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la vessie, avec le pied de la chaise. Ce morceau rapproché du pantalon, représentait exactement la partie manquante.
Observation X. — Herver, cité par BarTeLs : System of surgery, London, 1880-71.
Un homme tomba sur un bras de chaise brisée ; ileut le rectum et Ja vessie transpercés. La mort qui s'ensuivit peut être rapportée à l'issue de l'urine dans le péritoine.
Autre cas. Un homme de 46 ans, en jouant avec un camarade, tomba d’un tas de fagots sur un pieu. Le pieu entrant par l’anus transperça la portion antérieure du rectum et la partie postérieure de la vessie, située immédiatement en arrière de la prostate.
La blessure admettait l’index. Le malade éprouvait des douleurs intolérables. [1 fut saigné et prit de l’opium. Cataplasmes chauds sur l'abdomen, 2 mois de repos. Au bout de ce temps l'urine passait par l’urèthre.
Observation XI. — (BinGHau : Des Maladies de la vessie, Magdebourg, 1823).
Jeune garçon tombe sur un piquet. Le piquet pénètre à travers le périnée jusque dans la vessie. Un fragment de bois est resté dans la blessure et entretient une fistule. Extraction du fragment. Guérison rapide.
Observation XII. — (BincHam).
Un homme tombe du haut d'un escalier surla pointe d'un manche à balai: il avait les jambes écartées. La pointe pénètre au voisinage de l'anus, traverse le rectum et atteint la vessie, On place une sonde, six heures après l'accident l'urine apparaît sur la plaie, des matières fécales passent par l’urèthre. Symptômes de corps étranger dans la vessie. Une douleur atroce expulse un fragment de bois relativement volumineux. Guérison.
Observation XIII. — |(Catal. de l'hosp Saint-Georges, London, 1866).
Un homme de 43 ans tombe d’une table sur une chaise, La pointe pénètre à travers l’anus jusque dans la vessie. Violentes douleurs abdominales. Collapsus. Urine sanglante.
RO Péritonite. Autopsie. Le rectum et le bas-fond de la vessie sont perforés : le côté droit de la partie sous-péritonéale de ‘la vessie l'est également. Le péritoineest rempli d’un liquide séro-sanguinolent.
Observation XIV. — (Leroy d’'Etiolles: Traité de la Gravelle, Paris, 1886).
Un homme, 29 ans, tombe d’un échafaudage sur une brouette dont un éclat le blesse. L'extrémité pénètre à travers le périnée (entre la protubérance ischiatique et l'anus) jusque dans la vessie. Douleurs intenses dans la région hypogastrique. Pas d'urine par la plaie. Urine sanglante par l’urèthre. En six jours la plaie est cicatrisée ; au bout de quatorze jours il reprend son travail. Ultérieurement, calculs vésicaux. Lithotritie plusieurs séances; on retire une écharde incrustée, Guérison.
Observation XV. — (Buckwnc: Baldinger's News Magazin, Bd 4, p.225, 1872).
Un homme tombe sur un pieu. La pointe pénètre à travers lé rectum jusque dans la vessie. KFistule vésico-rectale longue et douloureuse. Guérison.
Observation XVI. — (Schütte Medicinish. Leitung, 1840, t. 11).
Un homme de trente ans tombe sur un piquet. La pointe pénètre à travers le périnée jusque dans la vessie. Urine coule par la plaie. Guérison rapide.
Observation XVII — (Gisss : Buffalo Journal Chirurgie, V. 10, p. 16).
Un homme de 55 ans tombe sur un piquet. La pointe penètre à travers le rectum jusque dans la vessie. Hémorrhagie abondante. Guérison en quelques semaines.
Observation XVIII. — (Scucocke: Richters Bibliotek. IT,.p. 48. Gothe, 1872.
Un soldat tombe d’un arbre sur une palissade ; pendant un quart d'heure. il y reste empalé. La pointe pénétra du côté gauche du périné, jusque dans la vessie, La pointe est sentie sous la peau au niveau de la ligne blanche. L’urine coule
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par la plaie, celle qui coule par l’urèthre est très sanglante. Extraction d’un bout de palissade de la grosseur du bras. Suppuration abondante. Inflammation des cuisses, des testicules et de là paroi abdominale. Au bout de sept semaines, on place une sonde ; deux abcès s'ouvrent et donnent passage à des fragments de bois. Peu de temps après, autre fragment par l’urêthre. Quinze mois après, calculs vésicaux.
Observation XIX. —(C.S. M. LanGENBEck, cité par BARTELS).
Chute sur un piquet de hêtre. La pointe pénètre à travers l’anus jusque dans la vessie. Issue inconnue.
Observation XX. — (CHorarr : Traité des Maladies urinaires, Paris 1830).
Un matelot tomba d’un mât sur des éclats de bois, dont quelques-uns lui entrèrent,par l’anus, jusque dans la vessie : il en résulta une fistule urinaire par le rectum. Consulté au bout d’un an, Camper sentit bien les morceaux de bois, mais ils résistaient à l'extraction; la sonde, introduite dans la vessie, lui fit soupçonner que leur extrémité était entourée de masses calculeuses ; il incisa le trajet fistuleux et tira, parce moyen deux pierres oblongues formées au bout de deux morceaux de bois. Guérison rapide.
