‹ Contribution à l'étude des brûlures électriquesChapitre 12 sur 27 · CHAPITRE VII TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII TRAITEMENT

Au point de vue prophylactique, le desideratum serait d'isoler tous les conducteurs, ce qui est matériellement impossible, On ne peut pas parvenir à isoler parfaitement les conducteurs qui circulent par terre ainsi que ceux qui sont fixés sur les tableaux de distribution. De ce fait les câbles qui sont installés soit dans les rues, soit dans les usines resteront toujours dangereux en cas de rupture. FH faut donc isoler les ouvriers, en leur faisant porter pendant le travail des gants de caoutchouc et en leur recommandant de se placer sur des plaques isolantes quand ils doivent manier des conducteurs traversés par de puissants courants. M. G. Claude a proposé de relier les câbles transmisseurs de courant alternatif en bobines de self induction pour neutraliser les effets de condensations dûs au voisinage du sol et qui rendent ce dernier meilleur conducteur.

Dans le cas d'accident trois cas peuvent-se présenter :

1° La victime meurt instantanément en syncope cardiaque (contractions fibrillaires) dans ce cas tous les soins resteront infructueux elle ne reviendra plus à elle.

2 La victime se trouve dans un état de simple inhi-

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bition des centres nerveux avec arrêt de respiration et brûlures plus ou moins graves. Avant tout, il faut séparer la personne du conducteur, à quoi on parviendra au moyen d’un bâton sec ou d’un autre corps mauvais conducteur soit même par un simple coup de pied, les chaussures conduisant mal l'électricité. Si le patient s'accroche au conducteur il faut couper le fil ou alors interrompre le courant dans l'usine. Cette dernière ressource pourra rendre service si le malade tout au commencement de l'accident a eu des blessures profondes qui, étant mauvaises conductrices ne permettront pas la circulation d'électricité dans le corps. En cas de mort apparente on fera la respiration artificielle et des tractions rythmées de la langue. Quand l'asphyxie est dûe à l’inhibition des centres respiratoires la fonction se rétablit assez vite.

Pour les brûlures on fera des pansements aseptiques. Souvent, dans les blessures profondes des doigts, l’intervention chirurgicale s'impose. Notre malade a subi l’'amputation de l'index et plus tard celle de l’annulaire.

Les paralysies seront traitées par des massages, mobilisation méthodique et l’électrisation. Sauf les cas d’atrophie musculaire grave par l’électrolyse, la guérison se fait en général au bout de trois semaines.

Il peut y avoir des accidents cérébraux, hystéro-trau- : matie qui ne présentent rien de particulier.

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