‹ Contribution À L'Étude Des Arthropathies HémophiliquesChapitre 3 sur 33 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis le Talmud de Babylone, où elle est signalée pour la première fois, l’'hémophilie a été l’objet d'études fort nombreuses. Nous trouvons mention de ses manifestations articulaires dans les « Commentaires » d'Heberden, au xvin° siècle. Et la bibliographie du sujet s’est particulièrement enrichie au cours des cinquante dernières années. /

La « diathèse hémorragique » est cependant assez rare pour que beaucoup de médecins terminent leur carrière sans en avoir constaté un seul cas. De plus,tous les hémophiles ne présentent pas d’accidents articulaires.

Ayant eu l’occasion d'observer deux malades atteints

d’arthropathies hémophiliques, nous avons cru bon d’en rapporter l’histoire, et de l’étudier à la lumière des notions hématologiques récentes.

. Après avoir résumé les connaissances acquises sur les arthropathies hémophiliques, nous décrirons nos cas personnels, et rechercherons dans quelle mesure ils sont conformes aux notions classiques.

ETIOLOGIE

À part ce qui a trait à la localisation particulière du processus hémorragique, l'étiologie des arthropathies hémophiliques est la même que celle de l’hémophilie en général.

Fréquence.Répartition géographique. — Nous l’avons noté déjà, l’hémophilie est une maladie rare. Elle serait plus fréquente dans les pays septentrionaux, Angleterre, Allemagne, Amérique du Nord, que dans nos régions.

Nous ne saurions toutefois admettre sans réserves cette donnée classique : depuis que lPhémophilie est mieux connue, elle a cessé d’être l'apanage des contrées du Nord, humides et froides ; et les observations s’en sont multipliées en France et dans les pays latins.

Saison. — Pour le même motif, nous ne pouvons considérer comme causes occasionnelles d’hémarthroses le froid et l’humidité. Piollet, du reste, pense que les poussées sont plus fréquentes en été qu’en toute autre autre saison.

Beaucoup plus digne de remarque est la périodicité

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