‹ Contribution à l'Étude des Bactéracées. (Le bacille mesentericus vulgatus.)Chapitre 17 sur 41 · ÉTUDE SUR LES TU · texte numérisé non relu

ÉTUDE SUR LES TU

sous l'influence du micro-organisme n'avaient plus lieu. Nous tenterons de Le faire plus loin en employant l’élégant procédé de MM. Schutenberger et Risler. Je ne ferai pas ces calculs d'autant plus que je ne tardai pas à m'apercevoir que ces expériences n'avaient pas la grande précision qui était nécessaire; ce procédé, excellent pour les analyses des gaz d'un animal ou d’une plante respirant énergiquement, ne l'était pas pour ce micro-organisme; en effet, les erreurs inévitables, négligeables quand la quantité d'oxygène employée à la combustion est considérable, ne sont plus ici des quantités négligeables. Pour ne citer que deux exemples de ces erreurs, je dirai que je ne pouvais mesurer que les dixièmes de cent. cube d'oxygène; or, comme je faisais mon analyse sur 100 centimètres cubes de l'air du flacon de Mariotte, j'avais une erreur possible pour 10 litres de gaz et 10 centimètres cubes. La seconde cause d'erreur, et qui me paraît plus importante que la première, venait de ce que je considérais que j’introduisais dans mon tube à analyser de l'air sec, regardant l'air du flacon de Mariotte comme en étant — c'était une erreur. En effet, l'air qui remplissait ce ballon était bien recouvert d’une couche d'huile, mais il avait barboté dans de l'eau pour y pénétrer; de plus, malgré la couche d'huile, quelques gouttes aqueuses restant adhérentes aux parois du flacon, l'air de celui-ci était plus ou moins saturé d'humidité; comme le degré de saturation, qui n’était évidemment pas celui de la saturation complète, m'était inconnu, je ne pouvais le calculer.

Il y avait deux manières de corriger ces erreurs : la première, de compliquer encore l'appareil; la seconde, d’en employer un autre. Je me suis arrêté à ce dernier parti, le considérant comme le meilleur et surtout le plus pratique. Il m'a paru que l'appareil dont je devais me servir devait réaliser les conditions suivantes : être parfaitement clos, de manière à garder complètement les gaz qu'il renfermait; être exempt de germes étrangers et ne pas permettre leur introduction accidentelle; enfin permettre l’enlèvement des gaz contenus à son intérieur, ainsi que l'introduction d’autres dont je connaîtrais parfaitement la composition,

LE AGILE MESENTERICUS VULGATUS. 57

Dans ce but j'ai construit l'appareil suivant : le récipient dans lequel je faisais des cultures était formé par un ballon de verre de 2 litres 1/2 de capacité environ: je le

stérilisais par flambage, après l'avoir bouché avec un tampon de ouate.

Le milieu nutritif introduit et ensemencé, Je replaçais le tampon de ouate, et au-dessus de lui je mettais un bouchon de caoutchouc percé d’un trou.

Dans ce trou s'engageait un tube de verre qui était d’abord deux fois recourbé à angle droit sur lui-même (fig. 12); ce tube avait une de ses branches beaucoup plus longue que l’autre et la longue portait presque à sa courbure un robinet à trois voies; sur son extrémité inférieure s’ajustait “un tube presque aussi long que lui, de facon à ce que, lorsqu'on avait introduit du mercure, ces tubes formaient un manomètre qui permettait de connaître toute diminution ou augmentation de pression qui se produirait dans l'appareil.

La fermeture du ballon, assurée presque parfaitement par le bouchon de caoutchouc suifé avec soin, était rendue parfaitement hermétique, grâce à un cylindre en verre enveloppant le haut du col du ballon et le

Fig. 12. — Ballon pour

connaître les changements qui se produisaient dans l'air sous l'influence de la culture du bacille mesenlericus vulgatus. Pour plus de simplicité, on n’a pas figuré les boîtes remplies de olycérine qui entouraient le robinet à trois voies et celle qui se trouvait sur l’ajustage du tube en U formant le manomètre, cet ajutage luimême est supprimé.

dépassant de façon à former un godet que je remplissais de glycérine. Le robinet à trois voies fixé sur la longue branche servait à recueillir, à l’aide de la pompe à mercure, les gaz contenus dans le ballon, et à en introduire

de nouveaux si cela était nécessaire.

Ce robinet, pour plus de sûreté, était lui aussi plongé dans une boîte de glycérine; enfin l’ajutage formant PU et qui n’est pas représenté sur la figure était lui aussi

plongé dans la glycérine.

Per

L'appareil ainsi disposé ne pouvait laisser ni les gaz contenus à son intérieur diffuser ni ceux de l’intérieur se mêler avec eux.

