XIII. — CONCLUSION
De toute cette étude il découle les principes suivants :
Il n'existe pas un traitement de la brûlure mais des traitements des brûlures. É ? 3
Une brûlure bénigne pourra être traitée soit par de l’acide picrique, soit par un liniment oléocalcaire.
, A telle brûlure, un peu plus grave, un simple badigeonage ‘avec une solution de mercurochrome, comme ce fut le cas lors de l'incendie qui fit à Toulouse 7 victimes (voir observation), sera suffisant. :
Tout au plus si la température devenait par trop élevée, on fera de la pénicilline.
Si nous sommes en présence d’un brûlé grave, et du point de vue qui nous occupe, c’est-à-dire celui du médecin de campagne (qui est l’état que nous avons choisi) nous aurons quatre choses à faire
1° Calmer le malade par de Fcpium ou de la morphine.
2° Nettoyer la plaie et la recouvrir d’une pommade type Anglais (Cetavlon), pommade qui peut être ensuite facilement enlevée pour un traitement ultérieur, voir même faire une injection de pénicilline Retard. |
3° Faire une transfusion de Subtosau qui permettra d’attendre une transfusion de plasma.
4° Faire une ou plusieurs injections intra musculaires de Sycortyl qui permettront de lutter contre la baisse de la T. A.
Donc nous nous contenterons de lutter contre le choc et d’aseptiser la plaie.
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Après quoi nous ferons transporter de toute urgence le malade dans un centre spécialisé qui existe ou devrait exister à l’échelon régional.
Là on pourra suivre le malade heure par heure, le traiter ‘avec un personnel entraîné, faire des pandages compressifs et surtout faire des greffes.
Dr Paul RAYMOND.