TETE C7 EG
Fig. 31. — Tableau montrant les quantités de liquide de culture qu’il faut ajouter à 10 parties de solution à 10 p. 100 de gélatine pour empêcher sa solidification, les chiffres indiquent le nombre de jours qu'avait le liquide de culture.
Nous avons vu plus haut que l'espèce d’aliment, d’après quelques expériences de M. Duclaux sur les mucédinées, paraît jouer une certaine influence sur l'espèce de diastase sécrétée; cette question est du plus haut intérêt, car sa solution tendrait à expliquer bien des phénomènes se produisant chez les êtres supérieurs, car chez eux il est difficile d'étudier cette influence, heureusement il n’en est pas de même chez les plantes inférieures, cependant on peut probablement en trouver de plus favorable que le mesente-
ricus vulgatus, les mucédinées étudiées par M. Duclaux se prêtent mieux à ce genre de recherches, car elles ne sécrètent suivant les milieux que une ou deux diastases, de plus il est possible de les élever dans des milieux à composition parfaitement connus ce qui n’est pas précisément le cas avec le micro-organisme que nous étudions.
Cependant, maintenant que nous connaissons les diastases sécrétées par le bacille mesentericus et les quantités de celles-ci estimées d’après leur pouvoir, lorsqu'on le cultive dans une solution de peptone et dans le bouillon, nous pouvons en modifiant ces milieux essayer quelle est l'influence de l’aliment.
A cet effet nous commencerons par ajouter au bouillon nutritif que nous avons précédemment employé un peu d’amidon, puis du sucre.
Le 10 avril, mis 14 ballons à l’étuve contenant chacun 150 grammesde bouillonnutritifet 0,3 d’amidon(2p.1000).
Luis LE 0 12345 6 7 à 9 10111213 &
Fig. 32. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de l’amylase dans le bouillon contenant ? p. 1000 d'amidon. La ligne brisée indique la première expérience, la ligne droite la seconde.
Chaque jour on divise le liquide des ballons en deux portions, l’une fut mise en contact à 57° avec son volume d’un empois d’amidon à 10 p. 100, l’autre également à 57° avec son volume de solution de sucre candi à 50 p. 100, après 24 heures de contactl’essai des liquides était fait à l’aide de la liqueur de Fehling, on trouva ainsi les quantités suivantes par litre de sucre réducteur estimé en glycose :
Pour l’amidon. Pour le sucre, s gr. gr.
Le kr RS, lbs 12.50 3.25 (1) NL O0 DORE OR APS 5.55 : RTE CENT LE 18.44 12.50 Fe AE DEA TUE RS 28.00 29.10
Fig. 33. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la sucrase dans le bouillon contenant 2 p. 100 d’amidon. La ligne brisée indique la première expérience, la ligne droite la seconde.
Une seconde expérience faite dans les mêmes conditions nous donna les chiffres suivants :
Pour l'amidon. Pour le sucre.
gr. gr.
LEPÉIOUT Tee mat ec 6.54 7.81 ES PT LEE CRE 11:32 9.50 CR EE Se 17.44 20.00 NB— 1 RMS sue » » 15,40 Bt Dore leche s sets s 11.00 DE »
ER EL e dose D) 14.30 ROC ARMEE ESe 5.54 12.00 SR SR CE 1.30 8.40 PTS TS RE Se 1.00 2580) OP ane fe 0.00 0.96 AE oies es 0.00 0.00
(1) Quant à la quantité de sucre réducteur contenu dans le liquide de culture, nous l’avons négligée, divers essais nous ont montré qu'au maximum elle atteignait 08r,5 par litre et qu'il avait disparu le troisième ou quatrième jour.
En continuant toujours nos expériences dans cette direction, nous avons ajouté 2 pour 1000 de sucre candi au bouillon simple et en opérant de la même façon que nous avions fait pour le bouillon additionné d’amidon, nous avons obtenu les chiffres suivants :
Première expérience. — Mis à l’étuve 14 ballons du bouillon contenant 200 grammes de bouillon additionné de 05,2 pour 100 de sucre candi.
Dans les chiffres suivants le sucre réducteur est estimé en glycose et rapporté à un litre :
Pour le sucre. Pour l’amidon.
gr. gr.
