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rieur du poumon gauche, indiquant une infiltration plus étendue, en même temps que quelques-unes de ces mouchetures, à centre plus opaque, sont peut-être le siège de minimes calcifications... Enfin, sur la dernière radiographie faite lors du passage de la malade dans notre service, le semis de pommelures paraît moins dense, les taches moins opaques — pour autant qu’on puisse juger de la comparaison des deux films dont toutes les conditions d'exécution ne peuvent être identiques — mais les mimimes calcifications de cette même zone ne se sont pas accrues.
En tout cas, depuis 1930, l’état général est redevenu bon; la malade qui a repris son travail, engraisse dit-elle, d’un kilogramme par mois. En dehors de cette légère rudesse respiratoire que nous avons signalée au sommet gauche en avant (et qui se retrouve d’ailleurs analogue à droite), aucun signe clinique ne peut être rattaché à cette lésion du sommet. Il n’y a nulle expectoration, et la recherche du bacille de Koch pratiquée sur les selles est restée négative.
Il était intéressant d’un point de vue général, de doser le calcium dans le sang de cette malade. Cette recherche, effectuée par Melle de Montille, a donné un chiffre plutôt faible, de 118 milligrammes par litre (le sang d’un sujet normal pris comme témoin contenant 143 milligrammes).
Conclusions
I — La calcification pleurale reste, malgré la fréquence des examens radiologiques, une affection rare.
Il — Anatomiquement, elle réalise deux aspects particuliers : 1°) la plaque calcaire, dure, ossiforme, de dimensions variables .
2°) Les kystes à parois calcifiées.
IT — Histologiquement, elle est due à l’infiltration de la plèvre pariétale et particulièrement du tissu sousséreux par les sels calcaires.
IV — Du point de vue étiologique, on peut avancer que toute lésion chronique de la plèvre peut être le point de départ d’une calcification.
Cependant, il faut mettre au premier rang de son étiologie, les pleurésies chroniques, le plus souvent purulentes, tuberculeuses et l’hémothorax.
V — La phathogénie de cette affection reste obscure, mais il semble que deux facteurs président à la formation des calcifications pleurales :
a) un facteur local : l’atteinte préalable de la plèvre réalisant un tissu fibreux, peu vascularisé, de vitalité amoindrie, qui joue le rôle de point d’appel.
b) un facteur général : sorte de diathèse calcifiante dont la physiopathologie nous offre d’autres exemples.
VI — La calcification pleurale peut être découverte du vivant du malade ou n'être qu’une surprise d’autopsie cette dernière éventualité était fréquente avant l’ère radiologique.
Les calcifications pleurales ne donnent lieu à aucun signe clinique. Aussi deux épreuves sont-elles nécessaires pour en établir le diagnostic : l’examen radiologique qui montre la plaque sombre, opaque, réalisant souvent l’aspect en « os de seiche » et l’exploration à l’aiguille qui montre la dureté de cette formation et en confirme la nature calcaire.
VII — L'existence des calcifications pleurales ne comporte, point un pronostic défavorable et reste compatible avec une longue survie.
Toute thérapeutique est le plus souvent contre-indiquée; la plus efficace est l’intervention chirurgicale qui se propose, surtout lorsqu'il y a fistule pleurale associée, l’extirpation aussi complète que possible de la formation calcaire.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président, BALTHAZARD BEZANÇON
Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLETY