ACTION DÉ DIFFÉRENTS RÉACTIFS CHIMIQUES SUR LES PIGMENTS
Ammoniaque,.
SOUS ARMES a tie Acide chlorhydrique .
coloration vert-pomme.
coloration vert-pommre.
coloration bleu-violet.
coloration bleu-violet sale.
coloration verte.
coloration rouge.
Dans son travail À. Duparx a montré de même que bien des caractères séparaient B. caryocyaneus de B. pyocyaneus et que malgré la tentative faite par BEIJERINCK il n'était pas possible de rapprocher ces deux ger-mes d'aucune manière. C’est ce qui ressort du tableau suivant:
Différenciation de B. caryocyaneus et de B. pyocyaneus
(In. DupPaix 1933)
CARACTÈRES différentiels
Odeur des cultu*es....:
Dilution limite d’agglu-
B. carvocyanus BEILJERINCK-DUPAIX
odeur putride
B. pyocyaneus pyocyanogenes GESSARD
odeur de coumarine
tination en présence de 1/100.000 O sérum PB. caryocyaneus
Spectre d'absorption du AA =" 0105 AT6IU Rene 0a = 6 pigment dans la partie XV 0618" a 2570 (Lasseur et GROSS, visible du spectre... 1926)
Pouvoir pathogène pour
germe dépourvu de pou-
germe pathogène.
les animaux à sang
chaud.
voir pathogène,
Faisant appel à la notion de parenté humorale A. Duparx a déterminé des affinités que la morphologie et les caractères culturaux n'étaient pas susceptibles de déceler.
De ces expériences effectuées avec des sérums de lapin préparés avec des germes tels que B. chlororaphis, B. caryocyaneus, il résulte qu'avec un sérum anti-caryocyaneus (taux limite d’agglutination — 1/100.000), B chlororaphis est agglutiné au 1/800 tandis que B. cyaneo-fluorescens n’est pas agglutiné à la dilution du 1/100. La caryocyanine constitue cependant un pigment plus voisin de celui sécrété. par B. cyaneo-fluorescens que de la chlororaphine.
Si B. chlororaphis et B. caryocyaneus se rapprochent par certains de ieurs caractères morphologiques et culturaux ils se séparent absolument par la production de substances chromogènes différentes et pâr leur pouvoir pathogène vis-à-vis des animaux à sang chaud.
L'agglutination décèle également qu'il n’y a pas de parenté sérologique entre B. caryocyaneus BEIJERINCK-DUPAIX, B. pyocyaneus pyocyanogenes GEssArD (1882), B. cyanogenus FLUGGE (1886).
Il résulte des travaux de THIRY et CHAMOT (1807-1900), LASSEUR et ses Collaborateurs, que le pigment de B. polychromogenes et celui de B. Le Monmieri sont nettement différenciés.
Les germes du lait bleu ont des affinités sérologiques indubitables avec B. Le Monnieri et B. pyocyaneus: « de cette constatation 1 ne faudrait pas conclure à une parenté étroite entre B. Le Monnier et B. pyocyaneus. » (LASSEUR 1928). |
Les germes sont en effet constitués suivant la conception de NIcOLLE et ses élèves par une « mosdique d’antigènes », plusieurs de ceux-ci pouvant se rencontrer dans des espèces cependant très différentes.
L'existence de ces combinaisons antigéniques est une source d’explication de toutes les relations sérologiques constatées, relations qui n’en respectent pas moins l’individualité de chaque espèce.
C’est ainsi que LASSEUR (1924) a montré qu'un sérum préparé avec B. Le Monnieri et agglutinant les germes homologues au 1/2.000, agglutinait seulement B. cyanco-fluorescens au 1/50 et B. syncyaneus au 1/100. Le même sérum possédait la propriété d’agglutiner à un taux n’excédant pas le 1/30 différentes variétés de B. pyocyaneus, B. violaceus, B. chlororaphis.
L'épreuve de CASTELLANI (saturation des agglutinines) effectuée suivant la technique de LASSEUR, montre que:
B. Le Monnieri ne renferme pas d'agglutinines dites spécifiques pour B. cyaneo-fluorescens, ni pour B. syncyaneus. Au point de vue sérologique et en comparant les caractères biologiques il y aurait cependant une certaine parenté entre B. Le Monmieri et le Bacille du lait bleu.
L'étude des pigments sécrétés par les germes permet de même une séparation assez nette des espèces chromogènes. C’est ainsi que A. Duparx (1930) a montré que la caryocyanine était différente de la pyocyanine et du pigment sécrété par B. cyanogenus. Elle a signalé de même qu'il y aurait un rapprochement à faire entre B. caryocyaneus et B. cyaneofluorescens, les pigments de ces deux germes donnant dans la partie visible du spectre, le même maximum d’absorption de FORMANECK : (À = 588,5).
Et cependant les deux germes sont nettement différents.
Nous empruntons au travail remarquable de A. Dupaix le tableau suivant, résumant l’action de quelques substances chimiques sur la caryocyanine et le corps coloré produit par B. cyaneo-fluorescens,
Action de quelques substances chimiques sur les pigments
sécrétés par B. caryocyaneus et B. cyaneo-fluorescens
in. DUPAIX 1933.)