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Nous voyons par ce tableau comparatif que l’espèce isolée par nous se rapproche singulièrement du Debaryomyces Iudeloi conservé à Paris; il en diffère cependant par sa propriété de donner des asques dans les liquides de condensation des cultures sur les milieux solides.
Traitement: Le traitement institué chez le malade a été le suivant: A l’intérieur administration de 1 gr à 5 gr d’iodure de potassium par jour, progressivement. Localement on a procédé à l’application de vaseline salicylée pour décaper les éléments croûteux, à des badigeonnages à la teinture d’iode salicylée et chrysarobinée. Au bout de trois semaines le résultat de cette médication étant faible, nous traitons les différents éléments par les courants de haute fréquence: diathermocoagulation sur les éléments verruqueux et végétants, électrocoagulation à étincelle variable sur les lésions non exubérantes; fulguration avec étincelle demi-chaude sur les lésions toutes superficielles. En même temps nous avons recours à l’administration d’iode par la voie interne. Trois semaines après, le malade quitte l’hôpital très amélioré, mais encore porteur de quelques lésions. Celles-ci sont soumises après coup à un traitement spécifique intensif qui n’obtient aucun effet. Deux mois après la première procède-t-on à une deuxième séance de diathermie en continuant l’ingestion d’iodure de potassium. Ce traitement combiné a donné de très bons résultats et a permis au malade de rentrer chez lui et de reprendre ses oceupations.
Conclusions: Si nous nous reportons aux conditions que nous avons posé relativement à l'affirmation de la nature blastomycosique de lésions humaines, nous pouvons conclure:
1° La présence de levures dans les frottis de pus a été établie;
2° Les ensemencements effectués au moyen du matériel pathologique prélevé aseptiquement ont donné invariablement des cultures de deux organismes: Streptocoque d’un côté et Levure de l’autre.