‹ Contribution à l'étude des Blastomycoses pulmonaires: Une nouvelle espèce de levure pathogène: Saccharomyces catarhallis n. spChapitre 7 sur 31 · A, VAE · texte numérisé non relu

A, VAE

avant nous en nous limitant, comme de juste, à ceux qui produisent des lésions de l’appareil respiratoire.

Saccharomyces anginae Vuillemin.

Nous avons déjà rapporté que ce parasite fut trouvé par ACHALME et TRoISIER dans un cas d’angine présentant des similitudes cliniques avec le muguet. L'étude de l’organisme faite par VUILLEMIN à montré les caractères suivants :

En ce qui concerne l'examen direct de l’enduit phar yngé, on remarque, Voisinant avec des cellules épithéliales et des microorganismes bactériens, des levures se montrant sous forme de globules ovalaires de 8 à 9 « de diamètre, parfois isolés, parfois réunis et formant des groupes d’une dizaine de cellules ; ces éléments bourgeonnent pour la plupart. Cà et là quelques asques renfermant chacun quatre ascospores. L'auteur n’a pas pu mettre en évidence la moindre chlamydospore.

L'étude de l’organisme en culture a permis les constatations suivantes : sur la gélatine en plaques il se forme des colonies en surface ; celles-ci sont d’un blanc-grisâtre ; parfois on observe des colonies profondes qui prennent une coloration brunâtre ; la gélatine n'est pas liquéfiée même après 1 mois de culture. Les ensemencements pratiqués sur la gélose ont donné des colonies épaisses se rejoignant rapidement pour former un enduit qui se bombe et qui se colore en gris rosé. L'organisme produit la fermentation sur les milieux à base de saccharose.

Saccharomyces membranogènes (Steinhaus).

L'observation de l'affection causée par ce microorganisme a été donnée en 1907 par SrEINHAUS. Ce cas est particulièrement intéressant du fait que le diagnostic clinique formulé avait été : diphtérie. Le sujet était un enfant scarlatineux qui pendant l’évolution de la maladie avait présenté des symptômes assez nets de diphtérie, de gros ganglions avaient pris naissance dans la région du cou.

VDS (ete

L'intervention chirurgicale montra du tissu nécrosé répandant une odeur fétide, mais absence de pus sur le côté droit. Par contre, une incision pratiquée à gauche laissa sourdre upe assez grande quantité de pus de couleur jaunâtre. Au bout d’une vingtaine de jours l’état du malade nécessita une trachéotomie et des membranes furent prélevées. L'enfant mourut 24 heures après. L'aspect des membranes frappa l’auteur, carelles différaient essentiellement des membranes diphtériques. Des cultures furent tentées et elles donnèrent un résultat positif sur le sérum sanguin ; l'examen histologique révéla que les levures constituaient la majeure partie de ces éléments membraneux.

Le parasite se présentait comme des globules ronds, bourgeonnants ; la membrane accusait un double contour très net ; le protoplasme se montrait granuleux avec des granulations métachromatiques. Les caractères culturaux essentiels sont les suivants :

Sérum sanguin : colonies consistantes, de forme arrondie, de couleur légèrement jaunâtre.

Bouillon peptoné : le parasite forme une suspension granuleuse très fine dans le milieu liquide ; il laisse un léger enduit sur les parois du tube ; au début le dépôt est nul ; dans les vieilles cultures, existence d’un culot floconneux.

Gélatine : formation de colonies blanches ; le même aspect se montre sur la gélose.

Gélose dextrosée : dégagement gazeux.

Agar-bouillon mannité, saccharosé : pas de gaz.

L’ensemencement sur milieu de pomme de terre donna lieu à une culture sèche, de coloration gris-blanc.

