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PIGMENT JAUNE

B. pyocyaneus est susceptible de produire à côté de la pyocyanine un pigment qui entre certaines limites de réaction est jaune. Celui-ci résulterait de l'oxydation spontanée de la pyocyanine. Il serait cependant susceptible d’être sécrété directement par le Bacille.

Le pigment jaune est favorisé par les substances alcalines additionnées au milieu. Pratiquement inoxydable aux pH acides, la pyocyanine s’oxyderait rapidement à pH = 13.

La matière colorante jaune appelée encore pyoflavine est soluble dans le chloroforme en même temps que la pyocyanine. Pour son extraction on débarrasse donc le chloroforme de la pyocyanine et on le traite par une

solution de soude N/10 qui le décolore et prend en même temps une co- Joration rouge. Après acidification le pigment s’extrait de nouveau par le chloroforme. L'évaporation de la solution chloroformique dans le vide permet d'obtenir une masse cristalline se dissolvant dans une solution diluée de soude.

La pyoflavine présenterait deux virages, un à pH = 8 allant du jaune au rouge, un autre à pH = 1,7 allant du jaune au rouge orangé.

Spectre d'absorption

D'après VELLINGER la forme jaune n’a pas de bande caractéristique. La forme alcaline aurait au contraire une forte bande ayant son sommet à à = s15 environ. La forme acide présenterait une forte bande dont le sommet serait situé à À — 500.

WREDE et STRACK ont donné une formule de constitution de ce pigment ‘représentant la moitié de la molécule de pyocyanine avec un groupement oxhydryle phénolique dont ils ont fait l’hémipyocyanine.

Le point isoélectrique de la pyocyanine qui serait d’après VELLINGER un ampholyte est situé à pH = 48. C'est au groupement oxhydryle phénolique qu’il faut attribuer le caractère acide de cette substance.

À des pH supérieurs à 7 le pigment jaune vire au rouge, c’est ce qui résulte de la courbe de dissociation établie par VELLINGER.

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