La capacité de tout l’appareil avait été au préalable déterminée avec soin en tenant compte de la profondeur à laquelle pénétrait le bouchon dans le col du ballon et du volume réel du tampon de ouate, de sorte qu'il était facile de calculer par la formule :

Nr Nb [ V (1 + at) le volume des gaz qu'il renfermait.

Le volume réel du tampon était obtenu en prenant la densité d'un même poids de ouate flambé en même temps que le tampon.

Afin d'éviter à nos lecteurs tout travail inutile, nous donnerons tous les volumes de gaz, dont nous aurons à parler dans les expériences suivantes, secs à la température de 0° et sous la pression de 760.

Dans une première expérience nous avons introduit dans le ballon 100 céntimètres cubes de bouillon de veau neutralisé et peptonisé, le volume de l’air enfermé dans l'appareil était de 2373. 043 centimètres cubes. Donc celui de l'oxygène était de 496. 75. Deux jours après, le 18 mars, nous constatons qu'il y a eu une absorption des gaz contenus dans le ballon, car la colonne de mercure est montée d'une certaine hauteur dans la branche droite de l'appareil (dans cette expérience nous avons négligé d'écrire dans nos notes la hauteur de cette colonne), et le calcul nous donne les chiffres suivants :

Volume des gaz dans l'appareil... ...... 2314-23

L'analyse les suivants :

LÉ RSC TRE ES PR TE 19.80 AGIT CATDONIQUE AA EEE TONER 414.73 A'ZOTPIDADALTÉLENCER EEE ER CRE 1876.68

| Dotet EE 2341.21

I y à done eu 62. 22 centimètres cubes de gaz absorbés, soit par la plante qui s'est développée, soit par Le bouillon.

L'examen du chiffre de l'azote 1876. 68, avant l'expérience et après, nous montre que le gaz absorbé est l’oxygène.

Ces 62. 22 centimètres cubes d'oxygène ont été probablement fixés par la plante soit sur elle, soit pour oxyder les matériaux du bouillon, peut-être pour ces deux choses, tandis que les 414. T3 autres ont été employés à brûler Les matières hydro-carbonées du bouillon.

Après avoir, à diverses reprises, fait le vide jusqu’à 720 millimètres avec la trompe à eau, et à chaque fois laissé rentrer de l’air exempt d'acide carbonique daus l'appareil, nous le fermons de nouveau, l'équilibre de température étant établi et nous le laissons tranquille jusqu’au 29 mars, c'est-à-dire pendant 11 jours.

Le volume d’air qui avait été enfermé dans l'appareil le 10 mars était de 2376. 55 centimètres cubes, donc celui de l'oxygène était de 497. 41.

Le 29 mars, il était de 2282. 62.

L'analyse donna :

PRSTNC ER D EE CRM ER PERS. 18.73 ANCIdeRCAr DONTUE PERRET. 384.75 APOERPAUIITÉ NC Eee ceci 1879.14

RO eu ten 2282.62 DARVA DEAD OT. eur nr eneirewie 93.93

On fait Le vide à plusieurs reprises et on renouvelle l’air ; l'expérience est continuée jusqu’au 16 avril; la vitalité de la culture parait bien affaiblie, car dès Le 30 mars la zooglée de la surface est tombée dans le fond du ballon.

Le volume de l'air enfermé le 29 mars était de 2 373. 30 centimètres cubes, par conséquent celui de l’oxyène était de 496. T3.

Le 16 avril, il est de 2367. 45.

L'analyse donne :

OLA LE CCE LORS RTS 338.89 ACIdeNCATDODIQUE A ET nee 153.89 AZOLEDARIIÉLENCe. CE creer 1876.67

OAI SRE Enr 2367.45 OT REA DSOPDÉT ne dau se ee nee 5.85

On fait de nouveau pénétrer l'air, et huit jours plus tard on fait l'analyse des gaz.

Le volume d’air renfermé dans l'appareil le 46 avril était de 2367.47 centimètres cubes. Le volume de l’oxygène

était donc de 495. 61.

Le 24 avril, le volume des gaz est également de 2 367. 47. L'analyse donne :

OXVSONE ME enr men ee staeite cie ET 448.36 ACIdeCATDOMAUEME NME EMMRNNMEPEE 47.25 Azotenparndifiérence 7-0 PME 1871.86

Total Ame GE IRERR 2367.47

Quatre jours encore plus tard on fait de nouveau l'analyse des gaz du ballon, mais comme leur composition est celle de l’air, on considère l'expérience comme achevée.

Comme résultats finaux nous trouvons que dans 100 grammes de bouillon quicontenait 2gr. 974 de matériaux solides brülables, 0 gr. 140 de plante pesée à l’état sec se sont développés et que ce poids de plante a fixé :

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