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VII. — CLINIQUE

Aussitôt après la brûlure, le malade souffre et cette douleur, du fait de son siège, de son étendue, de son acuité, peut entrainer un état de choc du malade et provoquer l’affolement de l'entourage.

Chez le brûlé, il n’y a pas correspondance nécessaire entre l’état du patient, son pouls, sa température, son agitation, son désarroi à son entrée à l’hôpital et le pronostic vital. Il faut tenir compte de la surface brûlée. Les brûlures du 1* degré se caractérisent par un érythème avec sensation de cuisson, sensation qui est encore augmentée par le moindre

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contact. Dans certains cas, en moins de deux heures, un certain œdème cutané peut survenir et s'accompagner d’un état de congestion des tissus adjacents au niveau de la face et . des orifices naturels; après quelques heures ou quelques jours la cuisson disparaît peu à peu et l’inflammation se termine par une desquamation épidermique.

Les“brûlures du 2° degré sont définies par des phlyctènes souvent très précoces, dont la dimension croît pendant cinq ou six heures. D’abord tendues et contenant un liquide citrin, elles finissent par s'ouvrir, laissant voir la surface profonde qui est lisse et rose. Si, au contraire, la peau est parcheminée, blanche ou jaune, sans aucun pointillé hémorragique, c’est que sous la phlyctène il y a une brûlure du 3° degré.

Les brûlures du 3° degré sont reconnaissables à la teinte particulière du tégument brûlé qui rappelle celle d’un œuf cuit, est absolument exsangue et souvent insensible même s’il existe de très grandes douleurs. La peau est épaissie et empêche de reconnaître les lésions sous-jacentes.

a) Topographie. -

Il est intéressant de considérer la topographie des brüûlures. À la face. les phlyctènes sont souvent petites, l'œdème très précoce. Il faudra s’attacher spécialement à définir l’état des paupières et de la cornée. Les brûlures cornéennes superficielles sont fréquentes et guérissent bien si elles sont recouvertes sans délai, ce qui exige l’intégrité palpébrale. L'examen à la fluorescéine permet de faire avec précision le diagnostic de ces lésions de la cornée. Au niveau du tronc et des membres le suintement et l’œdème local seraient souvent un peu tardifs mais aussi dureraient plus longtemps sans dépasser 60 h.

, Les zones les plus intéressantes à étudier sont les régions articulaires (la région de l’aisselle, le pli de flexion du genou, la paume de la main, les plis de flexion des doigts, la région poplitée, la région fessière, le pli inguino-crural).

Les brûlures de la région périnéale et périanale ne sont pas fréqeuntes, mais sont très graves dans leur pronostic et

de plus difficiles à soigner.

Au niveau du tronc, de l’épaule aux fesses, c'est la face

postérieure qui est surtout intéressante, car l'atteinte de cette / région pose le problème des soins et du confort du blessé.

b) Surface et profondeur.

Nous avons déjà vu l'intérêt que présente pour le clinicien l’estimation rapide de la surface et de la profondeur des brûlures ainsi que les différentes méthodes, par contraste utilisés à cet effet.

c) Etat général.

Il convient de suivre, dans les premiers temps, heure par heure, les variations du pouls et de la tension artérielle, ainsi que les variations hématologiques. On doit enfin noter toute injection thérapeutique faite au malade.

Avant tout, le médecin devra s’efforcer de supprimer la douleur, cause partielle de l’état de choc.

On surveillera également les urines et la température, toute élévation ou tout fléchissement rapide de cette dernière présentant un mauvais pronostic.

d) Evolution.

Pendant la phase secondaire de Wilson (les trois ou quatre premiers jours), l’état général peut à tout moment s’aggraver.

Cette aggravation s’annonce par l’élévation du pouls, la chute progressive de la T. A. la pâleur et la cyanose de la face, Ja aan ton du taux des urines. La mort étant souvent précédée de grands vomissements et.d’une élévation de la température, ainsi que d’anurie possible.

À l'heure actuelle, on ne rencontre plus les grandes lymphangites, les érysipèles, les cellulites suppurées, les scarlatines des brûlées, comme complications infectieuses précoces.

COLEBROCK, CLARK et GIBSON ren rapportent qu un cas sur 228.

Généralement, les phénomènes infectieux apparaissent béaucoup-plus tardivement. Ce sont dès suppurations souscrustacées, surtout après tannage ou des suppurations en sur-

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