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ticulaires avaient en premier lieu résisté à la révulsion et au repos,
Le 27 mai 1898 elle entre à la Charité, dans le service du docteur Nové-Josserand où nous remplissions les fonctions d’externe ; à ce moment l’arthropatie datait de plus six mois- On constate alors que les genoux sont le siège d’une hydarthrose assez marquée du côté gauche, peu intense à droite, la fluctuation est nette, le choc rotulien facilement senti; les ligaments semblent peu relâchés. Pas de fongosités, pas de corps étrangers
A l'exploration on ne trouve pas de points douloureux : pas de gêne marquée dans la marche. Pas d’attitude vicieuse. Nulle augmentation devolume des épiphyes juxta-articulaires,
Diagnostic : hydarthrose hérédo-syphilitique.
Traitement : K Let frictions mercurielles, bains sulfureux. La malade sort presque complètement guérie et continue le traitement chez elle pendant assez longtemps ; nouvelle poussée de kératite dans le courant de 1898 après sa sortie de l’hôpital : maisen novembre de la même année l’hydarthrose récidive et l'enfant rentre pour la deuxième fois à la Charité. L'état de ses genoux est à peu près le même qu’à son premier séjour. Cette fois-ci on traite le mal par les injections de calomel (intra-musculaires); l'effet produit est dés plus rapides, appréciable dès la deuxième injection ; après six injections faites à une seniaine d'intervalle, la petite malade sort complétement guérie et ne souffre plus du tout ; les injections caloméliques furent le seul traitement employé.
Après sa sortie du service, tout va bien pendant huit mois, mais, depuis trois mois environ, elle ressent de temps en temps de la gêne dans les genoux et des douleurs spontanées sourdes, des tiraillements dans les jambes.
Nous la revoyons le 8 décembre 1899, À ce moment l'enfant ne se plaint pas de ses genoux, elle revient parce qu’elle souf-
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fre un peu au niveau de son articulation tibio-tarsienne gauche, mais on n’y découvre rien d’anormal. En revanche, le coude droit est un peu hydarthrosé. Quant aux articulations fémoro-tibiales, elles sont de nouveau le siège d’un léger épanchement ; des deux côtés on perçoit le choc rotulien; à l’exploration aucun point douloureux sur les os voisins ; il ne semble pas non plus y avoir d’épaississement des culs-de-sac synoviaux ; les tubérosités tibiales et les condyles fémoraux n’ont rien d’anormal comme développement; nulle déformation ou déviation.
” Les mouvements spontanés ou provoqués ne sont pas douloureux et intégralement conservés. Mais, pendant leur exécucution, la main placée sur le genou, surtout sur le genou droit, ressent des craquements très intenses, perceptibles même à l'ouie du côté le plus atteint,
La marche se fait sans boiterie; l’enfant traine seulement un peu les jambes, ses genoux lui semblent raides, mais ne la font point souffrir. La malade ne suit plus son traitement depuis plusieurs mois (K I après sa sortie de l'hôpital).
Cette observation est certainement une des plus complètes et des plus concluantes de celles publiées jusqu’à présent, Les antécédents sont d’une netteté remarquable, puisque la mère avoue avoir eu la syphilis, en outre, elle a eu des fausses couches, elle est atteinte d’une laryngite chronique, de céphalée, de douleurs ostéoscopes nocturnes, elle a eu une exostose sur un tibia. La petite malade a présenté le cortège symptomatique complet de l’hérédo-syphilis.
La guérison rapide par le traitement spécifique, alors que les moyens ordinaires avaient échoué, les récidives fréquentes coincidant avec chaque inter-
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ruption du traitement, la guérison à chaque reprise de la médication sont en outre des preuves presque indiscutables de la nature hérédo-syphilitique de l'affection. Nous disons presque indiscutables, car on peut nous objecter : qu'est-ce qui prouve que l'enfant n’a pas été infectée directement? peut-être ne s'agit-il que d'une arthropathie syphilitique ordinaire, nullement héréditaire. Malgré la valeur de cette objection, nous disons qu'elle s'applique à toutes les observations publiées jusqu'ici et tous les auteurs sont unanimes à affirmer la difficulté de savoir souvent s’il s’agit de syphilis héréditaire ou de syphilis acquise du jeune âge. Tout ce qu’il nous est possible de dire, c’est que nous n’avons trouvé dans les antécédents de notre malade aucun accident primitif, tandis que tous les signes reconnus pour être ceux de la syphilis héréditaire (constitution, habitus, retard dans le développement physique, paresse intellectuelle, lésions oculaires bilatérales et internes, surdité partielle, microdontisme), sont là comme autant « d’estampilles », de l’hérédité spécifique.
Enfin, l’histoire de la maladie maternelle, traitée encore durant la grossesse qui a abouti à la naissance de la malade, les fausses couches antérieures, tout semble bien démontrer que la contagion s'était faite in utero.
Cliniquement, c’est là, semble-t-il, le type de l’hydarthrose hérédo-syphilitique essentielle; intégrité de la synoviale, tout au moins apparente. L'observation prouve que la synovite symétrique des deux genoux
peut né pas rester limitée à ces deux seules articu-
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lations, comme Clutton semble l’affirmer : tôt ou tard une troisième ou une quatrième articulation est susceptible d’être atteinte.
OBSERVATION XXII (Résumée). DuMÉniz, de Rouen.
Ostéo-arthropathie déformante du coude droit.
Th..., 17 ans.
La mère présente des accidents tertiaires graves (gommes, nécroses). La maladie aurait débuté lors de la grossesse dont est né l'enfant en question.
Le malade n’a jamais présenté d’accidents syphilitiques, mais, quelques temps après sa naissance, la mère a remarqué une déformation singulière du coude droit qui persiste.
Avant-bras droit en pronation, amaigri; à la partie externe du coude, saillie osseuse située entre l’olécrâne et l’épicon-
dyle. Le sommet de cette saillie suit les mouvements imprimés
au radius, mais elle est déjetée en arrière de l’axe de cet os.
Le bord externe de l’'humérus se continue aussi plus bas qu’à l’état normal.
Gène dans les mouvements, mais pas de douleurs.
Il ÿy a trois ans, maladie des yeux qui à guéri spontanément.
Depuis deux ans et demi, exostose du tibia droit au tiers supérieur, peu douloureuse.