LeHEMOUTEREE-er Eee 8.00 9:25 DORE er ee 25.12 16.00 OCR D dE 0 où d 28.58 18.30 MCE SRS Rs nrre oe due 30.78 30.14 HALLE FO por 00 0De 10.95 16.66 CORSA PER AE CT EE 10.00 15.55 TEE Piège deb pet 4.44 6.24 MEET PSS no 500 3.35 6.20
CO ro doté in DE 2.04 4.80 AO RME EE ENT dns 3.10 VER SE Eco 0.30 1.42 PASS CRETE ec bee 0.00 0.80 RL Éd doc 0.00 0.00
Deuxième expérience. — Cette expérience fut faite exac-
tement dans les mêmes conditions que la première, seulement l’analyse des liquides ne fut faite que tous les deux jours.
Nous avons obtenu les chiffres suivants :
Pour le sucre, Pour l’amidon.
gr. Te
Le DSiour. rer en eee 20.38 18.74 Eh nd MERE ee 22.40 20.85 OS Bodo 24.70 22.22 LE A 6 db ere 28.30 26.66 AO 2. 16.23 14.12 DRE RE NC M eee 3.36 3.70 RTE O2 con UE DEC 100 1.90 108 Re es 0.40 0.74 LS ——"., Re, 0.00 0.00
Il ressort de ces expériences que, sous l'influence de l’amidon comme aliment, le bacille mesentericus secrète plus d'amylase que dans le bouillon nutritif ordinaire,
ainsi le chiffre maximum que nous avons obtenu avec le bouillon simple était 13,74 tandis qu'avec le bouillon addi-
CMP NS TPS NERTEOMOMONNNTANSTENTS 167116
Fig. 34. — Tableau montrant la marche de l’amylase dans le bouillon contenant ? p. 1000 de sucre. La ligne droite indique la première expérience, la ligne brisée la seconde.
tionné d’amidon il s'élève à 28,56, la quantité du sucrase a également augmenté, car elle s'élève à 29,10, tandis que
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de
L 1 J. Ph 2091 4050 60708.:9,10:11172 19 142151617018
Fig. 85. — Tableau montrant la marche de la sucrase dans le bouillon contenant 2 p. 1000 de sucre. La ligne droite indique la première expérience, la ligne brisée la seconde.
dans le bouillon simple il n’a atteint que 13,66. De même sous l'influence du sucre ce bacille sécrète plus de sucrase que dans le bouillon simple, en effet la quantité de sucrase
s'élève de 13,66 à 32,90 sous l’influence du sucre, la quan-
tité d'amylase s'élève également, car elle passe de 13,66 à 29,14.
Figure 36 montrant les quantités proportionnelles des diastases amylase et sucrase, contenues dans le bouillon simple (1), le bouillon avec 2? p. 1000 d'amidon (2), le bouillon avec 2? p. 1000 de sucre (3).
Nous avons vu que le bacille mesentericus vulgatus cultivé dans le lait, coagulait celui-ci puis dissolvait le coagulum, que de plus il dissolvait également l’albumine du lait et qu'il devait, cultivé dans ce milieu, sécréter au moins trois diastases, une présure, une caséase et une diastase dissolvant l’albumine.
Naturellement il me vint de suite à l'esprit de chercher si dans ce milieu nous ne pourrions pas trouver une réponse plus affirmative que nous ne l'avons eue jusqu’à présent à la question, l'aliment a-t-il une influence quelconque sur les diastases sécrétées par les végétaux? Si, par exemple nous trouvons dans le lait une grande quantité de l’une des trois diastases que nous venons d’énumérer, nousserons en droit de répondre affirmativement.
La première expérience que je fis pour résoudre cette question est la suivante :
Je mêlai une partie du liquide qui huit jours auparavant avait été du lait ensemencé avec le bacille mesentericus vulqatus, avec une, deux, trois, cinq et dix parties de lait. Ces mélanges placés dans des flacons furent ensuite mis dans une étuve à 57°; au bout d’une demi-heure le lait de tous les flacons était coagulé, je les laissai à l’étuve jusqu'au lendemainet je vis alors que le lait de tous les flacons, sauf celui qui en renfermait dix n’était plus coagulé, mais était transformé en un liquide semblable à celui avec lequel je les avais mêlés.
