GO ECO EE É
Figure 22 montrant les quantités de sucre réducteur trouvé dans le sirop de sucre sur lequel a agi pendant deux heures à des températures différentes un liquide de culture.
tallisé et très blanc pour 50 grammes d’eau (1); on divise ces mélanges dans plusieurs ballons et on les porte pendant 2 heures à des températures allant de 51° à 63°; on obtient les chiffres suivants de sucre réducteur exprimé en glycose.
gr.
Deux heures ol PP eee 13.66 par litre.
—— DA RARE ES 13.66 == — DOS Hell DOS 14.00 = — or on ae 14.22 =.
— D'OR ce 0e CARE 14.22 — — CHOSES MATE ER 10.63 — — CRETE CARO 6.24 —
(1) Mon sirop de sucre avait été préparé avec du sucre cristallisé (sucre candi) parfaitement blanc, de plus je m'étais assuré qu'il ne contenait pas de sucre réducteur de la liqueur de Fehling, enfin le sirop avait été stérilisé à 1200.
L'empois d'amidon que j'employais était préparé au moment de s’en servir à une température non supérieure à 85° pour éviter qu'une partie de l’'amidon ne se transformât en sucre réducteur.
Les liquides de culture étaient tous franchement alcalins, de sorte que je n'avais pas à redouter l'action intervertissante des acides ; du reste, je m'assurais toujours avant de procéder à l'essai avec la liqueur de Fehling de la réaction du liquide.
LR, sé
bus lt ; y bé ra DT Air
Une autre portion de ce bouillon avait été mise en contact pendant les mêmes laps de temps et aux mêmes températures avec de l’empois d’amidon contenant 20 grammes d'amidon cru et sec pour 1000 grammes d’eau, on obtient les chiffres suivants exprimant toujours la quantité de sucre réducteur en glycose.
gr.
Deux heures à"519....... 7.37 de sucre par litre.
= LÉ de 9.09 — = DD nes 9.09 — = LOL ARTE AE 9209 — = DORE re 9:09 — = CAEN. 7.84 — = CHERE ÿ.00 —
59 53% 55° 57° 5% G6le 63°
Figure 23 montrant les quantités de sucre réducteur trouvé avec l’empois d'amidon sur lequel a agi pendant deux heures à des températures différentes un liquide de culture.
Une seconde expérience faite dans les mêmes conditions me donna les chiffres suivants, mais le liquide de culture était âgé de 8 jours.
Pour l’amidon. Pour le sucre,
gr. gr.
Deuxheures à 5107 06".. 5.43 12238 == ECO au Te 7 6.52 13.85 — FINS LUC 6.57 13.85 = +7 MN RTE 6.57 13.835 = DOS Er 6.57 13.85 MOST 4,8% 12.31 = CROP EEE 3.51 10.28
Ce n’est donc qu’à des températures supérieures à 59° que la chaleur exerce une action destructive sur les diastases sécrétées par le bacille #esentericus vulgatus, je me suis alors décidé à employer la température de 57°, car si une température de 50° est trop voisine de celle qui permet le développement des micro-organismes, 59° est trop voisin de 61°, température qui commence à amener une altération de la diastase.
Il restait une autre question à résoudre, c’est celle de
savoir au bout de combien de temps l’action des diastases était achevée, à cet effet j’aimis les mêmes quantités d’empois d’amidon et de sucre en contact avec le même liquide de culture à une température de 57°, j'ai fait seulement varier le temps.
J'ai obtenu les chiffres suivants :
Pour l’amidon. Pour le sucre.
gr. gr.
SHheures à D Pb netee.e 9.82 8.43 6 NN ONE Re 12:23 10.51 12 —, D so ete 12750 14:04 18 éd MR Ne aies 19-01 12.83 24 ET 14.21 13.59 48 = assoc 14.91 43.59
Une seconde expérience me donna à peu près les mêmes résultats.
Pour l’amidon. Pour le sucre. gr. gr.
D'HEURES UT EE eee 8.41 1202 6 RITES ln: 11550 8.23 12 Re ce 412224 9.42 18 es SU rase 12.87 9.95 24 PT PR ET EP PPTE 13.08 40.25 48 EE ER 13.08 10.25
6h 12h .18h 24h ugh
an 6h 12h 18h. 24h 4e
Figure 24 montrant les quantités de Figure 25 montrant les quantités de sucre réducteur trouvé dans l’em- sucrerédueteur trouvé dansle sirop pois d’amidon sur lequel a agi à 570 de sucre sur lequel à agi à 570 pendant des temps variables un pendant des temps variables un liquide de culture. liquide de culture.
