‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 115 sur 140 · CH · texte numérisé non relu

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ce qui en ferait, selon la nomenclature chimique, un Bis [méthyle-10-oxo T tétrahydro-1.0.0.10 phénazindiyle 9.91. Ou bien si l’on conçoit l’existence de la norpyocyanine, la pyocyanine naturelle serait le diméthyle 10.10 (norpyocyanine).

WREDE et STRACK (1920) ont réussi à faire la synthèse de la pyocyanine en chauffant à 100° C. pendant quelques minutes l’(a) Oxy-phénazine avec un diméthyle sulfate. Le produit de la réaction donne avec de l’eau et un alcali de la pyocyanine.

Spectre d'absorption (Voir Planche spectrogrammes)

De très nombreux auteurs ont étudié le spectre d'absorption de la pyocyanine. C’est ainsi que l’on peut citer les travaux de GESsARD (1882), BABES (1889), CLuzkr RocHaix et KOFMANN (1921).

LASSEUR et GROSS (1926) ont repris ces recherches en étudiant d’une part l'absorption dans la partie visible du spectre où celle-ci est peu caractéristique, d'autre part dans l'utra-violet où la pyocyanine et son chlorhydrate offrent de magnifiques bandes d'absorption.

La pyocyanine présente deux belles bandes d'absorption; c'est ce qui résulte des expériences de LAssEuR et de ses Collaborateurs. La première

bande avait déjà été perçue par les savants lyonnais CLuZET, ROCHAIX et KOFMANN (1921).

L'étude des bandes d’absorption du chlorhydrate de pyocyanine ne présente pas des résultats nets. Les deux bandes sont fortes, la première est asymétrique, la deuxième ayant son maximum d'absorption difficile à préciser.

VELLINGER a étudié d’une façon remarquable (1933) les propriétés spectrales de la pyocyanine. Se servant du spectrophotomètre de KOENIG- MARTENS, il a déterminé le spectre du pigment pour toute l’étendue de l’échelle des pH. Pour calculer les constantes il a utilisé le poids moléculaire de 420, déterminé par WREDE et STRACK en 1924-28.

La forme bleue de la pyocyanine n'aurait pas de bande caractéristique dans le spectre visible. La forme rouge obtenue par lavage de la solution chloroformique avec une solution aqueuse d’acide chlorhydrique aurait une forte bande d'absorption dont le sommet est situé à À = 523 environ.

VELLINGER a déterminé de même par voie spectrophotométrique la courbe représentant la dissociation du pigment en fonction du pH.

La constitution de la pyocyanine établie par WREDE et STRACK, qui la considèrent comme la combinaison de deux molécules d’oxophénazine substituée sur l’azote, ne serait pas d’après VELLINGER en harmonie avec les propriétés de dissociation du pigment.

D'après la courbe de dissociation à pH = 6, au moins 20 % du pigment se trouve sous la forme rouge d’où on est en droit de se demander si la forme rouge de la pyocyanine n'aurait pas un rôle dans la caractérisation de la variété érythrogène de GESSARD.

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