‹ Contribution à l'étude des blessures maxillo-faciales: Les déviations du maxillaire inférieur indépendantes des fractures ou luxations de la mandibuleChapitre 10 sur 44 · PATHOGÉNIE. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUES

Connaissant les différentes modalités des latérodéviations mandibulaires, les moyens de les mettre en évidence et les circonstances étiologiques dans lesquelles elles paraissent se produire, il nous reste à envisager le chapitre peut-être le plus important de notre étude, c’est-à-dire l’analyse des différents facteurs qui entrent en jeu dans le mécanisme de ce trouble statique ou dynamique du maxillaire inférieur.

Or, au niveau de la mandibule, comme ailleurs, les déplacements que l’on observe sont en rapport avec les lois de la pathologie générale et peuvent, suivant les cas, être en rapport avec des modifications osseuses, articulaires, ligamenteuses, musculaires, nerveuses et enfin tégumentaires ou muqueuses (cicatricielles). Or nousavons dit que dans le syndrome que nous étudions en ce moment l'arc mandibulaire n’a subi aucune solution de continuité ou de contiguité, et à ce point de vue toute lésion portant sur l’articulation temporo-maxillaire et en particulier sur le con: dyle du maxillaire doit être considérée comme une véritable solution de contiguité de l’arc osseux et par conséquent ne rentre pas dans le cadre de notre étude, le mécanisme pathogénique valable dans ces cas étant très diflérent.

En ce qui concerne Les actions d’origine nerveuse,

Maurel 3

il est évident qu’elles ne peuvent s'exercer que par l'intermédiaire du muscle où d’un groupe musculaire et par conséquent, c’est à une action musculaire qu’elles se ramènent au point de vu mécanique tout au moins. Quant aux actions ligamenteuses, elles sont, déduction faite des lésions de l articulation temporo-maxillaire que nous n ’envisageons pas ici, pratiquement négligeables, et c’est pourquoi en nous adréssant à l'anatomie normale, nous sommes amenés à conclure que les latéro-déviations observéés sont en définitive en rapport avec des troubles organiques où fonctionnels des muscles qui s ’insèrent sur la mandibule, des muscles moteurs de la mandibule, c'est donc dans l’étude des lésions de ces muscles moteurs que nous trouverons certainement l’explication des phénomènes que nous avons décrits au point de vue clinique.

- Er outre, il ne faut pas oublier que si les données de l'anatomie et de la physiologie normales dirigent les recherches dans ce sens, les sujets auxquels nous avons affaire sont des blessés de la face ou des malades porteurs de lésions de la zone cervico-faciale, que dans ces conditions au niveau des plaies dont ils ont été atteints, le processus cicatriciel a créé des modifications anatomiques qui ne sont pas sans retentir sur la physiologie nouvelle de la mandibule et que par conséquent, en dehors des troubles organiques ou fonctionnels des muscles moteurs de la mâchoire inférieure, il y a lieu d’envisager également une autre catégorie de lésions: les brides scléreuses cicatricielles portant sur un territoire voisin de la mandibule, et pouvant être situées hors de la zone de ces muscles moteurs.

Nous aurons done à envisager successivement :

dé FRUTSRR

1° Les latéro-déviations d’origine musculaire (en y Comprenant les latéro-déviations d’origine nerveuse) ;

2° Les latéro-déviations d'origine cicatricielle.

De ces deux catégories de faits, la premièré est la plus importante : c’est celle que nous envisagerons d’abord. | l

Page 1