Sul
à ER Ces résultats me parurent assez encourageants pour mé-
riter que j'entreprisse une étude méthodiquede la sécrétion des deux diastases qui évidemment avaient agi dans cette expérience.
Je stérilisai donc une assez grande quantité de lait pour avoir, dans toute mon expérience, un lait de composition bien identique et après en avoir séparé Le beurre par décantation, je le répartis par 100 grammes dans 20 ballons de 250 grammes et après une nouvelle stérilisation à 415° et
les avoir ensemencé, je les plaçai à l’étuve les uns à côté
des autres.
D'un autre côté, je stérilisais plusieurs litres de lait, que je conservais pour étudier sur un lait de même composition l’action des diastases.
Chaque jour j'ouvrais un des ballons et après avoir séparé grossièrement à l’aide d’une flanelle les micro-organisme, et les premiers joursle caseum, je mettaisle liquide filtré en contact avec 1, 2, 3, 4, 5, 100, 200, etc., parties de lait et je replaçais les ballons contenant ces mélanges de suite à l’étuve à 57°, pour éviter l’action de la vie des micro-organismes et n'avoir que celle des diastases je portais par avance le lait et Le liquide de culture à 57°, pendant l'opération il pouvait bien baisser de quelques degrés, mais comme elle était vite faite, quelques minutes, et que le bacille ne se développe qu'au-dessous de 50°, cette baisse de température ne pouvait pas permettre l’action de la vie des microbes, de plus je mettais toujours à côté d'eux plusieurs ballons témoins ne renfermant que du lait, je fis de cette manière deux séries d'expériences, comme les résultats concordent dans les deux, j'ai jugé inutile de les renouveler, d'autant plus qu’une seule série était fort longue à mener à bien tout entière : I* série, le 19 avril 1888.
Une, deux, trois, quatre, huit, seize, trente, quarante, cinquante, cent, deux cents parties de lait sont mises en contact avec une partie du liquide d’une culture âgée de 24 heures. Le lait des ballons qui renfermaient 1, 2, 3, 4, 8 parties de lait est coagulé au bout de 25 minutes, ceux qui en renfermaient 16, 30 et 40 seulement au bout de 35 minutes, de plus le coagulum des deux derniers
ballons était mou, peu ferme, diffluant en un mot; les ballons renfermant 50, 100 et 200 parties de lait ne montrèrent, même après 24 heures de séjour à l’étuve, aucun signe de coagulation.
Le 20 avril, on renouvelle la même série de mélanges que la veille; le liquide employé est donc celui d’une culture de 48 heures. Pour abréger autant que possible, nous dirons qu’une partie du liquide de culture a coagulé 100 parties de lait. Les ballons renfermant plus de 60 parties de lait contenaient un coagulum mou.
Le 21 avril. Liquide de culture de trois jours. Le liquide de culture a coagulé 500 parties de lait, le coagulum était mou à partir de 200 parties de lait.
Le 22 avril. Le liquide de culture de quatre jours. Le liquide de culture a coagulé 600 parties de lait, le coagulum était mou à partir de 400 parties de lait.
Le 23 avril. Liquide de culture de cinq jours. Le liquide de culture a coagulé 800 parties de lait, le coagulum était mou à partir de 600 parties de lait et le coagulum du mélange à parties égales et au quart était dissout au bout de 24 heures.
Le 24 avril. Liquide de culture de six jours. Le liquide de culture a coagulé 900 parties de lait le cogulum était mou à partir de 800 parties de lait et le coagulum du mélange à parties égales, au tiers, au quart, et au neuvième était dissout au bout de 24 heures.
Le 25 avril. Liquide de culture de sept jours. Le liquide de culture a coagulé 1 000 parties de lait, le coagulum du mélange au neuvième et au-dessous était dissous.
Le 27 avril. Liquide de culture de neuf jours. Le liquide de culture a coagulé seulement 400 parties de lait, il y a donc eu une disparition rapide dans la quantité de présure contenue dans le liquide de culture. La diastase dissolvant le coagulum formé n’a pas augmenté car seulement les. mélanges à 9 parties et au-dessous sont dissous au bout de 24 heures.
