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QUELLE EST DONC LA NATURE DU PHÉNOMÈNE DÉCLANCHANT

Trois théories essaient d’en rendre compte

a) LA THÉORIE HÉMATOGÈNE. Selon cette théorie, l’atteinte des capillaires est due à la production de substances toxiques formées au niveau du foyer, traumatique et véhiculées par le sang.

Les arguments en faveur de cette théorie Sont =

Cliniques : accidents de choc provoqués par la levée des garrots (guêtre). :

Expérimentaux : expérience de CANNON. Après un traumatisme expérimental, le massage du muscle provoque un choc. Le choc se produit même après section nerveuse ou médullaire, ce choc ne se produit pas si on a pris soin de ligaturer tous les vaisseaux.

Quant au produit toxique incriminé, les polypeptides n'étant pas toxiques, on aurait tendance à mettre en pause actuellement une substance analogue à l’histamine (Histamin like).

b) LA THÉORIE VASOGÈNE. Un membre traumatisé présente une diminution de poids par rapport au membre sain. Cette perte locale de liquides jointe à celle épanchée par la plaie pourrait être à l’origine du syndrome.

c) LA THÉORIE NERVEUSE. Les excitations nerveuses répétées provenant du foyer traumatique, causeraient progressivement un épuisement des centres vaso-moteurs bulbaires et médullaires qui entrainerait l’hypotension.

Pour d’autres auteurs, il y aurait, par suite d’une excitation excessive du sympathique. libération de l'adrénaline puis épuisement de la surrénale.

Mais en réalité il y a un déclanchement complexe, les divers facteurs intervenant plus ou moins

— facteur toxémique par ‘substance histaminlike,

perte locale de liquide.

RC

Le facteur sympathique et adrénalinique serait aussi important (on ne peut nier l’effet de la colère et du froid dans la pathogénie du schock). <

Cette perte locale de liquide peut atteindre plusieurs litres d’où diminution de la masse sanguine cireulante, d’où diminution du débit cardiaque et anoxémie. Cette dernière étant à l’origine de la souffrance organique et entraînant encore une augmentation de la perméabilité des capillaires, d’où cercle vicieux encore aggravé par le fait que l’organisme va faire appel aux liquides et aux électrolytes tissulaires, d’où déshydratation tissulaire et déséquilibre dans la répartition des électrolytes.

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