MARCHE. —— DURÉE
La brûlure électrique guérit d'ordinaire très vite au moins en ce qui concerne les brûlures superficielles, On peut dire que le temps de la guérison est directement proportionnel à la profondeur des tissus lésés. Généralement la brûlure, comme nous l'avons dit, n'est pas douloureuse, elle se recouvre d’une eschare noirâtre dont les bords au bout d’une quinzaine de jours se décollent et se recroquevillent un peu. Puis l'épiderme se met à apparaître au-dessous luisant et rouge. Enfin, au bout de trois semaines environ après l'accident, l’eschare se détache et la peau restée lisse ne présente qu'une trace de cicatrisation qu'on aperçoit à peine.
Sur les brûlures du deuxième degré on voit des phlyctènes se former à partir du 3° jour et qui percées ont laissé échapper un liquide clair et transparent, puis se sont affaissées, desséchées, sans aucune réaction inflammatoire. Vers le dixième jour l’épiderme se détachait sous forme de squames fines, les brûlures n’ont laissé aucune trace de cicatrice. Enfin la guérison se fait sans suppuration.
Un fait important à noter dans la marche de ces brûlures est l’atrophie musculaire, Les mains prennent un aspect allongé, les doigts sont plus effilés, l’atrophie musculaire se montre. On voit dans ce cas des symptômes analogues à ceux de l’asphyxie symétrique des extrémités. Les mains sont froides, humides, quelquefois même baignées de sueur. |
Dans une de nos observations nous avons pu constater cette froideur et atrophie tandis que la blessure est restée pour ainsi dire stationnaire tellement le processus de réparation se faisait lentement. Le 28 avril le malade revient à lHôtel-Dieu demander pour qu’on le débarrasse de son doigt, c'est-à-dire 128 jours après l'accident. La blessure laissait au commencement à peine passer un léger suintement qui s’est vite tari pour garder après un. aspect sec jusqu à l'intervention.
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