‹ Contribution à l'étude des bactéries bleues et violettesChapitre 95 sur 140 · IT. — SPECTRE D’ABSORPTION · texte numérisé non relu

IT. — SPECTRE D’ABSORPTION

Dans leurs recherches, les Bactériologistes ont adopté une échelle arbitraire, ce qui prête à des confusions nombreuses, LASSEUR et GIRARDET ont montré qu'il est de toute nécessité d’utiliser la notation en longueur d'onde. En opérant ainsi, ils ont indiqué que l'absorption était fonction d’un assez grand nombre de facteurs: de l’épaisseur, de la concentration (lorsqu'ils faisaient varier cette dernière, le corps dissout se modifiait en s’ionisant), de la température, de l’âge des solutions colorantes.

Pour caractériser une substance susceptible d’être obtenue cristallisée pure, on peut se contenter d'établir les bandes d’absorption pour une concentration, uñe épaisseur, une température déterminées. En ce qui concerne les pigments microbiens pour la plupart tous difficilement cristallisabies, la chose n’est pas aussi simple. LASSEUR et GIRARDET ont combiné la méthode de FORMANEK GRANDMOUGIN et celle de HARTLEY.

Méthode de FORMANEK GRANDMOUGIN. — Dans cette première méthode les auteurs opèrent sur des solutions suffisamment diluées. Ils déterminent la position du seul maximum d’absorption définissant la bande. De cette manière on distingue des bandes principales et des bandes secondaires. FORMANEK et GRANDMOUGIN ont montré de plus que sous l’action des bases ou des acides choisis de façon convenable, il est possible de déterminer des modifications de l’absorption.

Cette méthode peut rendre de grands services, car elle est indépendante de la concentration. Ceci est très avantageux pour l'étude des substances non cristallisables desquelles il est difficile d'obtenir une solution concentrée.

Méthode de HARTLEY. — HARTLEY au contraire, fait varier la concentration ou l'épaisseur de la couche absorbante. Il établit des courbes d’absorption qui sont tout à fait caractéristiques.

Une substance ne se détermine pas par les limites des bandes, mais bien par l'allure générale de la courbe d'absorption.

M. HarrLey fils (1913) a su tirer un parti merveilleux de la technique de son père et l'appliquer avec le succès que l’on sait à l'étude du pigment de B. violaceus.

(1) Se reporter aux spectogrammes (planches à la fin du volume),

REUTERS

Page 1