Le 28 avril. Liquide de culture du dixième jour. Le liquide de culture a coagulé seulement 250 parties de lait et le coagulum était ferme seulement jusqu’au mélange au 200°. La quantité de caséine a considérablement augmenté puis-
qu'elle à dissous tous les coagulums des mélanges inférieurs à 1/16, ce dernier inclusivement.
Le 29 avril. Liquide de culture de onze jours. Le liquide de culture peut seulement coaguler cinquante fois son volume de lait, mais si la présure diminue dans ce liquide la caséase augmente, car elle est en assez grande quantité pour dissoudre le coagulum de 29 fois son volume de lait.
Le 30 avril. Liquide de culture de douze jours. Le liquide de culture coagule seulement cinquante fois son volume de lait, la caséase commence aussi a diminuer, ear elle ne peut dissoudre que le coagulum de quinze fois son volume de lait au lieu de vingt qu’elle dissolvait la veille.
Le 1° mai. Pas d'expériences faites ce jour-là.
Le 2 mai. Liquide de culture de 14 jours. Le liquide de culture ne coagule plus que 30 fois son volume de lait et il ne renferme que la caséase capable de dissoudre le coagulum de neuf fois son volume de lait.
Le 3 mai. Pas d'expériences.
Le 4 mai. Liquide de culture de seize jours. Le liquide de culture coagule toujours trente fois son volume de lait et la diastase qu'il renferme est capable de dissoudre le coa-, gulum de 8 fois son volume de lait.
Le 6 mai. Liquide de culture de dix-huit jours. Le liquide coagule quinze fois son volume de lait.
Le 8 mai. Liquide de culture de vingt jours, ne coagule pas de lait et n’en dissout pas.
Nous donnerons plus loin deux tracés, l’un indiquant la quantité de lait qu'un volume de liquide de culture aux différents jours est capable de coaguler, le second les quantités de lait que la caséase renfermée dans un volume est capable de dissoudre, c’est-à-dire de rendre incoagulable par la chaleur et l’acide acétique.
Dans les mêmes conditions nous avons refait une seconde série d'expériences avec du lait différent, ce dernier était un peu plus riche en caséine, il en contenait 37,10 pour 4 000 tandis que Le premier n’en renfermait que 34,56 pour 1 000.
Deuxième série. Le 9 mai, on ensemence 20 ballons de 250 grammes contenant chacun 100 grammes de lait écrémé avec le bacille mesentericus vulgatus et on Les place
au voisinage l’un de l’autre dans une étuve chauflée à 36-38°.
Le 11 mai. Liquide de culture de deux jours. Le liquide de culture est capable de coaguler 60 fois son volume de lait.
Le 12 mai. Liquide de culture de trois jours. Le liquide de culture est capable de coaguler 200 fois son volume de lait.
Le 13 mai. Liquide de culture de quatre jours. Le liquide de culture est capable de coaguler 500 fois son volume de lait et de dissoudre le coagulum de son volume de lait.
Le 14 mai. Liquide de culture de cinq jours. Le liquide de culture est capable de coaguler 800 fois son volume de lait et de dissoudre le coagulum de son volume de lait.
Le 15 mai. Liquide de culture de six jours. Le liquide de culture est capable de coaguler 900 fois son volume de lait et de dissoudre le coagulum de six parties de lait.
Le 16 mai. Liquide de culture de sept jours. Le liquide de culture est capable de coaguler comme la veille 900 fois son volume de lait et de dissoudre le coagulum formé par 8 parties de lait.
Le 18 mai. Liquide de culture de neuf jours. Comme la veille le liquide de culture est capable de coaguler 1 200 fois son volume de lait et de dissoudre le coagulum de 11 parties de lait.
Le 19 mai. Liquide de culture de dix jours. La présure contenue dans le liquide de culture a diminué d’une quantité considérable, car il n’est plus capable que de coaguler 600 fois son volume de lait, elle a done diminué de moitié ou a perdu la moitié de sa force, quant à la caséine elle à augmenté en quantité, car elle dissout le coagulum de 17 fois son volume de lait.
Le 20 mai. Liquide de culture de onze jours. La présure du liquide de culture continue à subir une baisse rapide, car elle ne peut plus coaguler que 200 fois son volume de lait, la caséase qu’elle renferme reste stationnaire; elle dissout, comme le liquide de culture de la veille, le coagulum de 17 fois son volume de lait.
