‹ Contribution à l'étude des Blastomycoses pulmonaires: Une nouvelle espèce de levure pathogène: Saccharomyces catarhallis n. spChapitre 6 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les Blastomycoses pulmonaires.

D'après A. SartToRY [11], la première relation bien observée de levure pathogène chez l'homme a été faite en 1893 par ACHALME et TRoIsIER [12] dans un cas d’angine rappelant cliniquement le muguet. Un enduit blanchâtre recouvrait pharynx, amygdales, piliers du voile du palais, luette, face interne des joues. Au microscope, on décelait la présence d'une levure : le Saccharomyces anginae qui fut décrite par VuizLEeMiN en 1901 [13].

BRrazzoLaA [14] décrit, en 1896, une levure pathogène pour les animaux trouvée dans les fausses membranes d’un enfant mort de diphtérie grave. On n'obtint pas par la culture, de bacille diphtérique, mais à l’état pur, une levure. Par inoculation aux animaux de laboratoire, le parasite conférait une maladie semblable à celle de l’homme avec manifestations inflammatoires et nécrotiques, etc.

SAN FELICE [15|, en 1898, isolé des poumons d’un porc de nombreux nodules dans lesquels il découvrit une levure: le Cryptococcus granulomatogenes pathogène pour le porc, non pathogène pour la poule, le rat blanc, le cobaye et le lapin.

OrmsBY [16], en 1902, signale chez un homme de 38 ans, fermier dans l’Indiana, une blastomycose généralisée qui débuta par une amygdalite suppurative ; à celle-ci succéda une pneumonie (toux, expectorations abondantes).

EiseNDRATH et OrMsBY [17], en 1905, LE Cour etMyers|{18|, en 1907, nous font connaître un cas fort curieux de broncho-pneumonie blastomycétienne avec dilatation des

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bronches, blastomycose des ganglions péri-bronchiques, de la plèvre, des tissus sous-pleural et rétro-pharyngé, reconnu à l’autopsie. La levure a été retrouvée dans les crachats, le pus et obtenue en culture pure par la méthode cellulaire.

STEINHAUS, en 1907 [19/|, trouve une levure pathogène pour les animaux de laboratoire dans une fausse membrane diphtérique ; il s’agit d’un organisme décrit sous le nom de Saccharomyces membranogenes.

CLerc et A. Sarrory, en 1908 [20] dans une angine chronique isolent le pneumobacille de Friedlander et une levure : celle-ci donne une culture blanche, puis rosée. Pas de mycélium, ni de spores. L'étude de l’action pathogène expérimentale aboutit à la formation d’abcès chez le cobaye.

KrosT, Mors et SToBER [21] publient, la même année, l'observation d’un malade atteint de blascomytose miliaire et nodulaire des poumons, des reins, de la rate, du cerveau, de la plèvre, des ganglions lymphatiques. L’individu présente en outre une blastomycose ulcérative du cerveau, du cervelet, de la prostate, de la peau et des abcès multiples dans les tissus osseux, musculaires et sous-cutanés. Les cultures sont positives à partir du pus et du sang prélevés sur le malade ; les recherches du bacille de Koch ont été constamment négatives.

OswaLp [22], en 1908, signale une blastomycose généralisée chez un homme atteint de bronchite et présentant d’autres signes de maladie grave. Dans les crachats on découvre une levure ainsi que dans le pus. Le parasite a pu être obtenu en culture pure. L'organisme est pathogène pour le cobaye. Le malade meurt.

En 1912, BEAUVERIE et LEsIEUR [23] isolent d’un exsudat bucco-pharyngé crémeux le Cryptococcus Rogeri.

En 1915, A. Sarrory et Ph. Lasseur [24] décrivent le Saccharomyces Le Monnieri, levure pathogène isolée des crachats d’un malade suspect de tuberculose pulmonaire.

Nous avons cru bon de résumer ici les caractères les plus importants des diverses espèces de Blastomycètes étudiés

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