L'étude de l’action pathogène expérimentale amena l’auteur aux conclusions suivantes : le Saccharomyces membranogenes est pathogène pour le cobaye, le lapin, la souris blanche en injections intra-péritonéales. Les injections intraveineuses et sous-cutanées amènent également un état pathologique chez le lapin. A l’autopsie, on constate la présence dans la plupart des organes de nodules miliaires ; le lapin présente souvent des phénomènes de paralysie

NE IUE

dus à des lésions du système nerveux central et de la moelle épinière.

Saccharomyces Etiennei Potron, 1913.

C'est Porron [25] qui eut l’occasion d'isoler cet organisme d'une infection pleuro-pulmonaire présentant un certain degré de gravité.

L'auteur donne les caractères miscroscopiques suivants :

Dans les expectorations, de même que dans les cultures, le parasite se voit sous la forme levure caractéristique ; les cellules sont souvent ovalaires, rarement sphériques ; on a constaté quelquefois la présence d'éléments allongés en cylindres ou en boudins munis d’étranglements.

Les dimensions observées sont : pour les éléments arrondis ou elliptiques : 3 à 9u. Les formes en boudins mesurent de 15 à 18 & dans leur longueur sur 4 à 5 & dans leur largeur. Ces éléments présentent une membrane mince, lisse ; jamais on n’a pu mettre en évidence la moindre capsule. La multiplication s'opère strictement par bourgeonnement. Les cellules elliptiques sont très fréquentes dans les cultures sur carotte,pomme de terre, etc... Les formes allongées en boudin sont communes dans les vieilles cultures et spécialement dans les voiles existant à la surface des milieux liquides.

L'organisme se développe d’une façon très satisfaisante sur la pomme de terre, à la température de + 25°; des colonies blanches, punctiformes apparaissent et par la suite, elles se réunissent pour donner une sorte d’enduit assez peu étendu à bords festonnés ; dans certains cas les colonies se plissent fortement et prennent un aspect chagriné : au début, elles sont ternes et d’un blanc sale : en vieillissant et sous l’action de la dessiccation, elles prennent l'aspect blanc crayeux.

La carotte semble un milieu encore plus favorable que la pomme de terre : en effet, la culture est plus rapide et l’envahissement total de la surface par le champignon se fait très rapidement (huit jours).

L'organisme ne donne aucune poussée sur l’albumine d'œuf et sur le sérum coagulé.

Sur milieu de SABoURAUD, colonies punctiformes se rejoignant rapidement pour former un tapis plat, crémeux, blanc, brillant.

La gélatine n’est pas liquéfiée.

Sur bouillon, le développement est lent : on assiste à la formation de flocons grumeleux qui ne tardent pas à se déposer au fond du vase de culture ; un voile faible se forme ; il est extrêmement fragile et, vers le 8° jour à la température de + 200, il tombe au fond : les meilleurs milieux liquides semblent être le RAULIN maltosé, le RAULIN glucosé et lévulosé.

Sur le lait, le développement se fait très lentement ; le 10° jour,on peut constater un début de coagulation (+ 25°).

La levure secrète une zymase, une maltase, une dextrinase, une lactase, une inulase, une invertase et une amylase. Elle est pyogène chez le cobaye et le lapin (abcès locaux).

Saccharomyces de Darmagnace et Barletti.

Dans une affection des dindonneaux, DARMAGNAC et Bar- LETTI [26| isolèrent de lésions pseudo-tuberculeuses une levure qu'ils purent obtenir en culture pure et qu'ils rangèrent non loin des Saccharomyces de VUILLEMIN, LEGRAIN, Curtis, etc.

Saccharomyces Le Monnieri, Sartory et Lasseur.

A. SARTORY et Ph. LassEUR [24] publient en 1915, l'étude d’une nouvelle levure pathogène.

Le malade est un soldat qui entre à l’hôpital en novembre 1914, le diagnostic d'entrée est le suivant : bronchite et congestion pulmonaire. Dans les antécédents il n’y a rien de remarquable, mais il faut noter que le patient s’enrhume très facilement et a présenté deux ans auparavant une pneumonie gauche.

Pendant le premier mois, la température oscille entre

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