‹ Contribution à l'Étude des Bactéracées. (Le bacille mesentericus vulgatus.)Chapitre 26 sur 41 · OT TOO TE ARTE · texte numérisé non relu

OT TOO TE ARTE

Fig. 15.— Tableau montrant la marche de l’interversion du sucre dans un liquide de culture en contenant dans la proportion de 200 p. 1000.

presque saturée; pendant les premiers jours, elle ne se

ER É troubla pas, comme c’est le cas ordinaire pour ces solu tions, mais elle resta transparente et claire, la membrane

Vicnar,. — Dactériacées. fl

formée par les micro-organismes fut toujours très mince; cependant le sucre était énergiquement réduit; en effet, voici la marche de cette réduction.

Au bout de vingt-quatre heures, il y avait estimé en glycose 315,43 de sucre interverti.

gr.

AtDout de AS heures. 2 ce +. 62.43 — DOUTER ee CC RE ET 90.90 — RTE A 0 HAE 142.85 — Dern ect co pe 166.66 — Ce CCE CT 250.00 — PRE ST dt 0e 272.45 — D dette eninsiee PAC 285.73 CP De 0 285.79 —— 10, 12, 14, 16, 18 et 20 jours.. 285.75

Une seconde expérience faite dans les mêmes conditions donna les mêmes résultats, le maximum fut atteint le hui-

DE EU 6e D DUC

Fig. 16. — Tableau montrant la marche de l’interversion du sucre dans un liquide de culture en contenant dans la proportion de 400 et 450 p. 1000.

tième jour et s’éleva à 291,32, et resta stationnaire jusqu’à la fin de l'expérience qui fut terminée le vingtième jour.

Nous avons encore élevé la proportion de sucre et nous l'avons portée jusqu'à saturation, c'est-à-dire que nous

avons ajouté à 500 grammes de sucre 500 grammes de bouillon, dans un tel milieu le bacille x ne se développe pas, le sirop . sucre reste intact.

Devant ces résultats et voyant que le sucre n’était pas interverli lorsque la solution était saturée, ne il l'était encore lorsqu'elle contenait 40 p. 100 de sucre, j'ai pris un terme moyen et j'ai essayé une solution contenant 450 grammes de sucre pou 1000. |

Avec cette solution j'ai trouvé les chiffres suivants de sucre interverti estimé en glycose.

j LE.

AUSDo der ADeUTes ee er k 17 — PALOURS NT LE RE ne à 18.40 — A A te Mets 37.28 — RE MS Se er Ca 99.44 =: DOVE LUE POONMTONLET 2 120.53 == CSSS POP EE LS 164.42 — D EN RTS 204.75 — COUR EE RE RARE RC CENT DRE lee) — OR SO A CRUE De IDR 22222 == LOS EE eue 243.54 — 1 ee lle RENE AUS RP 267.18 — LÉ ue ie: NS MR ME RE MELRS 285.68 — TÉUESELIRE AC MINES ES ARRET 295.55 — LÉ AR NT SE Let | 307.69

= 15,.16,17, 48 19%et 20hjours:- 307-69

Nous fimes encore deux expériences avec la même solution et nous avons obtenu dans la première le maximum de sucre interverti le neuvième jour, il s'élevait à 296,34 dans la seconde, le douzième jour il s'élevait à 2985°,57.

Deux hypothèses se présentent à l'esprit pour expliquer la différence qui s’observe entre la quantité de sucre mis dans la liqueur, et celle qu’on trouve de sucre interverti ; l'une, c’est que le sucre qu’on ne retrouve pas à l’état de sucre interverti a été brûlé, elle ne paraît guère probable, car nous avons vu que le sucre élait très lentement détruit ou plutôt transformé en un autre corps que le sucre intervert; l’autre, que lorsque la liqueur contient une quantité voisine de 300 grammes par litre de sucre interverti la diastase sécrétée par le bacille ne l’intervertit plus. La seconde hypothèse est facile à vérifier, il suflit pour cela, après avoir reconnu la quantité de sucre interverti, contenu dans la liqueur, d'ajouter quelques gouttes d'acide sulfurique à

la liqueur, de la faire bouillir, puis de rechercher de nouveau la richesse en sucre interverti. C’est ce que nous avons fait, dans la première expérience, avec 400 grammes de sucre nous avons constamment trouvé à partir du huitième jour 285,73 de sucre interverli; le vingtième après l’ébullition, avec quelques gouttes d’acide sulfurique l’analyse décela que la liqueur contenait 3975°,25 de sucre interverti estimé en glycose, il y avait donc dans la liqueur :

gr:

271.44 de saccharose transformé en sucre interverti. 125.79 —- non transformé.