Observation XXI. — (CHorarr-Wirrison, 1dem).
En mars 1755, un forgeron pousse avec tant de violence un fer rouge dans le derrière d’un jeune homme, que l'instrument lui entra à environ un pied 1/2 dans l’anus, pénetra dans le bassin et sortit par la ligne blanche un peu au-dessus du pubis. M.Villison vit ce jeune homme quelques heures après il avait le pouls faible et intermittent ; il rejetait de temps à autre une matière bilieuse, et éprouvait de vives douleurs dans le bas-ventre. Elles furent bientôt suivies de sueurs fr ides et d’insomnie. Saignée de onze onces, lavement térébenthiné ; vingt-quatre heures après la blessure, le malade n'avait pas rendu une goutte d'urine, malgré la grande quanuité de boisson prise. Pouls plus dur et plus agité. Saignée de onze onces, fomentations etc., ; trente heures après la bles-
sure, le malade rendit un peu d'urine, elle était fort trouble, comme l’est celle de ceux qui ont des calculs vésicaux. Lavement. Le troisième jour il rendit des urines et de gros excréments par la plaie inférieure, et il ne passa presque rien par les voies naturelles,excepté c:pendant, un peu d'urineépaisse. Les accidents continuèrent environ dix jours, pendant lesquels l'usage des remèdes énoncés fut continué. Alors les urines reprirent leur cours ordinaire. Après dix autres jours, les excréments sortirent par l'anus et le malade fut guéri au bout de six semaines.
Observation XXII. — (Gacenus 1542): Operum, tomus guartus).
Jeune homme blessé d'un coup d'épée. La pointe pénètre à côté de l'anus jusque dans la vessie. Pendant trois jours il coule un peu d'urine par la plaie, le quatrième jour de l’urine et des matières. Guérison.
Observation XXIII. — (Lrrrmanx : Medicina forensis, Francfort, 1706).
Homme. Coup de couteau de chasse. Entrée entre le coccyx et le sacrum, Le blessé tombe à terre, il sort del'urine et du sang par la plaie qui admet le petit doigt. Organes génitaux noirs ettuméfiés. Mort le troisième jour.
Autopsie. — Beaucoup d'urine sanguinolente dans le péritoine. La vessie est percée à un traversde doigt du col et un peu à droite.
Observation XXIV (Borercus: Histor. Observat. Francfort, 1670).
Un berger au cours d’unelutte tombe frappé d’un coup de couteau. La pointe avait pénétré à travers le périnée jusque dans la vessie. L'’urine coule d’une façon continu par la plaie, taadis que quelques gouttes seulement passent par l'urètre. Guérison facile.
Observation XXV. — (Tucrrus : Observat. Medicin. Lyon, 1716).
Jeune homme, coup de corne de bison. Entrée : périnée Une sonde placée dans la plaieglissa dans la vessie. La plaie
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se rapetisse. Plus tard calcul vésical. Extraction de la sonde: par la taille. Guérison. s
Observation XXVI. —(Anprew et SmirH : Hop. St-: Barthol 10. V. p.43. 1874).
Garçon 14 ans. Chute sur lextrémité d’une pince tranchante. Entrée : anus. Le lendemain il entre à l'hôpital avec une péritonite, deux jours après infiltration urinaire du périnée et du scrotum : incision. Le quatrième jour écoulement d'urine par l'anus. Le cinquième jour le catheter évacueune urine fétide. Mortle dixième jour. Awwopsie. Petite plaie sur. la paroi postérieure de la vessie. Infiltration urinaire rétropéritonéale remontant en haut jusqu'aux côtes, allant en arrière jusqu’au sacrum et en bas jusqu'à la racine antérieure de [a cuisse.
Observation XX VII. — (Descrances : in Thèsede Maltrait p. 48. Lyon, 1881.)
B..., en sautantun fossé, tombe en ärrière, le corps plié en deux. Le siège proéminent, par suite de l'attitude, tombe sur le tronc d’un jeune arbre coupé en becde flûte. L'anus arrive juste sur lecorps vulnérant qui l’écarte plus qu'il ne le déchire, si bien que, plus tard, on ne trouve à l'extérieur aucune cicatrice révèlatrice d'une déchirure quelconque. En un mot l'inspection de la région ne pouvait en rien faire soupçconner un sérieux traumatisme. Cependant la pointe avait pénétré jusque dans la vessie. Le lendemain le malade se présente à l'hôpital avec des symptômes péritonéaux vite écartés d’ailleurs. Plusieurs mois après M. Desgranges, constate une fistule recto-vésicale. L'urine s'accumule dans lerectum jusqu'à produire le besoin de défacation, et alors elle est expulsée comme une selle liquide toutes les deux ou trois heures. Plusieurs fois on tente de fermer la fistule, chaque fois orchite gauche. Demi guérison de la fistule.
Observation XXVIII. —(Ozrrier, i7 thèse de Maltrait, DIR)
P. Z..., cultivateur, 22 ans, tombe d’une meule de paille, les jambes écartées, sur une palissade. [l perd une grande quan-