‹ Contribution À L'Étude Des Arthropathies HémophiliquesChapitre 31 sur 33 · MO RES · texte numérisé non relu

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sérum de cheval. En avril 1914, il fit une nouvelle hémarthrose de la hanche droite. Il présentait alors en outre, une certaine diminution des mouvements des deux. genoux : l'extension est normale, mais la flexion ne dépasse pas l’angle droit à gauche et 500 à droite.

Les radiographies de la hanche droite montrent une hypertrophie du petit trochanter. Les surfaces articulaires paraissent normales. Il en est de même au genou,dont la lésion principale est l'augmentation de volume de la rotule. En outre on voit des irrégularités sur les surfaces articulaires de la partie postérieure du condyle externe du fémur,. qe expliquent la limitation de la flexion.

Grâce aux injections d'hémostyl, les accidents aigus ont disparu ; mais les lésions articulaires chroniques n'ont pas été influencées.

Obs. III (résumée). — Marin pu Pan (Rev. méd.de la Suisse rom. 1915, p. 547). — Garçon de 15 ans. Entre à l'hôpital en 1909 pour tumeur du mollet ayant l'apparence d’un sarcome prêt à s’ulcérer. Incision pour biopsie : hémorragie incoër cible pendant 5 jours. On apprend alors que le malade avait

-eu des épistaxis graves et faisait facilement des ecchymoses. A 7 ans et à 10 ans, hémarthrose du genou droit. En juillet - 1909, hémarthrose du genou gauche, qui se renouvelle en 1911. En 1912 nouvelle crise avec tuméfaction des genoux'et du coude droit. En 19143, hémarthrose du genou gauche, avec hémorragie sous périostée du fémur. Le malade peut ensuite reprendre une vie à peu près normale. Il garde une ankylose du genou gauche qu'il ne peut fléchir qu'à 130° environ. Radiographie. Au coude droit : épaississement des extrémités articulaires ; ligne articulaire très étroite ; ossification des cartilages qui ont presque disparu. Au genou ce qui frappe, c'est le volume exagéré de la rotule. L'espace inter- articulaire est diminué ; les cartilages sont ossifiés. : Hérédité hémophilique nette.

2 Obs. IV (résumée). SaBrazÈs et CaBannes. (Gaz. hebd. Soc. méd. Bordeaux, 1898). —:Malade de 35 ans, hémophile ‘avéré, sans antécédents . héréditaires..Présente depuis son ‘enfance (4 à 5 ans) des poussées articulaires survenant tous ‘‘ les 2 mois environ: Les.articulations des :phalanges. du coude; de l'épaule, sont le siège de craquements. fins, avec un:certain degré d'ankylose.. Celle-ci est assez marquée aux 7 genoux, particulièrement à gauche, pour empêcher la flexion ns jambe sur la cuisse de-dépasser l'angle droit... Les, crépitations sont très marquées au niveau del'articulation -scapulo-humérale. La main: posée à: plat sur l’omoplate perçoit

“aussi des craquements nombreux, lorsqu' on Duc cet os

‘sur la paroi thoracique. : AUS 5 GDS E Tales qu “1,

Radiographie. Aux doigts, aux re aux’ de on ne remarque aucune modification dans le volume ni dans la

‘forme des extrémités osseuses. Au genou gauche, les extré-

mités osseuses sont indemnes ; dans l’espace quadrangulaire ‘formé ‘par la rotule, la courbure condylienne, les plateaux

- du tibiaret le:: ligament. rotulien. (le genou étant dans la demi- -‘flexion), on' trouve une ombre qui s'arrête au. niveau de ne prétibiale. Cette:ombre se fonce dans l’angle condylo-

-rotulien ; elle forme ensuite une bande noire qui. accom- - pagne Sur une étendue de2 em. 1/2 la courbe condylienne à

°° Jaquelle elle reste accolée. Cette ombre plus noire est indé-

pas . dont les contours osseux se. détachent ‘très nettement ; à son niveau existent deux petits. îlots plus

‘foncés. FRE articulaire n'est pas plus marqué que Don sn

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33 Obs: V (rérimée ee Rsone. et Miés né .de Rad. et

