cutanées. Dans ce cas, les mercuriels doux ne produisent aucun effet : les préparations caustiques de mercure, au contraire, réussissent souvent ».

HUNTER, en 1784, nous dit « connaître un mon-

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