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DONNÉES GÉNÉRALES

Avant d'entrer dans la discussion de Finjection des glandes de Bartholin, rappelons quelques données générales sur ces organes.

À un centimèlre environ au-dessus de l’orilice inférieur du vagin sont situées à droite et à gauche les glandes vulvo-vaginales entre les deux aponévroses superficielles et moyennes ; en haut et en dedans, les glandes de Bartholin sont en rapport avec le bulbe du vagin, en bas avec les veines hémorroïdales et en dehors avec lischion. <

Ces glandes, lobulées, dont le volume est celui d’une

amande,sont d'une coloration rosée, formées de granula-

lations débouchant dans des sinus avec canalicules s’anas-

tomosant entre eux et aboutissant à un conduit excréteur

qui vient déboucher dans le sillon qui sépare les petites lèvres de lhymen ou des caroncules.

Le développement de ces glandes tributaires des vaisseaux et nerfs honteux internes et des ganglions Iÿmphatiques des parois vaginales est intimeinent lié à la vie génitale dela femme: Il y a atrophie à mesure que s'éteint l’activité sexuelle.

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Aussi ne verra-t-on apparaître l'affection qui nous oceupe, c'est-à-dire l'infection de la glande de Bartholin, qu'au moment où cet organe sera en pleine activité.

Dans les ouvrages que nous avons consultés nous * avons trouvé des cas de bartholinite chez de très jeunes sujets, notamment une observation chez une jeune fille de 14 ans. ° Pre

Aux glandes vulvo-vaginales il faut rattacher une série de follicules glandulaires décrits par Huguier.

Ce sont d'abord les follicules vestibulaires très petits et - peu profonds : leur nombre est de 7 ou8,et ils sont moins intéressants que les follicules uréthraux qui sont, eux, moins nombreux.

Ceux-ci viennent s'ouvrir à la surface du tubercule médian, ils sont parallèles à l’urèthre et sont situés sous

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la muqueuse de ce canal, dans l'épaisseur du tissu spon< gieux. Ils sont donc plus profonds et plus volumineux.

Profonds sont aussi les follicules latéraux uréthraux sur les côtés du méat urinaire. :

Les follicules latéraux de l'entrée du vagin sont très nombreux et très importants : On les rencontre latéralement de chaque côté de l'entrée du vagin dans le sillon formé par la muqueuse vulvaire et par l'hymen ou ses débris.

On connait leur rôle dans l'infection chronique blennorragique et nous croyons que celte affection très rebelle est une cause très fréquente de bartholinite.

DONNÉES ÉTIOLOGIQUES

Il ne faut pas, croyons-nous, donner une importance outrée à certaines causes prédisposantes telles que le lymphatisme, certaines professions, Fananistné la grossesse, la malpropreté, etc.

Il est certain que toutes les causes qui peuvent stimuler, congestionner ou traumaliser les organes géni-. taux externes favorisent l'infection : mais, disons-le de suite, la fréquence des bartholinites chez la prostituée nous éclaire sur leur étiologie : en effet l'anaiyse bactériologique nous montre le rôle du gonocoque. Alary (Thèse de Paris 1891-92) a fourni à P appui de ces données étiologiques des analyses bactériologiques probanles.

Le processus inflammatoire qui aboutit à Pabcès canaliculaire ou parenchymateux de la glande vulvo-vaginale est dû au micrococeus de Neisser : mais il y a souvent une infection mixte. Le gonocoque prépare le terrain au staphykpcoque, si bien que le pus de l'abcès ne contient plus que du staphylocoque.

On peut rapprocher ce fait de l'absence du même micrococcus de Neisser dans les $ abeès péri- uréthraux chez l’homme.

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[l résulte des travaux de Veilla et Hellé que les bartholinites sont dues au gonocoque que l’on trouverait seul dans la bartholinite aiguë (première crise) associé dans les formes ouvertes ou chronique.

La fétidité du pus sera due à la présence d’ Robe

Welander (Thèse de Nancy 1888) a examiné 12 cas et n'a pu retrouver le micrococcus de Neisser: trois fem-. mes cependant en avaient dans leur urèthre.

Gerheim a trouvéau-début:legonocoque, mais un mois plus tard il n’y avait plus que des staphylocoques dorés et blancs. |

On a d’ailleurs rarement l’occasion d'observer l’infection juste au début, les malades ne consentant à demander un traitement que quand le volume de l’abcès et la douleur les y oblige. | :

Les lésions que l'on trouvera dans cette infection dépendront de la structure de la glande : nous n’insisterons pas sur l’histologie normale bien établie par Langerhans Wiréhow (Archives de 1874), Sinet Rues de biologie, 1880).

L'infection étant ascendante nous aurons a abord une prolifération considérable de lépithélium des conduits excréteurs el en même temps une infiltration embryonnaire qui forme autour des canaux un manchon continu:

Mais ici comme autour-d'un urèthre nous aurons la formation d’abcès péricanaliculaires.

«Ces abcès péricanaliculaires que nous n'avons pas encore vu signalés ont une importance capitale au point de vue pathogénie des abcès à répétion de la gtande vulvo-vaginale. » (Leblanc, thèse de Paris, 1895.)

Sous l'influence d'une poussée congestive, menstrues, traumatisme, coït, etc., ces abcès péricanaliculaires qui

Ce étaient en résorption reprennent leur évolution, d'où formation d'une nouvelle poche purulente.

La bartholinite chronique évolue.

On pourra observer aussi d’autres complications non moins eunuyeuse. L'existence de lobules aberrants, de prolongements anormaux permettent de-comprendre la constitution des fistules vulvo-vaginales, dont Le point de départ sera facilement reconnu par l'analyse bactériologique du pus gonococcique, ou à défaut la présence de cellules épithéliales glandulaires.

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