‹ Contribution à l'étude des Blastomycoses pulmonaires: Une nouvelle espèce de levure pathogène: Saccharomyces catarhallis n. spChapitre 8 sur 31 · LAN · texte numérisé non relu

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3705 et 3895 ; elle baisse ensuite durant une quinzaine et remonte enfin vers 389, 3807 au cours du 2° mois.

L'auscultation fournit les renseignements qui suivent : inspiration très rude en avant et surtout à droite. En arrière, on perçoit des râles fins sous-crépitants disséminés un peu partout et principalement à la base gauche où on trouve un gros foyer de congestion. Crachats légèrement hémoptoïques et purulents. L’examen des urines démontre l’absence de glucose et d’albumine.

A l'examen bactériologique des crachats, A: SARTORY et Ph. Lasseur décèlent l'existence d’une levure constituée par des cellules arrondies entourées d’une capsule mince ; le diamètre de l'organisme se trouve compris entre 3 u,1 et 3 4,9. La poussée du parasite se fait bien sur les principaux milieux utilisés dans les laboratoires de mycologie parasitaire. Elle bourgeonne à la manière des Saccharomyces.

Les auteurs indiquent un optimum cultural compris entre + 250 et + 30°.

Les auteurs fixent les conditions d'apparition du voile et relatent que les voiles jeunes sont formés d'éléments allongés dépourvus de toute capsule ; il s’est produit un étirement des cellules et par la suite une sorte de faux mycélium s’est constitué.

Au moyen de cultures sur blocs de plâtre et sur papier buvard imbibé d’une solution lactosée, ils ont pu obtenir la formation d’ascospores : les asques renferment 4 ascospores de 2 u, 5 à 3 4 de diamètre.

La carotte semble un excellent milieu ; la pomme de terre et le topinambour sont moins indiqués. La gélaline est liquéfiée et ce phénomène débute vers le 8° jour. Sur gélose on obtient des cultures blanchâtres au début et qui se pigmentent en brun-chocolat assez rapidement.

Le Saccharomyces Le Monnieri secrète de l’invertine, produit la fermentation alcoolique, coagule le lait en précipitant la caséine sans peptonifier cette dernière. Il est sans action sur l’amidon et sur l’inuline; il ne réduit pas le rouge neutre.

A. SarTory et LASsSEUR se sont livrés à plusieurs expé-

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riences destinées à mettre en relief l’action pathogène expérimentale sur les animaux de laboratoire : nous résumerons ces notions :

Quatorze cobayes ont été inoculés :

: Quatre par voie sous-cutanée avec 1 cmc. d'émulsion de culture : ils n’ont présenté aucun phénomène pathologique net.

Trois par la même voie avec 1 à 3 cmc. de la même émulsion : des nodules se sont formés ainsi que des abcès sous-cutanés au point d’inoculation ainsi qu’au voisinage ; adénite caractérisée; amaigrissement se traduisant par une perte de poids de 100 à 150 gr. Les phénomènes sous-cutanés ont regressé très rapidement.

Trois cobayes, après injection de 2 cmc., ont manifesté un abcès sous-cutané, un amaigrissement notable; ils sont morts dans une période comprise entre le 44€ et le 54 jour, après l’inoculation. À l’autopsie, on constate la présence de lésions viscérales se manifestant par la formation de granulations miliaires de la rate, du foie, des reins, des poumons, de la plèvre, du péritoine.

Deux cobayes inoculés au moyen de 2 cmc. d'émulsion dans la veine jugulaire sont morts après 5 jours.

Les deux derniers cobayes reçurent 1 cmc. d'émulsion par voie intra-péritonéale ; l’amaigrissement se manifeste durant un mois; on les sacrifie et à l’autopsie, on constate chez l’un d'eux un abcès gros comme une noisette dans le tissu péritonéal droit et des lésions au rein ; les urines renfermaient de l’albumine. L'autre animal montrait des trainées blanches dans le péritoine; à l'examen microscopique, on constate qu'il s’agit en l'espèce, de levures phagocytées.

