‹ Contribution à l'étude des arthrites suppurées dans la maladie de ParrotChapitre 6 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les lésions osseuses syphilitiques des nouveau-nés sont décrites pour la première fois par Burtin en 1810. Valleix en 1834, Bargioni en 1864 étudient plus spécialement la question, mais c’est à Parrot en 1872, que revient le mérite d’avoir systématisé les lésions anatomiques observées, d’avoir su les rattacher à un syndrome clinique bien défini, et d’avoir ainsi créé une entité pathologique tranchée : l’ostéo-chondrite syphilitique et pseudo-paralytique des nouveau-nés, ou maladie de Parrot.

Pour Parrot, la vérole héréditaire s’attaque électivement à l'extrémité conjugale de la diaphyse des os longs. Elle produit à ce niveau une zone de ramollissement et de nécrose aboutissant fréquemment à une disjonction diaphyso-épiphysaire. Les articulations voisines sont en général saines : on note cependant parfois la présence d’un exsudat puriforme péri-articu-

laire, ou même intra-articulaire, maïs c’est une réaction irritative banale, présque mécanique qui n’a aucun rapport avec l'affection syphilitique causale.

Guéniot, puis Taylor en 1875 partagent la même conception. Schüller en 1883 et Lannelongue en 1895 s'en écartent au contraire, et, reprenant les idées de Valleix, font de ces abcès articulaires et ae de des abcès de nature syphilitique.

Thibierge à la Société d'Anatomie en 1888, rejette ces deux théories. Pour lui la syphilis ne peut être une cause de suppuration; celle-ci est toujours due à une infection secondaire d’origine cutanée. Dans la discussion qui suit cette communication, A. Broca et Jacquet avancent que ces abcès ne sont qu’une ostéo-myélite vulgaire. Betham Robinson en 1896, Kirmisson et Jacobson en 1897, rapportant plusieurs cas publiés par Somma quinze ans plus tôt, se rallient à cette thèse de l'infection secondaire nécessaire, à porte d'entrée cutanée : thèse que partageront plus tard Salomon en .1903, Ribadeau-Dumas en 1908, enfin L.-T. Royster en

En 1906,à l’occasion d’unetrès belle observation publiée dans la fevue mensuelle des maladies de l'Enfance, M. le Professeur Marfan s'élève contre cette manière

de voir, trop exclusive à son sens, et avance que la syphilis peut Do à elle seule la formation de pus, de pus vrai, à polynucléaires, sans germes déce- : lables, ni à l'examen direct, ni après culture sur les milieux usuels. Ces pyo-arthrites sont d'ailleurs, con-

trairement aux déclarations de Parrot, d'un pronostic

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