MAGNÉSIUM
GESSARD (1892) n’a pas cru trouver dans le magnésium un élément exerçant une action considérable sur l’aspect des cultures de B. pyocyaeus. |
KuNYTZ (1900), SAMKOW (1903), signalent l’influence du sulfate de magnésium sur la fonction chromogène de B. prodigiosus. SULLIVAN (1905) démontre que la présence de sulfate de magnésie est nécessaire non seulement à la formation des pigments rouges (B. prodigiosus, B. rosaceus metalloïdes, B. ruber balticus mais aussi à celle des pigments violets (B. ziolaceus, B. janthinus),
En 1911 Ph. LassEUR obtient une production abondante de chlororaphine en milieu synthétique LT; mais dans un milieu où l’on supprime le sulfate de magnésie, B. chlororaphis donne des cultures toujours incolores, ne présentant jamais de cristaux.
LAssEUR, THIRY, A. Dupaix, OLIVIER (1930), A. Duparx (1933), montrent qu’en l'absence de magnésium B. caryocyaneus donne des cultures incolores en milieu Li de LAssEur: « En l'absence de sulfate de magnésium, la fonction fluorescigène ne peut se manifester. »
Il y a plus! Il faut que le milieu renferme des quantités relativement élevées de sulfate de magnésium pour montrer de belles colorations.
En général pour des doses de 1 à 2 milligrammes de chlorure de magnésium, les cultures ne présentent qu’une coloration jaune.
Si à de telles cultures on ajoute du sulfate de magnésium dans la proportion de 80 milligrammes pour cent, on observe l’apparition instantanée ou très rapide (suivant le mode d’apport de l’électrolyte) d’une magnifique fluorescence vert intense.
C'est une des expériences les plus belles et les plus démonstratives que l'on puisse réaliser en Microbiologie.
MaARCHAL (1932) a montré qu’en l’absence du magnésium il n’était pas possible d'obtenir de manifestation chromogène dans des cultures de B. pyocyaneus.
Pour A. Dupaix (1933) la fonction fluorescigène de B. caryocyaneus ne peut se produire en l'absence de sulfate de magnésium. Un apport tardif de cet élément, en proportion convenable, dans des cultures âgées de huit jours et complètement incolores, détermine après 24 heures l’apparition d’une superbe fluorescence. Des expériences substituant le chlorure au sulfate ont démontré que le sulfate de magnésie agirait par son cation et non par son anion.
Si le rôle du magnésium dans la fluorescence est définitivement établi il est cependant encore impossible à l’heure actuelle de préciser le mécanisme de son action.