Le 21 mai. Liquide de culture de douze jours. La présure du liquide de culture ne coagule que cinquante fois son volume de lait et la caséine diminue aussi en quantité,
car elle ne dissout que le coagulum de huit fois son volume de lait.
Le 22 mai. Liquide de culture de treize jours. Le liquide de culture ne coagule plus que trente fois son volume de lait et continue à dissoudre le coagulum de huit fois son volume de lait.
Le 24 mai. Liquide de culture de quinze jours. Ce liquide donne les mêmes résultats que celui de 13 jours, mais il ne dissout que sept fois son volume de lait.
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Fig. 37. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la présure dans
le lait. La ligne droite indique la première expérience, la ligne ponctuée la seconde.
Le 26 mai. Liquide de culture de dix-sept jours. Le liquide de culture ne peut coaguler que quatre fois son volume de lait, en même temps que la présure, la caséase a subi une diminution considérable, car le liquide, ne peut dissoudre que le coagulum de son volume de lait.
Le 28 mai. Liquide de culture de dix-neuf jours. Le liquide coagule et dissout la même quantité de coagulum que celui de l’avant-veille.
Le 29 mai. Liquide de culture de vingt jours. Le liquide ne coagule que deux fois son volume de lait et il ne dissout plus le coagulum d'aucune quantité de lait et deux jours plus tard il est incapable de coaguler son volume de lait.
Maintenant que nous avons constaté la présence d’une présure et d’une caséase dans le lait qui a servi de liquide de culture au bacille mesenterieus vulqatus, nous chercherons s’il ne renferme pas d’autres diastases.
Nous constatons d’abord qu'il n’est pas plus possible de mettre en relief la présence de la diastase amenant la dissolution de l’albumine dans le lait, que dans le bouillon, que le ferment qui dissocie les cellules des plantes me paraît pas aussi se rencontrer dans ce milieu.
Quant à l’amylase et la sucrase, on les retrouve dans le lait dans lequel ce bacille a été cultivé quoique en assez faible proportion, ainsi qu'il en résulte des expériences suivantes.
ct & 5 6 7 8 9 101112 19 14 19 16 17 18 19 20
Fig. 38. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la caséase dans le lait. La ligne droite indique la première expérience, la ligne ponctuée la seconde.
Le 20 mai, j'ai mis à l’étuve, après les avoir ensemencés, 12 ballons contenant du lait renfermant par litre 425,93 de
lactose qui réduisait la liqueur de Fehling normale comme 395,56 de glycose puisque 05,1 de glycose correspondent à 05,134 de lactose.
Le 22 mai on ouvrit un des ballons, son contenu fut divisé en deux parties égales qui furent mises à 57° en contact l’une avec son volume de solution de sucre, l’autre avec son volume d’empois d’amidon, le lendemain l'essai à la liqueur de Fehling en tenant compte du dédoublement des liqueurs indiqua 395,56 de sucre réducteur estimé en glycose, le liquide de culture ne renfermait donc point d’amylase où sucrase.
Le 23 mai, on ouvrit un second ballon et son contenu traité de même, indiqua que le liquide contenait 47,06 de sucre réducteur estiméen glycose pour le ballon dans lequel on avait mis le lait en présence du sucre et 465,74 pour celui où il avait été mis en présence de l’amidon, il s'était donc formé pour le sucre 47,06 — 39,56 — 7,50 de sucre réducteur et pour l’amidon 47,74 — 39,56 — 7,18 de sucre réducteur. :
Nous avons obtenu pour Les jours suivants les quantités ci-après de sucre réducteur.
Pour le sucre. Pour l’amidon.
gr. gr.
