XI. — LE SCHOCK TRAUMATIQUE CHEZ LE BRULE
A lheure actuelle c’est la notion de schock traumatique
qui domine la pathogénie des brûlures et conditionne leur traitement ainsi que nous le verrons ultérieurement. Ine s’agit plus de ce syndrome décrit par TRAVERS : « Cet état de moindre vitalité faisant suite aux blessures, ce syndrome préagonique que l’on traitait sans espoir et sans foi. » De nombreuses définitions de cet état ont été données © « Ce serait un processus d'insuffisance circulatoire d’apparition progressive pouvant survenir en l’absence de lésions d'organes vitaux dont l’évolution est en rapport direct avec la diminution du volume du sang circulant et qui, en l’absence d'intervention, conduit à la mort par anoméxie. » |
La douleur est, par ailleurs, un phénomène prédisposant du choc et ici nous retrouvons la théorie nerveuse exposée au début, de même que le facteur anesthésie que nous verrons se poser avec toute son acuité dans le choix de l’anesthésie d’un brûlé grave au moment de l'intervention.
La brûlure est une nécrose plus ou moins profonde des tissus, avons- nous dit, elle s'accompagne de la triade classique de Lewis.
Il s’agit de troubles relevant d’une diminution brusque de la masse sanguine circulante par suite d’un trouble du tonus et de la perméabilité des capillaires.
Le choc est lié à cette déperdition liquidienne considérable avec transudation du plasma dans les tissus.se traduisant cliniquement par l'augmentation de volume de Ia région
brülée,