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de long. sur 15 mallimètres de large, que nous appliquons sur le centre de la plaie, l’étalant sur son fond.
Pansement légèrement compressif.
8 décembre, — Le lambeau dermo-épidermique a bien pris, s'est aminci un peu et cerclé d’une petite bordure gris nacré.
Les deux membres supérieurs sont diminués de volume.
Pas de douleurs.
Pas de suppuration.
25. — La cicatrisation de l’avant-bras est complète : cicatrice blanc rosé, régulière, lisse, sans tiraillement. À son niveau il reste une dépression marquée sur le plan du bord radial de l’avant-bras. Au-dessous de la cicatrice anesthésie complète (zone du radial et du musculo-cu tané).
Le mouvement spontané d'extension de la main su l’avant-bras ne se fait que difficilement de même que celui d'extension et d'abduction.
Pouce droit : Etat stationnaire, aucune tendance à l’élimination de l’eschare, ni de la phalange carbonisée. Etat racorni et sec du pouce sans trace de suppurations. Absence de douleurs.
Atrophie musculaire croissante des deux membres supérieurs.
12 janvier 1895 .— Pouce droit : l'eschare dure et sèche n’a aucune tendance à l’élimination. La partie de son bord interne s’est un peu rétrécie par la rétraction de ses bords qui sont racornis et amincis.
Un léger écoulement de liquide filant séro-sanguinolent se fait à la limite des tissus frappés et des tissus sains, mais il n'a aucune apparence de pus. La plaie
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n exhale aucune odeur et n’est le siège d'aucune réaction inflammatoire.
Nous pratiquons l'amputation du pouce: pour cela, prenant avec un davier denté le bout de La phalange nous abaissons cet os, qui se détache sans effort de la première phalange, accompagné des tissus escharotiques qui se séparent à leur ligne d’union des tissus sains. Avivement avec les ciseaux des bords du lambeau dorsal ainsi formé. Résection de la première phalange un peu atteinte par la brûlure et nue de téguments dans une étendue de deux centimètres. Nous rabattons sur le bout d'os réséqué le lambeau dorsal que nous fixons à la peau de la commissure du pouce , pansement à l'iodoforme.
Désirant savoir jusqu'où croît cet état d’indolence complète de la plaie, l'opération a été pratiquée sans anesthésie générale ni locale, et de fait, le blessé n'a accusé de souffrance que dans le temps si bref de l’avivement des bords du petit lambeau par quelques coups de ciseaux, de même qu'à chaque piqûre de l'aiguille de Reverdin lors de la suture du lambeau à la peau de la commissure du pouce.
15.—Quelques points de suture laissent voir des points de suppuration à leur niveau ; on les enlève et à la suite le petit lambeau se rétracte un peu et découvre une petite partie du bout réséqué de la première phalange.
15 février. —La cicatrisation s’est faite après quelques jours de suppuration. Le petit moignon du pouce conserve le mouvement d'opposition de ce doigt.
Malgré les séances de faradisation, faites trois fois par semaine, l’atrophie musculaire des deux membres supérieurs s’est accentuée et a fait des progrès.