L'action des diastases paraît être, d'après ces deux séries d'expériences, complètement achevée au bout de 24 heures : du reste, d’autres expériences que je necroiïs pas nécessaire de citer au long me montrèrent que ce fait était exact, aussi me suis-je arrêté à laisser agir pendant 24 heures à la température de 57° les liquides de culture dans lesquels je recherchais par leur action les diastases présentes et la force de celles-ei.
Parmi tous les liquides les moins complexes dans lesquels vitle bacille mesentericus vulgatus, il s'en trouve deux qui sont relativement simples, le premier est une solution d’albumine contenant un sel de potasse, le second une solution de peptone contenant également du phosphate de potasse, mais il se développe si faiblement dans le premier liquide que nous n'avons pas cru devoir y chercher les diastases qu'il pouvait renfermer, car la quantité devait en être très minime. Nous avons done seulement fait nos essais avec le second.
Le 1° mai. Mis à l’étuve 20 ballons contenant chacun une solution à 1 p.100 de peptone additionnéede 0,5 p.100 de phosphate tribasique de potasse.
Au bout de 24 heures le liquide de culture mis en contact avec son volume d’empois d’amidon et laissé en présence de celui-ci pendant 24 heures à 57° n'avait pas transformé d’amidon. en sucre.
Au bout de 48 heures il avait transformé une quantité
égale à 5 grammes par litre.
RO
par litre.
O ND & & © SNWNSœI
S ND © © ©t où
Figure 26 montrant la marche de la sécrétion de l'amylase dans une soluntion de peptone à 1 p. 100. Le trait simple indique la première expérience, le trait ponctué la seconde. Les traits perpendiculaires indiquent la quantité de sucre réducteur, les horizontaux le nombre de jour qu'à la culture.
Une seconde expérience nous donna les chiffres suivan{s :
Au bout de 24 heures il transforme une quantité d’amidon égale à 0,0 par litre.
gr.
Au bout de 48 heures..." "0" 8.00 par litre.
-- SJOUPS me creer 10.64 — — knrléa tete té 5.25 — — HN Te AS CNT D.15 — — (RS Re 3.10 — — PREMIER RITES 2.54 — — SEE Ja are de 1.80 — — QU ie care 0.00 ne
Une autre portion de ces liquides de culture avait été mise en même temps en contact avec son volume d'une solution à 50 p. 100 de sucre candi; pour la première expérience j'ai trouvé :
Au bout de 24 heures de contact 2*,42 de sucre interverti.
gr.
Au bout de 48 heures ........ 5.60 de sucre interverti. — JOUR 10.00 = LL — My EMI re 14.68 —
— DS LS Es 45235 — = (RER. 10.20 = QU HR Re 10.00 == == DEEE -ÉTREe 8.33
— DEC LS 8.17 = — TOME Rte 4.16 — — AR AN ER T 2.04 — —- RES TS re tin ce 2.00 == — AO. PRE 2.00 = —— ARE LUE 0.35 — = LOUE RER 0.00 —
Pour la seconde expérience j'ai obtenu les chiffres suivants :
gr.
Au bout de 24 heures... 2.17 de sucre interverti par litre.
48 — ... 8.00 — — — SJOULS RE Te 9.95 — — == RM Ce 14.27 = —- — DE UE 14.74 — — — (PR 11.02 = — — ARE re 9.05 — — = CR RE TE AUl = — — D'NESR 3.45 — — —— 10 MERS 1.55 — — — 1 = 0.00 — —
Ces expériences nous montrent donc qu'il existe dans le liquide de culture formé primitivement d’une solution de
peptone deux diastases, l’amylase et la sucrase ; en existe-t-il d’autres? nous avons vu que le bacille mesentéricus sécrétait en oùtre une présure et une caséase; mis en contact avec du lait, il n’a déterminé ni la coagulation du lait, ni Ja dissolution de la caséine, qu'il était toujours possible de retrouver dans les liquides quelle que fût la quantité du liquide de culture mis en contact du lait.
RO MoNiirnsuEns
Fig. 27. — Tableau de la marche de la sécrétion de la sucrase dans la solution de peptone à 1 p. 100. Le trait simple indique La première expérience, le trait brisé la seconde.
Il nous fut également impossible de trouver les diastases dissolvant la fibrine et l’albumine, mais comme les expériences faites avec ces corps sont semblables à celles que j'ai faites avec Le liquide de culture venant du bouillon simple, que je rapporte plus loin, je n’en dirai rien pour le moment.
Cultivons maintenant notre micro-organisme dans du bouillon de veau neutralisé et peptonisé, nous avons vu que ce milieu lui était des plus favorables et cherchons jour par jour la quantité de diastases qu'il sécrète.