* “Electrol: 1919, p. 298): Malade âgé de 9.ans, avec un passé

“hémophiliquehèt, mais sans antécédents héréditaires. A 16 mois premiers accidents articulaires. Eruptions purpuriques et hémarthroses se reproduisent d'une façon: subintrante, tous les mois environ, et plus fréquemment en été. Les ge-

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noux sont de beaucoup les plus atteints. À l’arrivée du malade à l'hôpital, ils sont tuméfiés et douloureux, immobilisés en demi-flexion. Le genou gauche est plus particulièrement touché et son aspect globuleux fait contraste avec la partie inférieure de la cuisse, grêle par atrophie du quadriceps. Au niveau de l'article, la peau, de coloration normale, offre un riche réseau de circulation collatérale ; la température locale est légèrement augmentée. On ne trouve ni ecchymoses ni hématomes en aucun point des téguments. L'exploration est très malaisée en raison de la douleur provoquée. L'extension ne dépasse pas 120°, la flexion ne peut atteindre 900, À la palpation, les culs-de-sac sont distendus et on a l'impression d'un empâtement diffus, plus marqué à la partie interne de l'article. Les condyles paraissent augmentés de volume ; la rotule est fixe. Les ganglions inguinaux ne sont pas hypertrophiés. A droite, le genou est moins volumineux, là circulation collatérale moins apparente ; léger choc rotulien ; mobilisation moins douloureuse ; pas de craquements. |

Ecoulement sanguin en jet par piqûre du doigt. Temps de saignement augmenté. Sédimentation spontanée. Au bout de 2 heures, début de coagulation plasmatique. Pas de progrès de la coagulation au bout de 18 heures ; teinte rose du plasma.

Radiographie. — Mêmes lésions aux deux genoux. Pas d'autres lésions des diaphyses et des disques épiphysaires qu'une légère augmentation de la transparence aux rayons. L'épiphyse tibiale a perdu son opacité. Les contours osseux ne sont pas très altérés ; toutefois les lignes qui dessinent la silhouette du plateau tibial paraissent un peu tourmentées et ne présentent pas leur contour habituel. Les condyles fémoraux, légèrement hypertrophiés présentent une décalcification très prononcée ; les extrémités osseuses sont profondément altérées et leur contour irrégulier est formé de parties alternativement rentrantes et saillantes assez accentuées.

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L'espace interarticulaire est un peu restreint. La partie de l'articulation comprise entre la rotule, le plateau tibial et la région antérieure des condyles présente des ombres irrégulières, à contours mal définis paraïssant en rapport avec les réactions inflammatoires de la synoviale. La minéralisation de la rotule est affaiblie ; l'os est nettement augmenté de vo: lume. De plus, au niveau de son bord supérieur, en un point qui paraît répondre à l'attache du tendon du quadriceps, on constate des lésions limitées consistant en un effilochage de la partie postéro-supérieure de la rotule. Les lésions du genou droit, semblables aux précédentes, paraissent un peu plus accentuées, en ce sens que la surface et les contours du plateau tibial sont un peu plus tourmentés et que la rotule paraît faire corps avéc la partie antérieure des condyles hyperostosés.

Obs. VI (résumée). — GENEvRIER (Soc. de Pediatrie, 20 mai 1919). — Enfant de 10 ans. Antécédents héréditaires et personnels chargés au point de vue hémophilique. Retard de coagulation avec irrétractilité du caillot ; coagulation plasmatique. Hémarthroses se réduisant de façon incomplète et laissant aux genoux une apparence globuleuse, avec empâtement synovial. En 1918, le malade heurte du genou une borne. Un gonflement considérable survient immédiatement, sans que la douleur dépasse en intensité celle qui accompagnait la production des précédentes hémarthroses. Après quelques jours de repos au lit, l'enfant reprend sa vie habiçuelle, avec un genou très gros, une jambe fléchie, mais sans douleurs très vives. Il marche encore à clocle-pied trois se-

maines après son accident. Il existe alors un épanchement,

articulaire important ; mais on est frappé en même temps par l’épaississement insolite de l'épiphyse fémorale. La radiographie montre qu'il existe un décollement diaépiphysaire, l'écartement des deux parties osseuses s'étant fait suivaut un angle de 75 environ, ouvert en avant. Après trois

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