ÉTIENNE ONE 7.90 7225 ee M ES EI 8.40 8.26 3 Le ALERTE 11.05 10.74 DAT ES ES DO SE EE 13.33 1229 PAS) RL eus SCANS CRETE 13.38% 12795 A) MS OL OR PRE 1027 12.10 SON EL ete Te 0) 6.42 EP ITR ET 26 moe 7.25 6.25 Te ose 6.80 5-10 DIR RER RS. ee 6.80 5.60
Nous n'avons pas poursuivi cette recherche plus loin, car nous avions épuisé les ballons que nous avions mis en expérience et pour pouvoir faire des recherches comparatives il nous eût fallu recommencer une autre série, d'autant plus que n'ayant constaté la présence dans ce lait d’une sucrase et d’une amylase, ce qui était ce que nous cherchions, nous avions atteint le but que nous désirions. Nous nous sommes contentés de contrôler les résultats que nous venons de rapporter, en examinant à divers
moments des ballons de lait dans lesquels nous avions cultivé le bacille mesentericus. Aussi nous avons deux fois constaté que ce lait ne contenait pas d’amylase ou de sucrase pendant les 48 premières heures de la culture, qu’elles n’apparaissaient qu'après, une fois même seulement le troisième jour. | |
Un lait dans lequel le bacille avait été cultivé depuis 6 jours transformait en sucre interverti 9#,70 de sucre, c’est-à-dire qu'il contenait 10,32 de sucre interverti, puisque 342 de sucre correspondent à 360 de sucre interverti 10,32 X — 9,703. Mis en contact avec de l’empois d’amidon, il s’enrichissait de 95,35 de sucre réducteur estimé en glycose. Un lait dans lequel le bacille avait été cultivé pendant 9 jours s’enrichissait mis en contact avec une solution de sucre de 9,30 de sucre estimé en glycose et mis en contact avec de l’amidon, de 10,74 de sucre également estimé en glycose.
Nous avons constaté que ces deux diastases disparaisaient vers le 15° ou 16° jour de la culture; une fois seulement nous les avons trouvés le 17°.
Dans le lait le bacille mesentericus vulgatus développe également la diastase qui empèche la solidification par le refroidissement de la gélatine hydratée ; les quantités de cette diastase qui se trouvent dans le lait sont presque égales mais un peu plus faible que celles qui se trouvent dans le bouillon; la seule différence notable que j'aie observé est que cette diastase s'y trouve un peu plus longtemps, je l’ai retrouvée Le 13° et Le 15° jour de la culture.
Nous avons vu plus haut que ce bacille ne se développait pas (p. 46) dans du lait dont on avait enlevé la caséine, c’est-à-dire dans du petit lait ne contenant pas de l’albumine mais quil se développait dans le petit-lait additionné de peptone. Il m'a paru que l'étude comparative des diastases se trouvant dans Le petit lait et de celles du lait dans lequel le bacille mesentericus aura été cultivé serait interressante, pour connaître l'influence de l'aliment sur les diastases sécrétées par ce micro-organisme, j'ai donc fait les expériences suivantes :
Le 10 mai — j'ai préparé du petit-lait à froid, je lui
ai ajouté de la peptone dans la proportion de 4 p. 100, puis je l’ai neutralisé, il fut stérilisé par 3 chauffages à 60° pendant une heure chaque jour.
Le 15 mai, après ensemencement, il fut mis à l'étuve à 36°.
Le 16, il est devenu légèrement trouble.
Le 17, il existe par places à sa surface une mince membrane.
Le 18, la membrane couvre la surface, mais elle est toujours très mince.
Le 19, la menbrane est un peu plus épaisse, mais toujours lisse. On mêle du liquide de culture avec des quantités croissantes de lait et on voit qu’il renferme assez de présure pour coaguler 12 parties de lait.
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Une seconde expérience nous donna à peu près les mêmes résultats.
Le 1er, je 2e et le 3° jour il n’en coagula pas.
Le 4° jour il coagula......:...1..., 15 parties. —— Rd ce ec eee 20 — 6e — mc rc -reclee 31 — 7 — 2 TIRER IEEE RUE 31 — 8e, — Ne ce de-seide A9 SU ee IR cd 8 — 10 Ch: ee 8 — IH LEA LENS LEE LISE 0 —
Quant à une caséase il nous fut impossible d'en déceler la moindre trace.
Nous avons vu plus haut (p. 89) que lorsqu'on ensemence du lait coagulé spontanément avec le bacille mesentericus vulgatus, la dissolution du caséum se fait beaucoup plus lentement que lorsque c’est sous l’influence de ce bacille que la coagulation se fait, même si on à pris le soin
Vicnaz. — Bactériacées. Al
d’agiter fortement le caséum et Le petit-lait avec de la craie, puis de lui ajouter en outre une très légère quantité de carbonate de soude afin d'assurer la neutralisation. Nous n'avons pas pu donner une explication de ce fait, mais il nous a paru qu'il serait intéressant de rechercher si, dans un tel lait, nous trouverions les mêmes diastases que dans le lait non coagulé et si elles existeraient en mêmes pro-
portions.