Les essais faits sur le lapin montrent que cet animal est encore plus sensible que le cobaye.

Quant à la souris blanche, l’inoculation sous-cutanée détermine des abcès locaux et la mort survient par une sorte de septicémie blastomycétienne semblable à celle décrite par HARTER [27] avec une diarrhée intense : dans les matières fécales on trouve en abondance le parasite.

Endomyces albicans Vuillemin, 1898 [28].

Nous n’insisterons pas sur la description du muguet qui est suffisamment connue de tous; pourtant nous signalerons ici que cet organisme doit être retenu parmi les parasites pulmonaires car c'est un hôte commun de la bouche, des cavernes pulmonaires ; dans certains cas il s’introduit dans les voies respiratoires, envahit le parenchyme du poumon, produit des cavernes et occasionne selon ARTAULT et Cas- TELLANI une sorte de phtisie mycosique.

Endomyces Cruzi (de Mello et A. Paes) [29], 1918.

Cette levure a été isolée par de MELLo et A. PAES dans les crachats d’un homme de 45 ans à Nova Goa, dans les Indes portugaises.

Endomyces pulmonalis (A. Senez), 1918.

L'organisme isolé par SENEZ [30|, des crachats d’un malade considéré comme tuberculeux est un champignon qui paraît très voisin de l'Endomyces albicans. Dans les expectorations, il se présente sous l’aspect de grains blancs formés par de fins filaments pelotonnés.

Les cultures permettent de considérer deux formes tout d’abord, les éléments arrondis qui se multiplient par bourgeonnement ; sur les milieux liquides on constate la formation de filaments assez fragiles. Formation de chlamydospores à l'extrémité des filaments ; on a constaté aussi la formation d’endospores ressemblant à celles du parasite du muguet. Les asques sont ovoïdes et mesurent environ 10 & dans leur diamètre ; ils contiennent quatre ascospores. L'étude de l’action pathogène expérimentale a donné des résultats presque nuls.

Cryptococeus granulomatogenes, Vuillemin [31].

Cet organisme a été étudié tout d’abord par SAN FELICE qui l’appelait Saccharomyces granulomatogenes. Isolé des

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nodules pulmonaires chez un porc, il se présente sous la forme de cellules arrondies ou légèrement ovalaires ; les dimensions sont éminemment variables. 11 donne sur le bouillon glucosé un trouble rapide du milieu bientôt suivi d’un voile. Sur la gélatine en plaques, formation de colonies arrondies, prenant une couleur blanchâtre ; la gélatine n’est pas liquéfiée. Sur pomme de terre, la culture est surélevée ; elle se pigmente en grisâtre ; sur la poire, production d’un pigment rouge. Le parasite est peu pathogène pour les animaux.

Cryptococeus niger (Maffucei et Sirleo), 1895.

L'organisme a été trouvé par MarFucct et SIRLEO [32] dans un myxome pulmonaire chez un cobaye inoculé au moyen du foie d’un embryon provenant d'une mère tuberculeuse.

Dans le matériel pathologique, ainsi que dans les cultures, on perçoit des cellules arrondies ou ovalaires dont la membrane épaissie entoure un protoplasme formé d’un corps nucléiforme : les levures sont souvent réunies par groupe de deux ou de trois éléments.

Le champignon ne donne pas de voile sur les milieux liquides, mais détermine un léger dépôt : les cultures sur gélatine sont assez faibles, se présendant sous la forme d'une très mince couche laiteuse ; le milieu n'est pas liquéfié. Sur la pomme de terre, formation de colonies brunâtres.

Les animaux sont sensibles au parasite, mais à la longue seulement ; les cultures stérilisées par la chaleur sont toxiques pour le cobaye.

Cryptococeus eavicola (S. Arthault), 1898.

L organisme ne présente pour nous qu'un intérêt secondaire car il n'a pas été vu sur le vivant, mais prélevé à partir d'une caverne pulmonaire. Il végète fort bien sur carotte, pomme de terre, navet, etc... formant des tapis humides, épais, colorés en vermillon. Le parasite se montre, à l’exa-

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