Nous commencerons par l’amylase. Une première expérience nous fait voir qu'au bout de 24 heures une partie du liquide de culture, mis en contact avec son volume d’un empois d’amidon, renfermait assez d'amylase pour transformer en sucre réducteur estimé en glycose un poids d’amidon de 2*,64 par litre.
gr:
AUDE de 22 NEUTES PE EPP PR EC 7.34 — RTOUESA RER MEL ER A ee 9.47 = RSR PT EEE PEU tee 1951 = SR ES be io à 12.51 — HQE. ELLES PR MT TR Re 9.56 — 19 de SR PE A ETES 591 — à En 4.12 — HG FR RES AT REC RES 0.00
Une seconde expérience nous donna les chiffres suivants :
An bout dé céhenress PRES EE Ce 5.32 — OP CA US SR CT ANNE See, à 8.00 — ANOULS CCR Eee ee 10.00 — CREER RS OA RAR ER 8.33 — SL M rnotre DA rorate tot de 2522 — AO AT sr ot de pabak 0.91 — PR ee me ie ee 0.00
Une troisième expériencenous donna les chiffressuivants ; dans cette dernière au lieu d'employer du bouillon étendu
EEE 1 eS AELE
L tee LV 0102 304 5607: 809 10 111218 SAT Fig. 28. — Tableau de la marche de la sécrétion de l’amylase dans le bouil-
lon de veau neutralisé et peptonisé. Le trait simple indique la première expérience, le trait brisé la seconde et le trait brisé avec des croix la troisième. |
de son poids d’eau, nous avons employé du bouillon peptonisé ordinaire,
AMPOUE AS AAMeTES TA Te 573 — ES RO Le eme 6.38 — PROS CO CPS UE 13.40 = CR Ne nee © Se Ce te 13.40 — ONE Tu DO PR ES RE Oe 43.74 — MR TRS AT OT RU 6.93 — D ET re ee ile 6.18 — RENE ES De RE OT 1562 — er 005 Done D 0.94 — LS Se ER 0.00
Nous avions mis parallèlement d’autres portions des mêmes bouillons en contact avec du sucre candi en solution et nous avons constaté qu'au bout de 24 heures le premier renfermait 5,43 de sucre interverti.
gr.
AMDOURe LS DEUTESMENE ses ee 6.28 —= ATOS Re de or be one 8.35 — CR ie te te tata te eue à 8.40 — SR A ee TE ein 9.24 — LORS RTE cas 6.14 -— ARE CAE ab ln dDe 3.714 — ALES COR di 2.62 — OR du 0.94 — TES y PP EE 0.00
Le bouillon employé dans la deuxième expérience donna :
gre Au bout de48heures.... 3.51 de sucre interverti par litre.
— jours eee 9,84 — — —— CN RE 5.60 = a — BE pl éesre 1.57 — — — RE Re 0.84 — — — D PES 0.67 — — — PRE EE Ce 0.00 — —
14 ——- En —
ORAN PRIE ONG er 98010 011112018115 16 7018-19
Fig. 29. — Tableau de la marche de la sécrétion de la sucrase dans le bouillon de veau neutralisé ét peptonisé. Le trait simple indique la première expérience, le trait brisé la seconde, et le trait brisé avec des {croix la troisième.
Le bouillon de la troisième expérience, qui n’était pas étendu de son volume d’eau, donna :
gr.
Au bout de48heures.... 7.93 de sucre interverti par litre. — en El 272 — — — GJours ee 12.95 = — She fo ne 12.45 — — ns NE T5 000 13.66 — — — RENE Doc 1e 12 = == — LHC RET 2.76 — = re 16 —...4 1.90 — — — VOMEEETE 0.74 — = — ADDRESS 0.00 = ==
Continuons à chercher si ces mêmes bouillons contiennent encore d’autres diastases, parmi celles quenous avons déjà rencontrées se trouvent la présure et la caséase, voyons si elles existent; pour cela il nous suffit de les mettre en contact avec du lait, une expérience préliminaire nous ayant montré la présence de la présure, nous avons mis nos bouillons en contact avec des quantités croissantes de lait.
Nous constatons que le bouillon dans lequel il a été cultivé pendant 24 heures coagule 2 parties de lait.
Pendant 48 heures coagule..... 30 parties de lait. — 3 jours STE 30 — — 4 — — Mis 16 —
— a cor 10 —
= es 2 — RE 0 —
Une seconde expérience nous donne des résultats presque identiques.