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Fig. 39. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la présure dans du petit lait additionné de peptone. La ligne droite indique la première expérience, la ligne ponctuée la secoude.
Le 6 mai, nous avons mis à l’étuve 26 ballons contenant chacun 100 grammes de lait coagulé spontanément agité avec de la craie et alcalinisé avec 2 grammes de carbonate de soude par litre, puis neutralisé à 115° et ensemencé.
Le deuxième jour de la culture le liquide ne coagulait pas le lait.
Le 3° jour le liquide coagulait.......... 4 parties de lait. 4e — de nr % — 5° — ASN HOERMIA 10 — 6° — NE TE PER 10 — ‘k — Sr POPTTE 80 — 8° db Prec) à 120 —
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Nous avons refait dans les mêmes conditions une seconde expérience dont voici les résultats.
Le 2° jour le liquide de culture coagulait...
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Las 50 | En #0 mir] ! | 4) 30 TT \ ] Hi FA 20 \ F ù 10 EL ni + De à DL ul Fig. 40. — Tableau montrant la marche de la sécrétion de la présure dans
le lait coagulé. La ligne droite indique la première expérience, la ligne ponctuée la seconde.
Nous avons déjà vu que ce bacille se développe très bien dans une solution de caséine additionnée de sels minéraux (phosphate tribasique de potasse et chlorure de sodium), nous avons cherché d’abord quelle était la proportion de présure et de la caséase qui pouvait se trouver dans ce mélange, puis les autres diastases.
Nous avons ainsi trouvé que le premier jour de culture ce liquide ne coagulait pas le lait, que
Le 2° jour une partie de ce liquide en coagulait... / parties. 3° — — 34 — 4e — — 4 — 5° — — iUue 6e DE — SEE LR Li — Hend Er 8° — — Le VOUS 9° Fe — nu O0 UE 10e —— — 5. 20 aie — — OL 12° = — HOMO le 136 — —— ss) VID PUISE Fig. 41. — Tableau montrant la marche de la sécrétion dela présure dans
une solution de caséine et de sels minéraux. La ligne droite indique la première expérience, la ligne ponctuée la seconde.
Une seconde expérience faite dans les mêmes conditions nous donna les chiffres suivants, qui se rapprochent de ceux de la précédente expérience.
Le . jour le liquide ne coagulait pas le lait.
— coagulait HSE 3 PE delait.
je — ee Rec. 10
4° — RE 0 15 — 5° — AU Se 200 — 6° — MT niet 75 = "12 — MOMIE STE 85 == 8° — A 2h ge — + Dites: 20 — 10° — a 7 —
die — =
12e — er RUE 0
Dans le lait qui a servi de milieu de culture au bacille
mesentericus vulgatus nous avons donc trouvé cinq diastases existant dans des proportions fort différentes, la présure domine, puis viennent la caséase, l’amylase, la sucrase et la diastase amenant la liquéfaction de la gélatine.
Les quantités de présure varient avec la forme sous laquelle la caséine est donnée comme aliment à ce micro-organisme, par exemple la quantité de cette diastase est très grande dans le lait ordinaire, plus faible dans le lait coagulé avant de servir de milieu de culture et enfin devient encore plus faible lorsque la caséine lui est offerte comme aliment après avoir été dissoute dans l’eau à la faveur de sels alcalins.
Le résultat final de ces expériences nous montre que l'aliment joue certainement un certain rôle sur l'espèce de diastase sécrétée par le bacille mesentericus vulqatus. Nous avons vu au début de ce chapitre que l'influence d’une petite quantité d’amidon ou de sucre se faisait déjà sentir, mais les différences entre les quantités de diastases (amylase et sucrase) sécrétées par ce bacille dans le bouillon ordinaire et dans le bouillon additionné de sucre et d’amidon n'étaient pas très marquées, tandis que avec la caséase nous avons des chiffres très différents, suivant que
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