Dem — avaient disparu ou plutôt ne

pouvaient pas être décelés par nos procédés d'analyse.

Dans les deux expériences faites avec des solutions de sucre contenant 350 grammes par litre, nous n’avons pas retrouvé dans la première 35,41, dans l’autre 25,23 de saccharose, soit sous la forme de saccharose, soit sous celle de sucre interverti.

Nous avons vu précédemment que les liqueurs contenant du sucre intervertis’appauvrissaient petit à petit, probablement parce qu’une partie de ce sucre élait brûlée ou transformée en des produits non réducteurs, de la liqueur de Fehling; en conséquence, on se demande, en voyant la remarquable constance que la liqueur présente en teneur de suc interverti, si la sacchorase non transformée en sucre interverti ne diminue pas progressivement dans la liqueur, à mesure que le sucre interverti est transformé, et si c’est cette interversion qui contribue à maintenir si exactement la même richesse en sucre interverti du liquide.

Pour le savoir, il n’y avait qu’à faire durer une expérience un temps assez long et de calculer de temps en temps la richesse en sucre interverti de la liqueur, puis finalement de chercher la richesse de la liqueur en sucre interverti et en saccharose.

Je fis cette expérience avec une solution contenant exactement 401,76 de saccharose (1), au bout de dix jours la

(1) L'estimation fut faite avec la liqueur de Fehling en intervertissant par l'acide sulfurique uu échantillon de la liqueur.

solution contenait 2935,25 de sucre interverti en glycose, cette proportion de sucre interverti fut retrouvée le 20°, le 32°, Le 58°, le 70°, le 84° et le 110° jour; on cessa alors l'expérience et après avoir ajouté quelques gouttes d'acide sulfurique et fait bouillir on obtient 376#,37 de sucre interverli en saccharose, il y avait donc eu 255,38 de saccharose disparus; par conséquent, pour que la richesse de la liqueur se maintint toujours à 294,95 de sucre interverti entre le 10° et le 110° jour, il fallait que la saccharose restant dans la liqueur continuât à s’intervertir petit à petit à mesure que le sucre interverti disparaissait.

Le sucre interverti m'a paru disparaître sous deux formes, l’une sert à la nourriture ou plutôt à l'édification de nouvelles cellules du végétal, une autre est transformée en acide carbonique et alcool.

La démonstration qu’une partie du sucre sert à l’édification des cellules végétales est fournie par l’expérience suivante :

On ensemence deux ballons, l’un contenant 100 grammes de bouillon faible, l’autre 100 grammes du même bouillon plus 10 grammes de sucre, on laisse les deux ballons à l’étuve; au bout de trente jours, on pèse par le procédé que j'ai indiqué (V.p. 44) les bactéries des deux ballons et on trouve pour le bouillon faible un poids de 0,052, pour le bouillon faible avec du sucre 05,184.

Déjà, simplement à l’œil nu, le dépôt abondant qui existait dans le ballon contenant du sucre indique que la quantité des bactéries formées dans ce ballon est beaucoup plus considérable que celle qui est contenue dans le ballon ne renfermant que du bouillon faible.

Quant à l’alcool formé, il s'élève toujours à une très faible quantité à la fois, je n’ai pu en apprécier la quantité qu'à l’aide de l’ingénieux compte-gouttes pipette de M. Duclaux et je n’ai jamais vu qu’il dépassât 2 p. 100, que le liquide de culture fût distillé au bout de cinq à six jours ou de 4 mois à 4 mois et demi : je pense qu'il diffuse petit à petit dans l'atmosphère de l’étuve à travers le tampon de ouate fermant le ballon; du reste la richesse en alcool du milieu de culture ne peut pas s'élever considérablement, car déjà à la dose de 4 à 5 p. 100 il retarde

et entrave considérablement le développement du bacille mesentericus vulgatus, et de 5 à 6 p. 100 il l’arrête d’une facon absolue.

Quant à la formation d'acide carbonique, nous avons vu en étudiant la respiration de ce micro-organisme qu'il s’en forme une quantité assez considérable.

Si ce travail avait été fait au point de vue chimique, j'aurais dù rechercher la quantité d'alcool et d'acide carbonique formée, pour un poids donné de sucre, et si d’autres corps ne s’élaient pas formés à ses dépens; mais comme il est fait surtout au point de vue physiologique, je ne l'ai point fait.

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