IDENTIFICATION DES PIGMENTS MICROBIENS
On peut obtenir très facilement des cristaux purs de chlororaphine et des cristaux de pyocyanine. Il n’en est pas de même pour toutes les autres substances chromogènes. En effet, malgré les ébauches de formes cristallines qui sont fréquemment observées après l’évaporation des solvants utilisés, il est souvent impossible d'obtenir des cristaux. C’est ainsi que toutes les tentatives effectuées par A. Dupaix pour obtenir la caryocyanine à l’état cristallisé ont été vaines. Les nombreuses techniques utilisées telles que l’analyse capillaire, l'emploi de sulfate d’ammoniaque, d’acétone n’ont donné aucun résultat. Ces procédés d’extraction avaient pourtant rendu de grands services dans d’autres circonstances à LASSEUR (1914) qui les avait préconisés.
Devant les grandes difficultés que présente l’obtention de corps cristallisés, les Microbiologistes ont eû recours aux spectres d’absorption pour la caractérisation des pigments. Malheureusement les résultats ne furent pas très appréciables ; ils avaient, en effet, été obtenus à l’aide d’une échelle arbitraire sans concordance avec les longueurs d’onde.
LASsEUR et GIRARDET reprenant l’étude de quelques pigments en utilisant les longueurs d’onde d’une part et les méthodes d'HARTLEY et de FOoRMANEK d'autre part ont rendu de grands services à la Bactériologie.
CT 58 = Nous allons envisager successivement le rôle de l’analyse capillaire et de la spectrographie dans l’identification des pigments.