globules blancs
Formule leucocytaire
Polynucléaires ....... 63 p. 100 Mononucléaires ...... TIRASSE Lymphocytes......... 16 — Eosinophiles......... 2. —
Le temps de saignement expérimental n'est pas augmenté La coagulation n’est complète qu’au bout de 1 h. 40. Ily a sédimentation spontanée et coagulation phsmatique, Lecaillot est irrétractile.
— Le 12 août, une ponction évacuatrice fut tentée qui ne.
ramena que 50 grammes d’un sang rouge très fluide. Le malade fut ensuite soumis à l'extension continue et aux applications de glace sur l'articulation.
= — Le 19 août, le malade quitte l'hopital sans que l'aspect du genou se soit sensiblement modifié.
— Le traitement ayant été continué à domicile, associé à des injections sous-cutanées de sérum, le genou a repris, le
.25 août, le volume antérieur à la dernière poussée. La palpa- :
tion ne révèle plus aucun point douloureux. Les téguments
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ont retrouvé leur sensibilité normale. L'extension et la flexion sont encore limitées ; et il ya un épanchement résiduel appréciable
— 19 juillet 1922. — Nous avions perdu de vue ce malade. Nous devons à l’extrème obligeance de M. le D: Thoby, prosecteur à l'Ecole de Médecine, la suite de son histoire (1).
L'appareil à extension fut maintenu deux mois. L'épanchement étant presque résorbé, on le supprima sur les instances du malade. Mais bientôt la jambe se fléchit progressivement, et l'on dutintervenir pour la redresser. Ce qui fut fait sans anesthésie, en trois séances espacées de 20 jours. Les deux premières eurent lieu sans incident. La troisième fut suivie d'une poussée d'hémarthrose, dont l’évolution fut d'ailleurs assez rapide. Le dernier appareil plâtré fut laissé en place un mois et demi. Il fut remplacé par un appareil
orthopédique en cuir moulé, maintenant, le membre en
extension. Le malade marche facilement en s'aidant d’une canne, et fait chaque jour le voyage aller et retour de son appartement situé au cinquième étage à son bureau situé au deuxième. |
Il n'y a plus trace d'épanchement. Le genou droit reste globuleux et mesure 29 em. 5 de circonférence. Il existe un léger degré de genu valgum. Tout mouvement de flexion est impossible. En somme le genou est fixé en position satisfaisante. —
En même temps que le traitement orthopédique, le malade recevait un traitement médicamenteux constitué par des sels de chaux, des extraits polyglandulaires et des injections sous-cutanées de sérum de cheval. Au début les injections furent pratiquées selon la méthode de P.-E. Weil, c'est-à-dire à raison de 20 cc. tous les deux mois. Chacune d'elles amenant l'apparition d'hématomes énormes et fort douloureux,
(4) Nous sommes heureux de lui témoigner, à cette occasion, notre bien vive reconnaissance,
on dut bientôt renoncer à cette technique. On fit alors tous les mois une injection de 10 cc. Même cette dose réduite, poussée dans le tissu cellulaire avec une extrême lenteur, produisit des hématomes, mais de faible volume. Le traitement put ainsi être continué. Ses résultats sont excellents. Aucune poussée sérieuse ne s’est produite. A peine le malade éprouve-t-il de temps en temps quelques douleurs accompa gnées d'un gonflement léger et fugace, dans l’une ou l’autre des articulations. Parallèlement à cette amélioration locale, son. état général s’est relevé, les forces sont revenues en partie, et le poids du malade a augmenté de 2 kilogrammes.
M. le D' Brillouët — et nous lui en témoignons ici notre profonde reconnaissance — a bien voulu mettre à notre disposition d'excellentes radiographies des genoux de notre malade.
Au premier coup d'œil, on est frappé par l'extrême décalcification et la gracilité des os. Diaphyses et épiphyses sont également atteintes. \
Nous étudierons d’abord les radiographies du genou gauche. SE
De face on pourrait croire à un effacement complet dez Pinterligne articulaire. En réalité il y a projection de l'ombre de lPépiphyse tibiale sur celle des condyles fémoraux : On voit d’ailleurs nettement chevaucher les traits qui les limitent. L’explication ‘de cet aspect nous est fournie par la radiographie de profil : il ya subluxation du tibia en arrière. La partie postérieure des condyles fémoraux repose sur le versant antérieur du plateau tibial, fortement oblique en bas et en avant. Ainsi s'explique le genu recurvatum que cliniquement
nous avions attribué à une inflexion du tibia au point de jonction de l’épiphyse et de la diaphyse. La hauteur de l’interligne articulaire est diminuée. La partie posté: rieure des épiphyses est irrégulière, couverte de pro-