CET RER
face pendant la période d'élimination des tissus nécrotiques. Ces suppurations aboutissent un jour ou l’autre à l'élévation thermique, annonce d’une grande infection. Tout ceci, évidemment, sera surveillé très attentivement par le médecin traitant.
e)) Cicatrisation.
On constate chez le brûlé une aire de Eur téchion et une zone de cicatrisation active.
Il faut distinguer, d’une part les pertes cutanées partielles où subsistent quelques îlots épidermiques qui ne demandent qu’à bourgeonner et à régénérer la peau; d’autre part, les pertes cutanées totales où d’abord doit se faire l’élimination des tissus nécrosés.
Cette élimination terminée des surfaces granuleuses apparaissent. Ce sont soit des granulations pâles, lisses, peu vascularisées, œdématisées qui sont d’un mauvais pronostic d’épidermisation, soit des granulations rouge vif, richement vaseularisées et saignantes, sans œdème s’accompagnant à la limite périphérique d’un liseréépidermique qui laisse prévoir une régénération contripète des tissus.
Cette régénération se fait pas poussées successives.
L'étude de l’épidermisation fait apparaître que
1° Il peut apparaître de manière imprévue des îlots épidermiques en plein tissu de granulations:
2° Que l’épidermisation s'accompagne, quand la surface granuleuse est assez impoïtante, d’un suintement de sérosité abondant (3 semaines à 1 mois après la brûlure) qu’on peut craindre à nouveau la mort par déshydratation, soif permanente, apparition d’un état cachectique.
Le grand brûlé au 3° degré meurt en dehors de toute infection, par cachexie, suivant la loi générale de dépérissement des êtres vivants privés de protection tégumentaire (LEVEUF et LAURENCE),
TENOges
Les cicatrices sont très diverses suivant la profondeur des tissus atteints et la surface détruite.
Les brûlures du 1* degré ne laissent aucune trace; celles du second degré ne se signalent que par de petits troubles de la pigmentation cutanée si l’infection n’est pas apparue; les brûlures du 3° degré peuvent donner, soit des cicatrices épithéliales, soit des cicatrices conjonctives.
Les premières seront simples, indolentes et disparaîtront peu à peu, les secondes sont fibreuses, scléreuses, rétractiles, moins bien nourries et ont tendance à l’ulcération.
Pour éviter le plus possible ces cicatrices conjonctives, les Anglo-Saxons évitent la position couchée prolongée qu favorise l’œdème.
Au niveau des mains, des doigts, des genoux et des pieds les cicatrices sont souvent une complication grave par limpotence fonctionnelle qu’elles entraînent (limitation des mouvements aponévrotiques, griffes, genou en flexion, pied en équin, etc...): en
Les cicatrices de la face prennent un caractère dramatique. Elles ont conduit des personnes au suicide ; c’est la face en tête de mort (peau collée au squelette, retournement ‘des paupières rétractées, œil perpétueilement découvert et larmoyant, toujours prêt à s’infecter. |
f) Brälures par l'électricité Ces brûlures ont un type spécial. Elles ne s’accompa-
gnent d’aucune réaction locale immédiate. Seule la peau de voisinage est sèche. Après un temps variable, jusqu’à un mois, il se produit une gangrène sèche dans une zone débordant largement celle qu’on croyait primitivement atteinte.
Au niveau du crâne ainsi que QUÉNU l’a montré, ces brûlures entraînent une nécrose osseuse due à l’oblitération vasculaire. TOMEREUX a proposé de faire assez tôt une trépanation large plutôt que d’attendre l'élimination interminable de l’escarre.
PCT VIII... — COMPLICATIONS
Elles sont très nombreuses
a) complications rénales : ainsi que nous l’avons déjà dit, elles sont possibles et non constantes et affectent le type néphrite toxique (tubulo-néphrite) ;
b) œdème de la glotte ; | c) thromboses vasculaires extensives veineuses ou artérielles (WILSON) ;
d) gastro entérites aigués ;
e) scarlatine ;
f) complications pulmonaires ;
g) complications hépatiques : ces dernières ont surtout été contrôlées chez les brûlés traités par le tannage ;
h) ulcères digestifs beaucoup plus fréquents dans les brûlures expérimentales ; en tout cas chez l’homme quand il se produisent ils affectent un caractère aigu ;
i) le tétanos fut signalé pour la première fois en 1855, par BUTCHER ; NEWBERGER avait en 1902 réuni 47 cas de tétanos chez des brûlés avec une mortalité de 77 %.
FasaL, après une série de 2327 brûlures sans tétanos en rencontra deux cas mortels après brûlure des pieds. En France l’habitude est de prendre ses précautions de ce côté-là en faisant de la sérothérapie préventive. En Angleterre même sans cette précaution on a pu traiter d'importantes séries de brulés sans tétanos ;
j) Cancers des brûlures - CoRNIL et Lamy ont rapporté une observation de cancer aigu de la lèvre inférieure après brûlure par un éclat de fer rouge.
Les cancers tardifs survenant sur des cicatrices de brûiüres peuvent apparaître jusqu’à 60 ans el plus
Dans l’étiologie de ces cancers on établit trois classes
1) Les brûlures sans adjonction de facteur chimique ;