OBSERVATIONS
Obs. I. (résumée). Wiesner. Thèse de Paris, 1919. — Roland LA ans.1/2, entre le 17 mai 1919 à hôpital Saint. Louis pour hématurie avec douleur dans la région du rein F droit, datant de la veille, et une tuméfaction du genou droit survenue à au début du mois de mai. Il est sujet aux hémarthroses à à répétition dans les deux genoux depuis 5 ans. An | técédents héréditaires. La mère fait partie d’une famille comprenant huit frères et sœurs, dont deux hémophiles du sexe masculin, l'un mort di à l'âge de 3 ans. La sœur de la grand-mère maternelle de l'enfant aurait eu des! | signes d d' hémophilie : elle: ‘saignait facilement en se piquant, avaitd des ecchymoses, ele. Elle a eu deux enfants du dexe masculin, dont un nettement hémophile. À RS À Antécédents personnels. L'enfant est élevé en nourrice jusqu’à 5 ans. On a raconté à la mère que, chaque fois qu ALL se coupait ou se piquait, sa plaie saignait longtemps. Pour le moindre coup, il faisait de grandes ecchymoses. HAT ans, une morsure de la lèvre est suivie d'hémorragie pro-
longée. À 3 ans, à la suite d'une contusion du cuir che-
velu, il se forme un hématome considérable. A 4 ans 1/2, -
l'enfant perd l'œil droit à la suite d'une chute. Deux
mois après, il aurait eu des douleurs dans le genou gauche,
qui ne furent pas soignées. À 5 ans, sans traumatisme, sur-
viennent des douleurs atroces dans la cuisse gauche, avéc un gonflement très marqué. L'enfant reste dix mois à Thôpi- \: tal, où l'on à porté le diagnostic d'hémarthrose hémophili-
que. Son séjour est marqué par des hémorragies intestinales graves, qui durèrent huit jours. Le membre inférieur gauche ayant pris une attitude vicieuse, on dut le soumettre à Ê extension continue. Depuis cette époque, tous les quatre mois environ, survient chez le malade un gonflement articulaire volumineux et douloureux, durant de trois semaines à deux mois, et disparaissant spontanément par le repos au lit. L'enfant n'est pas sujet aux épistaxis, mais il aurait eu trois hématuries dans son existence, à des époques qu'on ne peut préciser. En 1917, à la suite d'une injection de sérum artificiel dans la fesse, il a fait un énorme hémaiome: Il présente souvent en outre des ecchymoses.
Etat du malade en 1919. L'hématurie cesse au bout de trois jours, grâce à une injection de sérum antidiphtérique. Le . genou droit est globuleux dans son ensemble, et contraste avec l'amaigrissement de la cuisse el de la jambe. L' atrophie musculaire est assez marquée. On ne provoque pas de dou- . leurs osseuses à la pression ; on peut sentir le choc rotulien. E épanchement dure longtemps ; vers la fin du mois d'août, il est encore assez abondant. L' enfant n a pas fait d'autres
£ accidents pendant son séjour au lit, sauf une assez” grande
.ecchymose au niveau de l'épaule droite, et quelques autres plus petites en d'autres points. L'é état général est bon ; ; il n'y a rien à signaler du côté des divers appareils.
Le 27 août, on fait une ponction de l'hémarthrosé dans le but de prélever le sang nécessaire à un examen. Le soir
Pa même l'enfant accuse des douleurs dans le genou et l'épan- . chement se reforme rapidement. Il s'accompagne d'une cer- taine élévation de température (38°) pendant quelques j jours.
Les douleurs durent deux jours. L'épanchement diminue
dans la suite et le genou reprend l'aspect qu'il avait avant la
ponction.
Le 25 septembre, l'épanchement persiste toujours, quoique un peu diminué ; l'enfant peut étendre sa jambe sans provo- -quer de douleurs. La radiographie, pratiquée le 25 août de face et de profil, ne décèle aucune lésion notable ni dans le genou droit, actuellement atteint, ni dans le genou gauche. ‘Examen du sang. Le sang est très fluide et s'écoule en jet par l'aiguille. Il ÿ a sédimentation,coagulation plasmatique, “et rétraction du caillot. La coagulation débute après deux heures, et n’est-totale qu’en trois heures et demie.
Globules rouges : 3.200.000. | Hémoglobine (Talqwist).... 50 p.100
Formule leucocytaire ;
Polynucléaires neutrophiles. 66,85 p. 100 Æ Lymphocytes 08 pan Moyens mononucléaires.... 5,45 — Grands mononucléaires.... O + — Eosinophiles PA nd ete —
NUM cS PA sanguines, normales, par groupes
d’ une dizaine environ. : ÉTAT
Obs. II (résumée). — Goetz. Soc. méd. de Genève, 15 janv. 4914. Pas d'antécédents héréditaires. A 5 ans, début des accidents par une hémorragie qui se prolongea 9 jours à la suite d'une avulsion dentaire. A 14 ans, hémarthrose des deux hanches. A partir de 20 ans, les poussées d'hémarthrose s'espacèrent et devinrent de moins en moins violentes. En dé-. - cembre 1913, à 26 ans, hématome de l'articulation du coude, qui disparut au bout de 8 jours. En janvier 1914, le jeune “homme fut pris d'accidents de suffocation et de dysphagie reproduisant le tableau de l'angine de Ludwig et dû à un “hématome spontané sous-muqueux du pharynx, du plancher. ‘de la bouche, des régions sous-maxillaires et sublinguales. : Il fut traité par la glace intus et extra, et des injections de