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phique » ou encore par le frottément l’une sur l’autre des surfaces osseuses né peut se développér d'ailleurs que/dans les périodes ultimes dé la maladie.
Gomme le faisait Wegner, Parrot considère donc les abcès articulaires et du voisinage comme secondaires, tardifs, de naturé irritative et « purement accidentelle ».
Taylor, après avoir avancé que les articulations sont très rarement touchées par la syphilis osseuse des nonveau-ués, reprenant les observations d’arthrites suppurées publiées par Parrot, Valleix et Bargioni, explique ces arthrites par ce fait que la jonction diaphyso-épiphysaire était très voisine de l'articulation malade, ou même y était comprise. Le pus n'est là encore qu'une réaction secondaire banale, due à une simple hyperémie de la synoviale. |
Mais, rapidement, de nombreux auteurs s’aperçoivent que cette théorie irritative pure ne cadre pas avec de nombreux faits observés.
Thibierge d'abord en 4888, puis Heubner, Betham Robinson, Kirmisson et Jacobson, Salomon, A. Broca, Hochsinger, Ribadeau-Dumas et P. Camus professent que ces suppurations sont toujours dues à des infections mixtes : les streptocoques où staphylocoques ayant envahi secondairement les lésions ostéo-articulaires primitivement syphilitiques et non suppurées. Ils appuyent leur thèse par les arguments suivants.
C’est d’abord ce fait, souligné en particulier par Thibierge, puis par Kirmisson et Jacobson, que l’on trouve fréquemment des lésions pyodermiques : pustules, ulcé-
rations, abcès sous-cutanés, dans les cas d’ostéo-chondrite syphilitique suppurée. Ces lésions cutanées ont servi de porte d’entrée à l'infection pyogène. Celle-ci ne serait pour A. Broca et Jacquet qu'une ostéo-myélite ordinaire. D'ailleurs, dans quelques cas, une ponction pratiquée avant l’ouverture de l'abcès à l'extérieur a permis d'isoler les agents microbiens banaux des suppurations : le pneumocoque dans le cas de Salomon, le staphylocoque (Thibierge), le streptocoque (Ribadeau- Dumas et P. Camus). Dans quelques cas, rares il est vrai, Hochsinger, dont l'attention avait été éveillée par la coexistence d’une ophtaimie ou d’une vulvite blennorragique, a pu même déceler la présence du gonocoque. Par contre, malgré de nombreux frottis de moëlle et de multiples coupes pratiquées dans les os et dans les organes, Ribadeau-Dumas et Paul Camus n'ont jamais retrouvé ie tréponème. De plus, s’il s'agissait de syphilis pure on trouverait un liquide ayant les caractères de celui qui vient des gommes ramollies : c’est-à-dire un liquide ne contenant que des débris cellulaires et des granulations graisseuses. Or, dans les observations de ces auteurs, il s'agissait de pus vrai, à polynucléaires.
Ces arguments, établis sur des faits bien précis, ont une valeur indéniable. Ils s’éclairent d’ailleurs à la lueur des conceptions modernes sur les périviscérites infectieuses entourant les organes présentant des lésions syphilitiques : un travail d’ostéogenèse intense, des lésions syphilitiques surajoutées, agissant un peu avec le mécanisme d’un abcès de fixation, voilà qui suffit à faire comprendre l’affinité de l'infection pour la
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zone conjugale et juxta-conjugale des os longs. Mais ces arguments n'expliquent pas la totalité des faits observés ; et la suppuration du syphilome diaphysoépiphysaire des nouveau-nés, de même que les pyarthroses et les abcès péri-articulaires qui lui succèdent peuvent se produirent par l’action exclusive de le syphilis sans le concours d’une infection associée. Cette opinion avancée par le Professeur Marfan dès 1906 est appuyée sur une très belle observation que nous reproduisons dans la suite de cette thèse. Elle a été confirmée depuis lors par plusieurs cas publiés par ses élèves. On verra en lisant ces observations et celle que nous avons pu recueillir personnellement aux Enfants Assislés, que le pus de ponction des abcès articulaires peut être du pus vrai, à polynucléaires; qu’il est en tous cas toujours complètement aseptique, amicrobien. Aucune lésion cutanée apparente ne pouvait servir de porte d'entrée ; il n'existait aucune atteinte gonococcique ; et les lésions: ont guéri en général rapidement et totalement par le traitement spécifique, beaucoup plus rapidement que ne le font habituellement les suppurations sepliques — quand elles guérissent. Car le pronostic de ces affections sepliques mixtes est toujours grave : quand la collection s'ouvre et ne s’infecte que secondairement il se forme une fistule et la guérison peut survenir ; mais quand la collection s'infecte avant de s'ouvrir à la peau, c’est que l’on a affaire à une septicémie secondaire, si fréquente dans la cachexie hérédo-syphilitiqué du premier âge : c'est là une forme très grave, presque toujours mortelle.
R. Demailly