VI, — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
1° Lésions tégumentaires.
Duvar, en 1937, apporta des précisions sur l’histologie des tissus atteints. Il montra les différences de profondeur des lésions histologiques en’ des zones semblant également atteintes. | l
I y a, disait-il, soit destruction totale de la peau, soit atteinte superficielle du derme, soit atteinte nette des tissus sous-cutanés et même du muscle.
Ceci venait confirmer la distinction de COLEBROOK entre perte cutanée partielle et perte cutanée totale.
PATEY et SCARFF, pour connaître la profondeur de la destruction de la peau, firent l'examen histologique des phlyctènes.
Hs purent établir que « même la perte épithéliale com-
plète comprenant le stratum MaLriGhir est compatible avec une réépithélialisation primaire rapide à partir des follicules pileux et des glandes du derme, à condition que le derme ne soit pas compris dans la nécrose de coagulation et ne soit pas endommagé ultérieurement par l'infection. »
N'ayant, jusque là, fait qu’un examen histologique de la pellicule de la phlyctène, afin de se rendre compte de l’état du derme sous-jacent, ils utilisèrent le colorant à la picro fuschine de VAN GIESON.
Cette méthode donne un coloration rouge vif qui tend’ de plus en plus vers le jaune à mesure que la nécrose est us marquée. É
.DuvaL et MourTiER notèrent, au contact de la brûlure et autour d’elle, l’existence d’un œdème peu considérable superficiel ou profond, de thrombose des vaisseaux dermiques ou sous-dermiques, voisinant avec des régions d’hyperhémie sans thrombose. On y trouve de plus des foyers HER AENARES de polynucléaires et notamment d’éosinophiles.
UNpERHILL put établir que le taux des chlorures passait d’un chiffre de 158 dans la peau normale à 250 en cas de brûlure grave, pour revenir à la normale en 7 jours.
9° Lésions viscérales.
L'autopsie de nombreux brûlés graves a montré un certain nombre de lésions constantes
Hyperhémie, congestion, infarctus hémorragiques plus ou moins disséminés.
LECENE et, après lui, SILBERMANN et SALVIOLI pensèrent qu’il s'agissait d’altérations sanguines primitives et que la mort était due à des thromboses multiples.
Au poumon on retrouve fles suffusions sanguines Sous- pleurales et intra où périalvéolaires, des dilatations des alvéoles avec aplatissement de l’épithélium.
Au niveau du foie ce sont des hémorragies intraparènchymateuses centro ou périlobulaires et des lésions cytologiques des cellules hépatiques. *