Pendant 24heures coagule..... 3 parties de lait. — 48 — A 0e 25 — —— 3 jours RP 35 — — x — A D € 35 —- —— nn — ARR IETe 39 —- — 6 — = INR STE 10 — — 7 — VE) k — — 8: — — ..... 1 — — 9 — —2 La (0 —
Quant à la présence d’une caséase il nous fut impossible de la constater, même si nous mettions de grandes quantités de bouillon en contact avec du lait, par exemple 20 parties de bouillon pour une de lait. Il se formait toujours un coagulum-de caséine quand nous ajoutions un peu d'acide acétique, puisque nous chauffions. Du reste la pré-
sence des diastases dissolvant les matières albuminoïdes est impossible à constater par ce procédé, ainsi il nous fut impossible de constater ainsi. la présence des diastases
, CURE IS NET 6 7-8 19 Fig. 30. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la présure
dans le bouillon de veau neutralisé et peptonisé: La ligne droite indique la première expérience, la ligne brisée la seconde.
dissolvant l’albumine et la fibrine, quoique nous ayons vu plus haut que ce devait être à elles qu'est due la dissolution de ces corps. Nous donnerons ici la copie de notre cahier d'expérience.
Le 25 juin on met dans 10 ballons 200 grammes de bouillon, on les ensemence et on les place au voisinage l’un de l’autre à l’étuve, un des ballons contient un cube d’albumine coagulée.
Le 28 juin le cube d’albumine du ballon est devenu entièrement transparent et émoussé sur les bords. On divise le liquide d’un ballon en deux parties égales, qu’on place à l’étuve à 57°, dans l’une on a mis un cube d’albumine de 5 millimètres de côté, dans l’autre quelques flocons de fibrine. Le 29 on constate que l’albumine et la fibrine sont intactes, Le 30 également.
Le 29 Le cube d’albumine témoin est très manifestement dissout en partie. Avec le liquide d’un autre ballon on renouvelle l'expérience de hier. Le 30 puis le1* juillet on constate que l’albumine et la fibrine sont intactes.
VicnaL. — Bactériacées. 10
Le 1° juillet le cube d’albumine témoin est entièrement dissout, on renouvelle l'expérience des jours précédents avec le liquide d’un troisième ballon, les résultats sont identiques.
Le 3 puis le 5 juillet on tenta la même expérience avec les mêmes résultats.
Quant à la diastase dissolvant le gluten, je ne lai point cherchée en présence de l’insuccès que j'ai éprouvé avec celles de l’albumine et de la fibrine, d'autant plus que la présence de ces deux dernières était relativement plus facile à constater que celle qui dissout ce corps.
J'ai, par contre, constaté d’une façon fort nette la présence de la diastase amenant la séparation des jeunes cellules végétales; pour le faire il suffit de mettre en contact des fragments de jeunes tissus avec du liquide de culture à 57°. La démonstration est surtout facile avec des petits cubes de pommes de terre, mesurant 5 millimètres de côté; j'ai trouvé que cette diastase se rencontrait surtout dans le bouillon ayant servi de liquide de culture entre le quatrième et le sixième jour, avant ce terme elle est très peu abondante, après elle a disparu. La contre-épreuve de cette constatation se fait en mettant dans du bouillon simple des cubes de pommes de terre et en mettant côte à côte les ballons à l’étuve, on constate que ceux-ci n’ont pas diminué de consistance et que par simple agitation dans l’eau il est impossible de séparer les cellules l’une de l’autre.
Mais si il nous a été impossible de constater dans les liquides de culture du bacille mesentericus en dehors de l'action des micro-organismes la présence des diastases dissolvant l’albumine, la fibrine, le gluten, nous avons pu constater la présence de celle qui liquéfie une autre matière protéique : la gélatine.
Des portions des mêmes liquides de culture, qui nous ont servi pour les expériences que nous avons relatées plus haut, ont été ajoutées à des quantités croissantes d’une solution de gélatine à 10 p. 100 et le mélange a été maintenu à l’étuve à 57° pendant 24 heures, puis refroidi.
Nous avons constaté ainsi que deux parties et demie du liquide de culture de 24 heures empêchait la prise par le refroidissement de 10 parties de la solution de gélatine ;
qu'une partie de celui de 48 heures empèêchait la gélification de 10 parties de gélatine et que déjà dans la proportion d’une demi-partie la solidification n'était pas complète.
Au bout de trois jours de culture, il était nécessaire d'ajouter à 10 parties de gélatine seulement 3/4 de parties de liquide de culture pour empêcher la solidification. Au bout de quatre jours de culture, il fallait ajouter une partie et demie de liquide de culture pour empêcher la gélatine de se solidifier, le cinquième jour il en fallait également une et demie ; au boutde six jours il en fallait 2 parties et demie: au bout de sept jours troiset demie; au bout de huit jours cinq, enfin le neuvième jour avec cinq parties elle restait solide. Nous n'avons pas poussé les expériences plus loin, car la quantité de bouillon que nous aurions ajoutée à la gélatine l'eût tellement étendue qu'il nous eût été impossible de juger si elle ne se solidifiait plus.