‹ Contribution à l'étude des blessures maxillo-faciales: Les déviations du maxillaire inférieur indépendantes des fractures ou luxations de la mandibuleChapitre 26 sur 44 · CET UE · texte numérisé non relu

CET UE

tante, ce n'est pas le tronc nerveux lui-même qui est intéressé, mais la branche inférieure cervico-faciale. Dans ce cas, il en résulte un syndrome de paralysie faciale périphérique soit complet portant à la fois sur le facial supérieur et le facial inférieur, soit beaucoup plus souvent incomplet ne portant que sur le facial inférieur. [l en résulte une déformation ca- - ractéristique de l’orifice bucceal dans l'ouverture (bouche oblique ovalaire),une asymétrie avec déviation de cet orifice sur le côté sain. À un examen superficiel le maxillaire paraît dévié et nous avons vu l'erreur commise par un chirurgien non spécialisé il est vrai qui, dans un cas de paralysie faciale gauche consécutive à la section du nerf au niveau de la région mastoïdienne, diagnostiqua une fracture de la branche montante du maxillaire inférieur, à cause de la” latéro-déviation apparente de cet os vers la gauche, latéro-déviation qui n’existait pas en réalité, pas plus que la fracture de la branche montante. En effet si l’on procède à un examen plus attentif, on constate qu'il n'existe pas, au point de vue osseux tout au moins, d’asymétrie mentonnière, pas plus dans l’occlusion que dans l’ouverture. Pour s’en assurer, il est bon de se servir des procédés que nous ayons déjà décrits à propos de la symptomatologie, et en particulier du procédé du fil à plomb. A noter d’ailleurs que dans ces cas, l’aspect de l’orifice buccal n’est pas exactement le même que dans la bouche de chantre de village, car dans ce dernier cas, les muscles péribuccaux ne sont pas paralysés. Cependant, étant donné la coexistence fréquente de la paralysie. du facial inférieur et des lésions faciales par projectile de guerre, la constatation d’une paralysie faciale totale ou partielle ne doit pas faire re-

ST re

jeter à priori l’idée d’une latéro-déviation mandibulaire qui peu parfaitement coexister. Chaque symptôme doit être analysé séparément et rapporté à sa véritable cause.

Nous avons insisté d’autre part sur les difficultés provenant des anomalies dentaires ou sur la perte des dents, en particulier des dents antérieures pour l’appréciation des latéro- déviations mandibulaires, | mais nous avons dit aussi les moyens de les résoudre (freins labiaux, situation du menton, fil à plomb, etc. +), nous n’y revenons pas.

Page 1