‹ Contribution à l'Étude des Blastomycœses HumainesChapitre 22 sur 27 · TABLEAU DES EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

TABLEAU DES EXPÉRIENCES

1) A+100: Rhinocladium Beurmanni

=. Œ FE Intensité de croissance ù EE Reese 522 Fs Dose d'irr.| crois- Fe NE De du HEC & sance Juste 8 —| développe- SE.s après j À à Me ment |Q ae Fe Témoin | 3 jours! 68 h| 75 h,| 80 h| 94h. — = > OP20MC 53 «1066 75 80 ÿ4 0 0 0 1,25MC 5 « |118 125 130 146 2 jours 0 7 jours 4,8 MC |7 « |160 172 180 199 4 banale 53 à nOshLOpure 14,5 MC|8 « |190 202 216 236 5 « | 8à 18h.| pas de 24,4 MC |0 « 29 LA 1 = 2 — disparit.

2) À + 37°: Rhinocladium Beurmanni Témoin |2jours| 48 h.| 55 h.| 60 h.| 72h.) — + = 0’ 2ANICI 2x 48 48 60 72 0 0 0 1,25 MC | 4. « 98 106 112 152 2 jours! 6à 9 h. 7 jours 4,8 MC|0 « . = + = FT) 14,5 MC 0 « 7 + Æ à 55: Œ msi FF TT 24,4 MC 0 « nu : RE on er > 3) A+100: Mycoderma étudié Témoin | 3 jours) 72 h.| 80 h.| 92 h.| 98 h| — Es QUI 02AMCISR 72 80 92 98 0 0 0 1,25MC 5 72 84 94 104 0 2Tas db: 0 4,8 MC 3 « 72 83 94 106 0 213067 ht 0 14,5, MO) 54/0122 133 144 169 2 jours| 2 à 10 h.| 7 jours 24/4 M CAES EL7 0 182 192 210 4 jours! 6 à 12 h.| plus de disparition 4) À + 370 : Mycoderma étudié Témoin 0,2 MC |2 jours) 50 h.| 58 h.| 70 h.| 76h. — + = 1,25MCI2 « 50 58 70 76 0 0 0 4,8 MC |2 « 50 .58 72 75) 0 223 Ben: 0 IF EMCTPRE 54 66 82 90 PERTE: 0 24,4 MC |4 « |102 11/2 124 142 2 jours! 4 à 12 h.| 7 jours

Les résultats de ces expériences nous permettent de formuler les conclusions suivantes:

Le Rhinocladium (Sporotrichum) Beurmanni se montre plus sensible à l’action des rayons X que le Mycoderma. Ceci est manifeste aussi bien dans les expériences au moyen

de spores au repos que pour celles effectuées avec des

spores en voie de germination. Pourtant cet effet se traduit plus particulièrement dans les recherches pratiquées à

+37°: l'arrêt du développement est produit pour le Rhinocladium à l’aide d’une dose de 4,8 millicuries, tandis que pour leMycoderma le pouvoir inhibiteur ne se manifeste que pour la dose de 24,4 millicuries.

Si on considère l’apparition des phénomènes laetaux occasionnés par le radium, on peut se rendre compte que pour le Rhinocladium la dose laetale est six fois plus grande à peu près pour les spores en repos par comparaison avec les mêmes éléments germant. Pour le Mycoderma, par contre, ce rapport s'exprime seulement par la fraction 2/1 ou 3/1.

En envisageant l'effet des doses moins actives au moyen desquelles la croissance n’est pas complètement inhibée, l’écart de l’action des rayons X existant entre les cultures irradiées à +10° et à +37° est moins prononcé; on constate, en effet, qu'au moyen d’une dose de radium de 1.25 millicuries par centimètre carré pour le Rhinocladium et de 14,5 millicuries en ce qui concerne le Mycoderma, un léger retard dans le début de la croissance devient manifeste; au-dessous de ces doses aucune modification dans l'apparition du développement et dans l’intensité de celui-ci n’est perceptible au cours des deux séries d’expériences; d'autre part, à ses doses on ne note aucune différence dans l’apparition des colonies, quand on considère d’une part les témoins et d’autre part les cultures irradiées, à une température de +10° ou à celle de +37°.

Par contre, ce qui est le plus frappant, c’est le fait que la grande marge existant entre les doses minima et les doses maxima, dans lesquelles on constate une augmentation progressive pour les phénomènes retardateurs du développement et de l’intensité de la croissance en ce qui concerne les expériences sur les deux organismes au repos pratiquées à +10°, semble faire complètement défaut pour les expériences faites à +37°, c’est-à-dire dans la période de vie active des champignons. En effet, dans ces dernières

recherches on remarque après l’apparition d’un phénomène ralentisseur minime, facilement compensable, par une légère augmentation de la quantité du rayonnement, une inhibition et un arrêt complet brusque dans le développement. Par conséquent le seuil pour la production de lésions graves, sans espoir de compensation, est équivalent à peu près si l’on considère les spores au repos ou les éléments bourgeonnants. La sensibilité devient au delà de ce seuil beaucoup plus prononcée pour les éléments en voie de division cellulaire.

Nous pouvons donc conclure de ces faits que les doses moyennes employées couramment en radiothérapie humaine n’occasionnent aucune altération dans la croissance des deux parasites examinés, tout au plus un retard très peu prononcé dans l’amorcement des cultures qui se trouve compensé par la suite.

Le seuil de ces altéralions est à peu près égal pour les spores germant et les spores au repos; si on emploie des doses plus fortes occasionnant des troubles graves avec la non-possibilité de compensation en ce qui concerne les éléments au repos, on remarque une sensibilité plus accusée pour les éléments à l’état de vie active.

D'autre part, si on compare les doses que nous avons dù employer pour aboutir à des phénomènes nets de production de radiolésions, aussi bien pour les stades de repos que pour les stades de vie active, avec les doses employées couramment en radiothérapie humaine ou même avec les quantités de rayonnement occasionnant des radiolésions notables sur les tissus des organismes les plus élevés dans l’échelle zoologique, on reste frappé par l’immense différence qui réside entre elles.

Disons ici pour fixer les idées qu’on emploie couramment environ 1 millicurie par centimètre carré de surface en curiethérapie humaine, soit environ un vingt-cinquième des doses inhibitrices pour le Rhinocladium (Sporotrichum) Beurmanni et pour le Mycoderma dans sa période de vie active, et ceci dans les conditions les plus réactionnelles

pour l'effet du rayonnement; pour les éléments à l’état de repos la disproportion entre ces deux facteurs est encore plus notable.

Par conséquent, le traitement des lésions mycosiques humaines au moyen des rayons X et des rayons du radium ne peut nullement se manifester directement sur l’élément parasitaire. Si même il nous a été donné de constater une amélioration de la formule sanguine à la suite d’irradiations, on se rend facilement compte que cet effet est momentané et que la guérison au moyen de cette thérapeutique reste illusoire.

Nous pensons, par ces expériences, avoir apporté une petite contribution à l'effet des rayons X et du radium sur les champignons pathogènes et à la thérapeutique spécifique des Blastomycoses qui doit toujours se cantonner dans la chimiothérapie et faire appel de préférence à l’iode et au cuivre.

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